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Prenez soin de votre peau, elle vous le rendra !

C’est votre bouclier !

« Prendre soin de soi », pour beaucoup de personnes, c’est avant tout faire de l’exercice, manger intelligemment ou bien dormir. Cependant, force est de constater que beaucoup oublient le rôle crucial que joue notre peau dans notre état de santé.

La peau représente plus de 16% de notre poids corporel : c’est le plus grand organe de notre corps, et de loin. Ses fonctions primaires : préserver notre hydratation et empêcher les mauvais éléments de pénétrer dans notre organisme.

Elle se décompose en plusieurs couches, la première desquelles est nommée « couche cornée ». Avec environ 40 micromètres d’épaisseur (donc d’ordre similaire à l’épaisseur du cheveux humain), ses cellules protègent notre corps des microbes et autres bactéries promptes à provoquer des infections.
Cependant, cette couche cornée, étant la première, est très sensible aux agressions environnementales telles que la sécheresse, ainsi qu’aux dommages chimiques ou physiques.
Si ces dommages prennent trop d’importance, le potentiel protecteur de notre couche cornée déclinera de manière drastique, laissant comme une porte ouverte aux agents infectieux qui nous entourent.

Alors aucune action n’est de trop pour préserver au maximum notre ligne de défense. Faîtes attention à ce que vous mettez sur votre peau, autant en termes de produits de beauté que de soins supposés « naturels » (des masques d’argile trop fréquents auront le même effet nocif sur votre couche cornée qu’une trop grande exposition au soleil, à savoir, une grande sécheresse). Par ailleurs, si votre peau présente certaines imperfections (boutons, points noirs pour ne citer qu’eux), évitez au maximum de les triturer ou de les percer ; déjà parce que vous prenez le risque de voir ces imperfections prendre de l’ampleur, ou s’infecter, mais aussi parce que la peau du visage peut mal cicatriser sous certaines conditions (tabagisme, âge).

Notre peau nous parle

Car la peau n’est pas qu’une barrière, c’est aussi un miroir. En un simple coup d’œil avisé, il est possible de tirer beaucoup de conclusions sur l’état de santé d’une personne à partir de sa peau. Ainsi, et pour l’exemple, une peau présentant des teintes jaunâtres (symptôme appelé ictère) peut être associée à un taux de bilirubine trop important dans le sang. De là, plusieurs diagnostics peuvent être déterminés, même si la plupart d’entre eux sont liés de près ou de loin au foie. L’hépatite virale est une cause fréquente de jaunissement de la peau et des yeux (rappelons au passage l’importance du préservatif : pensez à votre foie, et à votre peau !)
Sur une note plus légère, l’alimentation peut également influencer la coloration de l’épiderme. Une alimentation riche en carotènes (présents dans les carottes et les oranges) pourra ainsi donner une peau légèrement orangée, parfois confondue avec les teintes jaunâtres dues à la bilirubine.

Alors vous l’aurez compris, il n’est jamais trop tard pour commencer à observer et considérer notre charmant épiderme comme un organe crucial de notre corps. Prenez-en soin, surveillez la composition de vos produits de beauté en fonction de vos allergies, ne vous exposez pas trop longtemps à un soleil de plomb, hydratez vous convenablement, et votre santé ne pourra en être que meilleure !

Rédaction par J. Galland

Les cheveux : une histoire de culture et de mode

Dans notre société globalisée, il n’est plus forcément évident d’associer un type de chevelure à une culture ou ethnie particulière, à l’exception de quelques populations présentant de réelles différences avec le reste du monde.

Cependant, force est de constater que la chevelure représente une part importante de notre identité visuelle, et de notre état d’esprit. Sans sombrer dans le stéréotype, d’aucuns diraient qu’une femme se coupant subitement les cheveux se trouve à un tournant de sa vie ; que ce soit un divorce, un deuil ou autre événement bouleversant.

Il en va de même pour la barbe chez l’homme ; changement physiologique des plus flagrants permettant de distinguer le garçon de l’homme – du moins, d’un point de vue purement physique.

La chevelure et la pilosité, par leurs caractères profondément intemporels, forment l’outil parfait pour l’expression de soi.

Le cheveu, marqueur culturel historique

En remontant dans le passé, on remarque effectivement que, bien loin d’une préoccupation purement esthétique, le cheveu possédait une réelle importance spirituelle pour certaines cultures.

En effet, dans la culture amérindienne nordique, les hommes et les femmes étaient reconnus par la longueur et la beauté de leurs cheveux.

 

Votre style de cheveux indique votre état de gaieté ou de deuil à un moment donné, si vous êtes célibataire ou marié(e), votre âge et votre statut tribal. C’est une représentation de vos sentiments et de votre situation de vie. Les différents styles marquent l’appartenance à une tribu et certains sont portés pour indiquer les temps de paix ou de guerre. Les cheveux ne sont tout simplement pas un accessoire de mode pour la construction esthétique, c’est littéralement l’apogée de l’expression spirituelle et une source de force, d’intuition et de puissance.

 

Plus proche de notre époque, le rasage des cheveux faisait office d’acte dominateur d’un oppresseur sur un opprimé ; la destruction d’une dignité et quelque part, d’une identité.

 

Les femmes accusées de « collaboration horizontale » avec l’occupant allemand sont tondues. Accusées à tort ou à raison d’avoir fraternisé avec l’ennemi (ce fait n’existe pas dans le code pénal français), elles sont tondues en public dans des cérémonies expiatoires que l’on retrouve à l’identique en France, en Belgique, en Italie, en Norvège, et, dans une moindre mesure, aux Pays-Bas, au Danemark. Que les relations entre ces femmes et les Allemands soient de nature sexuelle ou pas, la tonte sert souvent d’exutoire pour une population asservie durant quatre ans.

