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La ménopause et ses conséquences possibles sur la chevelure

 

Chez la femme âgée de 45 à 55 ans, la ménopause est un processus physiologique naturel. Passage obligé du vieillissement de la femme, sa première conséquence est un arrêt progressif de l’ovulation. En effet, les follicules primordiaux situés dans les ovaires, indispensables à la vie génitale, s’épuisent petit à petit. Ce bouleversement du fonctionnement des ovaires provoque donc un arrêt de la sécrétion des œstrogènes, lui-même résultant dans un arrêt du cycle menstruel. Bien que cette phase de la vie d’une femme soit entièrement naturelle, et programmée depuis toujours, elle peut entrainer des conséquences relativement gênantes, parmi lesquelles des effets sur la chevelure.

A la ménopause, quand les secrétions ovariennes s’arrêtent, les femmes perdent jusqu’à 80% de leurs œstrogènes. Cependant, le niveau de leurs androgènes (hormones mâles) ne baisse lui que de 10 à 30%. La ménopause entraine donc une hausse du ratio androgènes/œstrogènes ; autrement dit, un déséquilibre hormonal. Il est important de préciser que toutes les femmes produisent naturellement des androgènes en petite quantité. Néanmoins, les androgènes ont une action nocive sur les cuirs chevelus réceptifs à leur action ; action qui, avant la ménopause, est inhibée par la grande quantité d’œstrogènes produite par la femme. L’hyperandrogénie (un excès d’hormones mâles) est donc un problème souvent associé à la ménopause et résultant, selon certaines prédispositions génétiques, à une perte de densité de la chevelure. On parle alors d’alopécie androgénétique.  L’intensité du trouble peut varier d’une femme à l’autre, et peut s’étendre d’un léger affinement des cheveux jusqu’à une perte importante de toute une partie de la chevelure. Cette modification de l’esthétique peut apporter un stress supplémentaire à une période s’avérant parfois difficile. Certaines femmes voient en effet la perte de cheveux comme une stigmatisation supplémentaire de leur âge.

 

 

Alors, la question se pose : comment réagir face à une perte de cheveux soupçonnée hormonale ?

L’essentiel est d’abord de s’assurer, par un diagnostic approfondi des racines de vos cheveux, qu’il ne s’agit pas d’une simple chute saisonnière, ou, à défaut, d’une chute causée par une carence ou encore par un médicament. S’il s’agit effectivement d’une chute d’origine hormonale, durable, il vaut mieux réagir vite. L’alopécie androgénétique est un processus qui ne se stabilisera pas de lui-même. Il pourra sembler s’arrêter, ralentir pendant un temps, mais il reprendra toujours s’il n’est pas traité sérieusement.

Deux solutions principales :

  • Un traitement local anti-androgènes, pour inhiber l’action nocive des hormones mâles au niveau des cellules de production des cheveux.
  • Un Traitement Hormonal de Substitution, à ne considérer qu’à la suite d’un bilan médical complet par votre médecin gynécologue. L’objectif du THS sera de rétablir un ratio androgènes/œstrogènes acceptable pour préserver vos cheveux de l’action négative des hormones masculines.

Si vous soupçonnez une origine hormonale pour votre perte de cheveux, il vous est vivement recommandé de consulter un spécialiste qui apportera les réponses et conseils adaptés à votre situation.

 

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