 

Temps de paix ou temps de guerre, célébrations ou évènements funestes, nos ancêtres adaptaient leurs cheveux pour exprimer leurs sentiments. Force, courage, fierté ; chagrin, colère. Une pratique millénaire, dont la forme diffère drastiquement d’une région à l’autre, mais qui finalement était largement répandue parmi les Hommes.

 

Quand la culture se retire au profit de la mode

A l’aube du 20ème siècle, l’esthétique de la chevelure s’est détachée progressivement du statut de marqueur culturel pour tendre vers un phénomène de mode.

Cette mode, influencée largement par les courants de pensée, les tendances vestimentaires ainsi que les influences audio-visuelles, servait surtout à démontrer une appartenance à l’époque dans laquelle on vivait.

L’exemple le plus frappant de l’utilisation du cheveu pour illustrer un courant de pensée inédit à cette époque est la période bien nommée des « années folles ».

Epoque de joie, de fête, et de rock, les nouvelles coiffures portées et assumées par les femmes démontraient d’une volonté de changement ; de changement de vie. A la sortie de la première guerre mondiale et face au retour progressif d’un quotidien agréable, les femmes utilisèrent l’arme de l’exubérance. En effet, les cheveux court voire très court, étaient une provocation pour l’époque. Les années folles balayèrent avec panache la règle des cheveux longs, longtemps imposée aux femmes, qui pouvaient désormais choisir de se les couper comme la plupart des hommes.

À la fin de la première guerre mondiale, un mouvement d’euphorie et de libération envahit la France. Le peuple français redécouvre le plaisir de s’amuser et toute la société retrouve un intérêt pour la culture. Les années 1920 deviennent les années folles, synonymes d’un bouillonnement et d’une effervescence.

 
 

De nos jours…

Au 21ème siècle, chaque individu est libre d’arborer le style capillaire de son choix. La chute des préjugés, interdits et tabous entamée le siècle précédent a provoqué la libération des goûts et des couleurs. Plus que jamais, la chevelure est un outil d’expression de soi et d’individualisation ; un moyen d’affirmer son style, de faire apparaître une différence ou au contraire de mieux s’intégrer aux cercles qui nous entourent.

Sources :

https://www.futura-sciences.com

https://www.espritsciencemetaphysiques.com

La calvitie chez l’homme et son impact sur le moral

rédigé par julien galland rédacteur web

 

Avec l’âge, il n’y a rien de plus normal que de perdre ses cheveux. Le corps humain est fait ainsi. C’est pour ainsi dire un processus complètement naturel. Cependant, force est de constater que la calvitie n’attend pas toujours son heure pour se manifester. Chez certaines personnes, la perte de cheveux peut être précoce, due à un déséquilibre hormonal ou à un héritage génétique favorable.

 


 

 

Outre le simple changement esthétique, perdre ses cheveux peut également avoir un impact psychologique considérable. En un sens, et pour certaines personnes, la perte des cheveux représente la perte d’une partie profonde de soi. Les cheveux représentant la jeunesse, la fougue, qu’ils soient en bataille ou soigneusement coiffés, les perdre revient à dire adieu à des facettes de soi que l’on aimerait conserver jusqu’à la toute fin.

C’est un phénomène d’autant plus grave quand l’on observe la société dans laquelle nous vivons. Un jeune atteint d’alopécie et souffrant de cela aura bien plus de mal à avoir confiance en son physique ; surtout en cet âge où les réseaux sociaux dictent de plus en plus notre manière de nous habiller, de nous exposer, et à terme, de nous comporter. La calvitie est à l’heure actuelle un marqueur universel de vieillissement. Elle peut aussi être associée à une mauvaise santé, ou de manière plus spécifique à des maladies telles que le cancer. Beaucoup d’hommes souffrant de calvitie ont eu l’impression – à tort ou à raison – que les regards portés sur eux ont changé après la perte de leurs cheveux. Nous nous trouvons donc en présence d’un problème purement physique, non dangereux, mais qui dans la société actuelle peut se muer pour devenir un fardeau psychologique considérable. En causes : le regard des autres, mais aussi certaines discriminations pouvant se produire dans des milieux professionnels ou privés.

Certaines études ont en effet démontré que les personnes chauves ont, à compétences égales, un tiers de chances en moins de décrocher un emploi. De là à considérer cette étude comme une vérité généralisable à tous les domaines, il y a un monde, mais elle démontre malgré tout que la discrimination basée sur la calvitie est bien réelle. Beaucoup de problèmes peuvent survenir dans la vie et avoir un effet sur l’apparence. Dans sa manière de blesser la psyché, la calvitie est semblable à l’acné ; une maladie de la peau touchant certains adolescents au cours de la puberté. Dans les deux cas, le regard des autres semble être affecté, entraînant des angoisses et une plus grande difficulté à s’intégrer dans l’environnement.

 

 

D’aucuns diront qu’il existe pire problème que la calvitie, ce qui n’est pas nécessairement faux. Mais il ne faut pas oublier que l’humanité est composée d’individus conçus pour être sociables. Notre vie à tous consiste en des interactions avec nos congénères, et de ces interactions résultent un désir de plaire, d’impressionner, d’être respecté, de progresser. Chez certains, la calvitie vient bousculer la poursuite de ces désirs en les accablant du poids de l’apparence changée. De là, il est aisé de tomber dans le manque de confiance, jusqu’à se sentir jugé par des regards innocents, et provoquer une spirale descendante vers des états dépressifs ou de l’isolement.

 

Alors, si l’on souffre psychologiquement de l’alopécie, quelles solutions s’offrent à nous ?

Essayer de s’accepter peut être une solution. Pour ceux qui en souffrent, ce n’est pas facile, il faut bien l’admettre. Cependant le processus d’acceptation de soi est un travail qu’il est toujours bon de mener, quel que soit le problème qui en est à l’origine.

L’autre solution réside dans la greffe de cheveux. Ce n’est pas un acte anodin ; il s’agit d’une procédure chirurgicale et en tant que telle doit répondre à de nombreux critères de savoir-faire et de sécurité. Par ailleurs, la greffe capillaire peut représenter un budget, proportionnel au nombre de greffons requis pour l’opération. Il s’agit néanmoins d’une solution définitive, au résultat qui de nos jours est totalement naturel.

Qu’importe le chemin que vous empruntez pour ne plus souffrir de votre calvitie, sachez que vous n’êtes pas le seul. C’est un problème commun qui malheureusement ne nous affecte pas tous de la même manière, comme bien des événements de la vie.

Sauvez votre peau des ravages du tabac

Si vous avez récemment cessé de fumer, vous savez probablement que le tabagisme peut causer des ravages au visage, ce qui provoque un vieillissement prématuré.


Pourquoi cela arrive-t-il et y-a-t-il des moyens de réparer votre peau ?

Les dommages cutanés causés par le tabagisme surviennent essentiellement par suffocation. Une seule cigarette réduit le flux sanguin pendant 90 minutes. C’est long. Pendant une heure et demie, cette diminution de la circulation sanguine endommage le collagène et l’élastine, tous deux des composants clés pour une peau saine et d’apparence jeune. Chaque ride que vous êtes sensé développer au fil de votre vie grâce à la particularité de vos expressions apparaîtra plus tôt et plus profonde, et votre peau perdra son éclat et son brillant. Suite cette réduction de la circulation sanguine vous êtes plus susceptible aux capillaires et vaisseaux brisés, la peau devient terne, la régularité et la qualité de la production cellulaire se détériorent, conduisant à une peau sèche et moins résistante aux agressions externes.

Au fil du temps, la peau s’affaisse et se ride parce que le corps n’arrive plus à produire de collagène de façon efficace.  La fumée sape également le corps de vitamine C, un composant clé dans la fabrication du collagène, et perturbe la production d’une enzyme appelée métalloprotéinase matricielle. Cette enzyme régule la production de collagène mais chez les fumeurs elle détruit plus de tissus qu’elle n’en produit. Il y a aussi une augmentation « d’élastose », un changement dégénératif dans le tissu dermique laissant des dépôts d’élastine. Ce dérangement dermique décompose l’échafaudage vital de la peau, conduisant au développement de rides prononcées.

Bien que vous n’y ayez peut-être jamais pensé, le fait de fumer jour après jour implique beaucoup de mouvements répétitifs. Avec chaque bouffée que vous prenez, vous pincez vos lèvres et vous froncez le front (pour protéger vos yeux de la fumée). Ces mouvements répétitifs mènent aux traits caractéristiques d’un grand fumeur : les joues creuses, les pattes-d’oie, la ride du lion, et les plissés solaires. Puisque le tabagisme tend également à amincir la peau, les dommages peuvent s’accumuler rapidement. Et même ceux qui n’affichent pas encore les effets devraient envisager un sevrage dès maintenant, car cela peut prendre jusqu’à 25 ans avant que les dommages ne se manifestent.

 

Quelles sont les options ?  La peau peut être très difficile à revitaliser. La fumée de cigarette arrive en deuxième position après l’exposition solaire en tant que cause principale de vieillissement prématuré de la peau.

Est-ce que les dommages sont réversibles ? Dans une certaine mesure, oui.

Pour commencer, vous devriez vraiment arrêter. Dès l’instant que vous cessez de fumer, votre corps commence à fonctionner de façon plus efficace. Huit heures après votre dernière cigarette, la quantité de monoxyde de carbone dans votre corps (une toxine dans les cigarettes qui vous prive d’oxygène) retombe aux niveaux d’un non-fumeur. Après six semaines, vous observerez que votre peau bénéficie visiblement de l’augmentation des niveaux d’oxygène et d’antioxydants.

Pour aider votre corps dans sa convalescence, il est conseillé d’adopter un nouveau régime de santé et de soins de la peau.  Commencez par vous concentrer sur l’alimentation et l’exercice. Un régime bien équilibré, riche en fruits et légumes assurera que votre corps peut bien métaboliser les nutriments. Vous pouvez prendre des suppléments de vitamine A et C pour un coup de pouce complémentaire. Evitez l’alcool et la caféine, qui déshydratent davantage la peau. L’exercice peut aider à conduire le sang vers la surface du derme et à faciliter la reconstitution des capillaires.

Un écran solaire UVA et UVB est essentiel pour empêcher le soleil de détruire le collagène que votre corps produit de nouveau en abondance. Une bonne crème nourrissante pour visage fournira à votre peau des antioxydants et des peptides. Les peptides signalent au cerveau que c’est le moment de mettre en route la production de collagène. Privilégiez les produits qui contiennent de la vitamine A pour accélérer le renouvellement des cellules de la peau, la vitamine C pour stimuler la production de collagène, et la vitamine E pour favoriser la guérison. Effectuez un gommage adapté à votre type de peau deux fois par semaine.

La bonne nouvelle est que de nombreuses procédures non invasives sont disponibles aujo¬urd’hui qui ciblent les dommages cutanés liés au tabagisme.

Un peeling maison enlèvera les cellules mortes et décolorées et réhydratera la peau desséchée. Ces peelings sont généralement à base de vitamine C, qui est un antioxydant, et de vitamine A (rétinol) qui stimule le renouvellement cellulaire et le développement de collagène.

Un peeling professionnel est une option si vous souhaitez des résultats plus importants. Alors que ces traitements agissent uniquement sur la couche supérieure du derme, ils ont pour avantage d’unifier le teint et de lisser la texture de la peau.

Des techniques innovantes telles que les traitements au laser et au LED utilisent la lumière pour rajeunir la peau, réduisant l’apparence des rides plus profondes, raffinant les pores, et stimulant la production de collagène. Ces traitements ne prennent habituellement pas plus d’une demi-heure, mais nécessitent plusieurs séances pour obtenir des résultats conséquents.

Avec le temps et l’impact du tabagisme, on a tendance à perdre du volume dans les lèvres. Les injections d’acide hyaluronique placées sous les lèvres repoussent celles-ci vers l’avant, minimisant ainsi l’apparence des rides autour de la bouche.

Le mésolift est une procédure non invasive qui réhydrate la peau par des micro-injections de produits riches en antioxydants, vitamines et oligoéléments. En quelques heures seulement votre peau se repulpe et reprend une apparence hydratée et charnue.

Pour les rides plus marquées il y a l’option des fillers.

Le Botox par exemple, est injecté juste en dessous des rides ciblées, ce qui amortit la connexion nerveuse aux muscles, empêchant les contractions musculaires qui donnent forme aux rides.

Êtes-vous prêt à franchir le pas ?

Pour les fumeurs qui n’ont pas encore cessé, n’oubliez pas que les dommages cutanés s’accumulent et qu’il est plus difficile de les traiter avec l’âge. Si vous souhaitez arrêter, la plupart des experts confirment que le sevrage brutal mène aux taux de réussite les plus élevés. Aussi difficile que cela puisse paraître pendant les affres de l’addiction, la grande majorité des anciens fumeurs disent très rarement penser à la cigarette après avoir été sans nicotine pendant quelques mois.

Alors arrêtez, et puis attendez quelques mois. Une fois que vous vous sentez confiant de ne plus jamais reprendre, évaluez l’apparence de votre peau à ce moment-là et décidez si vous avez besoin de faire un tour chez le médecin esthétique

Greffe de cheveux et Risques liés au tabagisme

Il est impératif d’arrêter de fumer avant et après une greffe capillaire

Tout le monde sait que fumer est mauvais pour la santé. Le tabagisme peut entrainer des dommages chroniques à de nombreux organes y compris les poumons, les vaisseaux sanguins, le cœur et la peau. L’inhalation des quelques 7 000 produits chimiques présents dans la fumée de cigarette entraine un risque accru de développer des cancers, une maladie cardiaque ou un accident vasculaire cérébral. En ce qui concerne la greffe de cheveux, le tabagisme peut augmenter les risques associés à l’intervention en compromettant le processus de guérison. Précisément, la nicotine provoque un rétrécissement profond des vaisseaux sanguins dans le corps entier, tel que les cellules qui doivent voyager dans le sang pour atteindre les zones de guérison ne peuvent plus remplir leur fonction.


La greffe de cheveux s’appuie sur une bonne alimentation sanguine

Si vous êtes fumeur, vous avez peut-être constaté une convalescence tout à fait normale lors d’une opération précédente, suite à une appendicectomie, par exemple. Vous pourriez donc être tentés de penser que vous n’avez pas besoin de vous inquiéter pour une greffe capillaire, pourtant, l’arrêt total du tabac est très fortement conseillé avant et après l’intervention.

Les implants capillaires impliquent le déplacement de segments de tissus d’un endroit à l’autre et les greffons ont  besoin d’oxygène pour survivre. Sans oxygène, la peau, la graisse, les muscles meurent et la réussite de la greffe est évidemment compromise. Alors que l’apport sanguin régulier est plus que suffisant dans des conditions normales, il devient nettement inférieur chez les patients usagers de produits contenant de la nicotine. Malheureusement, un débit sanguin insuffisant prive les follicules pileux d’oxygène, entraînant la destruction du tissu et/ou l’incapacité à se développer correctement.

Le tabagisme augmente les risques liés à l’intervention

La nicotine et les nombreux produits chimiques contenus dans les cigarettes impactent la viscosité du sang et la coagulation, obstruant ainsi les capillaires et les vaisseaux sanguins et diminuant le flux sanguin vers la zone opérée. De plus, le monoxyde de carbone, un autre élément nocif présent dans la fumée de cigarette, peut abaisser le niveau global d’oxygène dans le sang.

Fumer peut entraîner des complications importantes telles que le retard de cicatrisation, des saignements pendant la chirurgie ou même l’échec de la greffe. Si vous fumez et que vous prévoyez une greffe de cheveux, il est donc impératif de suivre les conseils de votre médecin et d’observer une période de sevrage avant et après la procédure. Si vous fumez des cigarettes électroniques, mâchez de la gomme à la nicotine ou portez un  patch, les risques sont similaires et concernent toute forme de nicotine, y compris la fumée secondaire (oui, envoyez vos amis fumeurs à l’extérieur). Une seule bouffée suffit pour rétrécir vos vaisseaux sanguins.

Si vous avez programmé une greffe de cheveux dans un avenir proche, et que vous avez un moment de faiblesse, signalez-le à votre médecin. Il est préférable de retarder la procédure plutôt que de risquer des complications. Des études ont montré que des interventions chirurgicales peuvent être une incitation à arrêter de fumer pour de bon. Si vous êtes fumeur et que vous envisagez une greffe de cheveux, cela pourrait être le premier pas vers une vie plus saine.

Et si cela ne suffit pas pour vous motiver d’arrêter, penchez-vous sur les études scientifiques montrant que le tabagisme favorise la perte de cheveux.

 

L’HISTOIRE DU POIL 2ème Partie: De la Renaissance à l’époque contemporaine

A travers l’histoire le poil est un grand révélateur, bien plus qu’un simple geste d’hygiène ou de mode, l’affichage ou l’ablation du poil est un révélateur de statut social mais c’est aussi un outil politique. Très souvent signe de virilité chez l’homme, de manière générale on préfère le cacher chez la femme. Comme nous avons vu dans l’article précédent  qui traite les tendances de la préhistoire au Moyen Age, l’obsession du poil ne figure pas uniquement dans les pratiques récentes.


L’ÉPOQUE MODERNE

Alors que pendant le Moyen Age, le christianisme en Europe obligeait les croyants à respecter leur état naturel et à garder la pilosité que Dieu nous a donnée, l’Islam maintient qu’il ne faut pas de poil sur le corps pour des raisons de pureté. Le poil du pubis et des aisselles doit être retirés ou rasés pour être considérés comme « Sunna », en revanche la barbe reste digne. A travers l’histoire de l’Islam, femmes et hommes fréquentent des hammams pour se purifier, s’épiler, mais aussi pour parler. Les offices de barbiers à Istanbul deviennent de vrais lieux de discus­sions politiques. La politique et le poil sont inextricablement liés.

En Europe, à l’aube de la Renaissance, les chrétiens reprennent l’épilation. La Renaissance pourrait en effet être considérée comme l’âge d’or de l’épilation. On observe une prolifération de livres de recettes ménagères, souvent intitulés « livres de secrets », dans lesquels on retrouve une myriade de recettes maison pour des crèmes dépilatoires et des méthodes d’épilation. Si on prend l’œuvre de Michel-Ange comme exemple des tendances de l’époque, les femmes sont strictement représentées sans poils. Le David porte des poils très stylisés, mais les nus mas­culins au plafond de la chapelle Sixtine ne présentent aucun poil pubien.  La barbe, en revanche, reste symbole de force et de dignité. Certaines expressions liées au poil émergent tel que « faire la barbe à quelqu’un » ce qui veut dire duper, ou même décapiter. Selon le linguiste Maurice Rat, l’expression viendrait de la pratique militaire au Moyen Age de raser la barbe des vaincus afin de les humilier, ce qui rappelle les femmes tondues à l’époque de la libération après la Deuxième Guerre mondiale. Souvent le poil représente la force d’un indivi­du. On pourrait presque imaginer qu’il a un pouvoir magique, comme suggère l’histoire bib­lique de Samson et Dalila.

LA REFORME ET LES TEMPS RÉVOLUTIONNAIRES

La réforme protestante marque la fin de l’emprise de l’Église catholique sur l’Europe occiden­tale, la monarchie absolue s’installe et le peuple a comme devoir de se faire à l’image de son souverain. De l’autre côté de la Manche, la reine Elizabeth I semblerait manquer de sourcils et s’épile la naissance des cheveux pour se donner un front plus prononcé. Rousse, son poil est quasiment imperceptible, et le look devient à la mode. Les femmes se procurent des pigments pour se tein­dre à son image, d’autres épilent leurs sourcils et se dégarnissent la chevelure.

En France, Louis XIV perd ses cheveux à 20 ans suite à une maladie et a très peu de pilosité. Il se met à porter une perruque et la cour l’imite. Très chère, la perruque devient un vrai discrim­inateur social. Louis XIV porte une perruque noire jusqu’à un âge avancé, mais quand il com­mence à se montrer avec des cheveux blancs, les aristocrates se mettent à en faire autant, une tendance qui perdure jusqu’à la Révolution.

« Les perruquiers, les coiffeurs emploient tellement de farine pour poudrer les perruques, que ça contribue à affamer le peuple. On a là quand même un révélateur des très grandes différenc­es sociales et puis de la crise économique et sociale qui va conduire à la révolution, » note Joël Cornette, auteur d’Histoire du poil, Editions Belin 2011.

La Maja Desnuda de Francisco Goya. Vers 1797. Museo del Prado, Madrid.

L’ÉPOQUE CONTEMPORAINE

En 1797, le peintre espagnol Francisco Goya fait scandale avec La Maja Desnuda. Le tableau est considéré comme la première œuvre d’art occidentale qui représente les poils pubiens d’une femme nue sans connotation négative. La Maja pose un regard direct et sans honte sur le spec­tateur, ce qui donne lieu à des spéculations que le modèle fut la maitresse de l’ancien premier ministre Manuel de Godoy, le premier propriétaire enregistré du tableau. En 1815 Goya est convoqué devant l’Inquisition qui estime le tableau immoral. Ils tentent de connaître le nom de celui qui l’aurait commandé, mais le résultat de l’enquête est inconnu. 

La célèbre anecdote de la nuit de noces du critique d’art anglais John Ruskin en 1848 illustre à quel point la représentation de la femme à travers les âges peut influencer l’image que la société se fait d’elle. Ruskin aurait été tellement repoussé par la vue du corps de sa fiancée qu’il fut incapable de consommer le mariage. Son épouse Effie Gray explique dans une lettre « il avait imaginé que les femmes étaient tout à fait différentes de ce qu’il voyait. Il était dégoûté par ma personne ».

La révolution industrielle donne naissance à des moyens plus faciles de se débarrasser du poil avec l’invention en 1760 du rasoir coupe-chou par le barbier français Jean Jacques Perret. Mais c’est en 1885 que l’ingénieur américain King Camp Gillette entre en jeu quand il imagine le premier rasoir de sûreté qui ressemble davantage à celui qu’on emploie aujourd’hui. Le rasoir arrive sur le marché en 1901, une date qui correspond curieusement à la fin d’une pratique chez les femmes de porter la perruque pubienne nommée le « merkin ».

Le merkin qui remonte au 15ème siècle était surtout porté par les courtisanes et les prostituées (mais pas uniquement) qui s’enlevaient le poil du pubis pour éviter les infestations de morpions et recouvraient leur intim­ité avec un postiche parfois même de couleur fantaisie. C’était également une façon de cacher les ravages des MST. Le merkin refait surface aujourd’hui à Hollywood et dans le monde du fétichisme.

Nu couché, les bras ouverts par Modigliani. 1917.

DU 20EME SIÈCLE A NOS JOURS

Au tournant du siècle la mode expose de plus en plus les jambes et les aisselles des femmes. Les hommes affichent une pilosité faciale soignée. Le rasoir devient un outil de tous les jours.

En 1917 Modigliani expose une série de tableaux à Paris. La police vient le jour de l’ouverture pour fermer les portes. Accusé d’obscénité, l’artiste italien exposait des tableaux représen­tant des femmes nues avec les poils pubiens en vue, aujourd’hui considérés comme son œuvre phare. Le grand public n’est décidément toujours pas prêt à voir la femme dans son état naturel.

Lors de la Grande Guerre on voit renaitre l’expression le « poilu ». Cet euphémisme qui re­monte au moins à cent ans auparavant signifie quelqu’un de courageux, de viril. Le port de la barbe est interdit avec les masques à gaz, Albert Dauzat explique dans son ouvrage L’Argot de la guerre que le poilu « ce n’est pas l’homme à la barbe inculte…c’est l’homme qui a du poil au bon endroit, pas dans la main ! »

C’est un peu plus tard dans le siècle qu’une certaine moustache vient bouleverser le monde. Les chefs d’entreprise et les hommes politiques ne portent plus la barbe à partir de 1945. La mous­tache en brosse à dents heurte tellement le public que pendant plus de cinquante ans, les hom­mes gardent un aspect glabre. Le poil avait acquis une connotation politique plutôt sombre à la sortie de la seconde guerre mondiale. La moustache de Hitler, de Staline, ou encore plus récem­ment celle de Saddam Hussein ou la barbe des extrémistes vient perturber le rôle traditionnel de la pilosité masculine.

L’invention du bikini en 1946 incite les femmes à se raser de plus en plus, mais quelques décen­nies plus tard, une minorité contestataire décide de retourner à l’état naturel. Le look sauvage des hippies fut une prise de position politique contre le système, mais ça n’a pas duré long­temps.

ARTICLES DE RÉFÉRENCE :

https://www.theguardian.com/lifeandstyle/shortcuts/2014/jul/06/john-ruskin-repulsed-by-wifes-pubic-hair

https://www.franceculture.fr/emissions/les-matins/histoire-du-poil

http://www.expressio.fr/expressions/faire-la-barbe-a-quelqu-un.php

https://www.theatlantic.com/health/archive/2014/07/eyebrows-why/374479/

https://www.bustle.com/articles/48042-pubic-hair-trends-over-time-from-tweezer-happy-ancient-greece-to-your-last-painful-wax

https://www.theguardian.com/theguardian/2003/jun/26/features11.g2

L’HISTOIRE DU POIL (1ère partie) : De la Préhistoire au Moyen Âge

Pince à épiler-rasoir égyptien. Vers 1560–1479 av. J.-C., Metropolitan Museum of Art N.Y.C.

Le poil et ses symboles

Le poil est la seule partie du corps qui continue à pousser durant toute la vie, et qui ne meurt pas quand on le coupe. « Le poil c’est une archive. Il est toujours révélateur. Révélateur culturel, révélateur religieux » dit Joël Cornette, co-auteur d’Histoire du poil, (Editions Belin,2011). A travers tous les âges et les civilisations on retrouve un symbolisme et des pratiques similaires. Signe de virilité, de pureté, de statut social, ou de divinité, le symbolisme du poil s’inscrit aussi dans nos expressions linguistiques. « Avoir du poil aux pattes », « reprendre du poil de la bête », « chercher le poil dans l’oeuf », ou encore « avoir un poil dans la main ». Le poil, décidément, on l’admire quand il est à sa place, mais il nous dérange profondément quand il n’y est pas.

De l’épilation intégrale au port de barbe et de moustache, toute civilisation a ses époques et ses tendances, mais un fil rouge traverse l’histoire. La barbe, signe de force et de pouvoir, connaitra de courtes périodes de rejet, mais elle gagne le premier prix de distinction. Globalement, les coutumes veulent que le poil masculin s’affiche, le collier en particulier.  Le poil féminin, c’est une autre histoire, mais contrairement à la pensée populaire, les femmes n’ont pas toujours été les seules à se les arracher.

La préhistoire et l’Egypte ancienne

Masques de Toutankhamun (g.) et Hatchepsout (d.) indiquent leurs statut divin par une prothèse de barbe.

Alors que nous connaissons peu de détails sur les habitudes de l’homme préhistorique, on retrouve des dessins de grottes d’outils d’épilation et de rasage en forme de coquilles, de dents de requin et de silex aiguisés. L’historien romain Tite-Live note que le rasoir a été introduit au 6ème siècle avant JC. Par le roi légendaire romain Tarquin l’Ancien, mais cet outil ne sera pas répandu avant un siècle plus tard.

Danseuses et musiciennes, détail d’une fresque de la tombe de Nebamun. Dynastie XVIII, British Museum, Londres.

En Egypte pré-dynastique, le port de la barbe est très courant, mais cette pratique disparait au début de la période dynastique chez les nobles qui se débarrassent entièrement de leur pilosité, y compris des cheveux en faveur de la perruque et de la fausse barbe. La barbe est considérée comme fortement liée à des qualités telles que la puissance, la virilité et la fertilité masculine, ainsi que la divinité. Comme nous verrons plus tard, à l’époque des rois en Europe, le peuple simule les mœurs de son souverain, mais attention, une barbe avec le bout qui se recourbe vers le ciel est strictement réservée aux dieux. Nous trouvons de telles protubérances sur les masques des sarcophages des pharaons. Même certaines femmes, comme la reine-pharaon Hatchepsout, portent le bouc ornemental pour indiquer leurs statuts divins.

Pourquoi alors se séparer de tous ses poils pour se parer des prothèses velues ? Les Égyptiens étaient obsédés par l’hygiène et l’ornement, deux éléments qui s’affrontent dans un climat désertique, l’épilation devint signe de pureté. Ces pratiques permettaient une bonne hygiène tout en gardant une apparence soigneusement ornée. De plus, les ennemis et les étrangers sont souvent représentés dans l’art égyptien avec des barbes. Cela expliquerait la pratique répandue du rasage, ainsi que la raison pour laquelle les fonctionnaires se laissaient pousser les poils lorsqu’ils partaient à l’étranger.

Les instruments de rasage vont du basique au très sophistiqué : pierre ponce, lames de pierre tranchantes, rasoirs fins en cuivre ou en bronze, mais aussi des recettes rudimentaires de crème dépilatoire et de cire d’épilation. On observe aussi l’émergence d’une nouvelle profession : le barbier. Et s’il reste une petite place au poil en Egypte, on ne touche pas aux sourcils. Sauf quand le chat meurt. Là tout le monde dans la demeure se les rase pour pleurer son décès.

Des traditions gréco-romaines aux superstitions du moyen-âge

Scène d’épilation à la lampe à huile. Peinture sur céramique par Apollodoros, vers 475 av. J.-C.

 

L’idéal gréco-romain semblerait exiger que les hommes montrent les poils sur leur tête, leur visage et leur corps, tandis que les femmes doivent s’épiler. Les méthodes sont particulières : Soit avec une pince à épiler poil par poil, soit avec une préparation à base de résine de pin, soit en utilisant une méthode heureusement reléguée aux couloirs du passé : le flambage. Bien qu’il y ait un débat sur la question de savoir si le corps lisse était réservé uniquement aux courtisanes, la méthode préférée semble être l’emploi d’une lampe brûlante pour snacker les poils à vif.

 

(g.) La sculpture de Porta Tosa. 1185 apr. J.-C., Museo d’arte antica, Milan, © Luca Cerini. (d.) La sculpture fut enlevé au 16ème siecle. il. Edoardo Matania, © El Fondo Antiguo de la Universidad de Sevilla

A l’aube du christianisme, la chute de l’Empire romain signale de nouvelles tendances. Tout va s’inverser. S’épiler, se doter de maquillage, ou se modifier le corps que Dieu nous a donné c’est signe du diable ! Si Dieu nous a fait avec des poils, on doit rester en accord avec la nature. Par contre, pas dans l’art, où c’est obscène. Alors que la nudité est souvent représentée dans l’imagerie de l’époque, on trouve très rarement des représentation avec leur pilosité. Celles-ci restent de l’ordre pornographique ou grotesque.

Pendant quatre siècles, les visiteurs à Milan devaient passer par la Porta Tosa. Datant du 12ème siècle, l’entrée de la ville figurait un relief de femme qui expose sa crinière pubienne, une lame à la main s’apprêtant au rasage. Il existe plusieurs théories. L’histoire la plus répandue décrit les actes héroïques d’une jeune femme milanaise qui, lorsque le bien nommé Frédéric Barberousse attaqua en 1162, gravit calmement les murs de la ville, remonta sa jupe et tailla ses parties intimes au mépris des conquérants qui approchaient. En voyant cela, les troupes ennemies étaient tellement choquées qu’elles sont parties en courant. Entre autres, cela suggère un énorme oubli de l’histoire, car Milan fut massacré par les troupes de Barberousse.

Le Christ sans barbe. Mosaïque de la basilique de San Vitale, Ravenne, 547 apr. J.-C., Italie.

Mais une autre théorie constate le fait que la porte s’orientait vers Constantinople, dont l’empereur a refusé d’aider les Milanais à reconstruire leur ville dévastée. Ce fut peut-être une insulte destinée au souverain antipathique.

Dans l’apprentissage de l’iconographie chrétienne, on observe une hésitation curieuse sur le Christ. Parfois il est barbu, parfois glabre. Les auteurs d’Histoire du poil notent que l’église d’Orient a établi le poil comme révélateur de sainteté. Les moines orientaux barbus, les occidentaux glabres, c’est à l’époque du schisme que l’Orient va l’emporter sur l’Occident en imposant une iconographie qui figure un Christ barbu. A partir du 13ème siècle, c’est très difficile de trouver une image du Christ imberbe.

Puis, arrivèrent les croisades. Les chevaliers partent en mission et rencontrent des femmes lisses en Afrique et en Orient. Au retour ils ramènent des recettes à base de cire d’abeille pour que leurs femmes s’effectuent des épilations maison.

Tout rebascule. Les Temps Modernes s’annoncent. Il faut bien se distinguer de l’animal et montrer que l’homme est muni de raison….

A Suivre dans la seconde partie de « l’histoire du poil » – Bientôt en ligne

L’alopécie de traction : Les coiffures à risque

C’est en sortant d’une visite de routine chez son dermatologue que le médecin de Marie lui glisse un commentaire apte à susciter la réflexion, ou peut-être la panique : « Faites attention à ne pas trop tirer les cheveux avec vos coiffures. Ils risquent de tomber et d’avoir du mal à repousser. Les cheveux ont besoin d’être libre pour garder leur force et leur santé. »

Sur le chemin vers sa voiture, elle fut alors envahie d’images : des grosses touffes de cheveux à chaque passage de brosse, des poignées de boucles dans la douche dont elle ne connaissait la cause, et des douleurs persistantes au cuir chevelu.

Et oui mesdames (et messieurs au cheveux longs) si vous vous appuyez trop sur le chignon ou la queue de cheval proverbiale pour éviter les brushings matinaux, votre crinière séduisante risque de se faire rare. Ces coiffures tirent en effet sur les racines, et cela peut conduire à une calvitie que l’on appelle : l’alopécie de traction.

Mince alors ! Encore un détail à rajouter au programme de beauté déjà surchargé…


Qu’est-ce que l’alopécie de traction ?

L’alopécie de traction est provoquée par des coiffures trop lourdes ou serrées qui tirent sur le cuir chevelu et qui peu a peu éloignent la tige capillaire de sa cavité.

Le résultat ? Des pertes de cheveux qui peuvent être irréversibles.

La tension constante dans la zone affectée provoque l’inflammation des follicules. Au fil du temps, les dommages aux follicules les amènent à s’atrophier, et si vous ne mettez pas un terme définitif à la cause du problème, ils cesseront de produire des cheveux.

Il existe également une sorte d’alopécie appelée ACCC (alopécie centrifuge cicatricielle centrale.) Elle est presque exclusivement vue chez les femmes aux cheveux crépus et elle est souvent confondue avec la calvitie féminine, car elle commence à la couronne et se propage dans les zones voisines. Un mélange de trop de stress (traction) sur les cheveux avec l’utilisation de produits chimiques comme les défrisants et/ou les agents de blanchiment endommagent la structure de la kératine du follicule, ce qui provoque une perte de cheveux.

 

Les femmes aux cheveux crépus sont particulièrement sensibles car les les tresses mettent beaucoup de stress sur les racines

L’alopécie de traction peut-elle être inversée?

Oui et non.
Les dictats de la mode, de la religion et des coutumes culturelles produisent une immense variété de coiffures, chacune provoquant un stress unique sur les cheveux. Par exemple, les queues de cheval comme celles souvent portées par la chanteuse américaine Ariana Grande peuvent produire une perte de cheveux frontale ou pariétale. Un tressage serré donne une alopécie marginale ou centrale. Les hauts chignons peuvent produire une alopécie en fer à cheval au centre du cuir chevelu. Les rouleaux brosse appliqués trop étroitement produisent des zones d’alopécie de forme irrégulière. Un brossage vigoureux peut même produire une perte de cheveux diffuse.

Il est donc très important d’adopter une nouvelle approche pour coiffer vos cheveux. Si vous repérez assez tôt les signes avant-coureurs et que vous altérez vos habitudes, vos cheveux cesseront de tomber et devraient, avec le temps, la patience et beaucoup de soin, retrouver leur ancienne gloire. Mais si les follicules pileux ont été traumatisés pendant une longue période, les cheveux ne repousseront plus. Les zones atteintes du cuir chevelu auront probablement un aspect brillant un peu comme une cicatrice.

Dans des cas sévères, une restauration chirurgicale telle que la greffe de cheveux est recommandée. Si vous pensez être touché par une alopécie de traction il est impératif que vous consultiez rapidement auprès d’un spécialiste.

Quelques conseils à suivre

 

Optez pour des tresses moins serrées pour éviter de trop stresser les racines.

 

La solution idéale est de permettre aux cheveux d’être complètement naturels et libres. Mais la réalité fait que ce n’est pas toujours possible pour la plupart d’entre nous. Les cheveux peuvent être ingérables et qui a le temps de se faire un brushing le matin entre le petit déjeuner des enfants et la course au bureau ?

Vous pouvez continuer à attacher vos cheveux, mais nous vous conseillons de varier vos coiffures d’une semaine à l’autre. L’alopécie de traction est généralement le résultat de la tension sur vos cheveux toujours au même endroit, jour après jour.

Optez pour des tresses plus grandes et moins serrées. Portez votre queue de cheval plus bas, pas plus haut que la hauteur de vos oreilles. Utilisez des élastiques recouverts de tissus. Évitez le défrisage, les tissages et les bigoudis trop serrés. Pour les femmes à cheveux crépus, il est conseillé de suivre la « règle des quatre » :  « Pas plus de quatre paquets, pas plus de quatre semaines, pas plus de quatre fois dans l’année ».

Après avoir tressé ou attaché vos cheveux faites lentement tourner votre tête. Avez-vous l’impression que cela tire ? Si oui, desserrez vos cheveux.

Enfin, pour maintenir vos cheveux en bonne santé, n’oubliez pas de les hydrater régulièrement et pensez à masser votre cuir chevelu avec ou sans soins. Pour rappel, un bon démêlage se fait des pointes vers les racines, sur cheveux mouillés avec démêlant.

L’application de la crème Pliaglis® avant une séance d’épilation définitive au laser

Pour rendre les séances d’épilation plus confortables. Nous prescrivons de la crème anesthésiante. Pour les phototypes 1 à 3, c’est la crème Emla® qui est prescrite. Pour les phototypes 4 à 6, c’est à dire pour les peaux mattes à noires, c’est Pliaglis® qui est recommandée.

Comment l’appliquer ?

La crème doit être appliquée 1h30 avant de venir au cabinet. Elle fonctionne sur le même principe qu’un masque sur le visage : appliquez avec une spatule ou au doigt en fine couche, 1mm ou 2 suffisent. Il est important de rester immobile pendant toute la pose de la crème. Ne bougez absolument pas ! Chronométrez et retirez la crème au après 35min, 37min de pose maximum.

Surtout ne pas dépasser le temps prescrit car la crème ne sera plus efficace passé ce délai. La crème va se solidifier et vous pourrez l’enlever d’un seul mouvement. L’anesthésie à une durée d’efficacité de 4h.

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Epilation laser : quand commencer ?

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L’épilation définitive au laser présente de nombreux avantages : allongement du temps de repousse entre les séances (huit semaines de tranquillité après la première séance !), et résultat définitif après plusieurs séances. Cependant, les patientes doivent se soumettre à de strictes instructions pour optimiser leurs séances.


L’hiver, la meilleure période pour commencer

Nous ne le répéterons jamais assez, le premier ennemi du laser, c’est le bronzage ! C’est pourquoi les meilleur période pour commencer vos séances de laser est l’hiver. A partir de décembre pour les peaux qui débronzent rapidement, ou même janvier pour les peaux les plus mattes.

En cas d’exposition au soleil, même un court moment, à l’automne, la mélanine que vous avez accumulée pendant l’été est stimulée et rend votre séance de laser dangereuse.
Le rayon laser cible la mélanine contenue dans les poils mais n’est pas capable de la différencier de celle contenue dans la peau.

Il est important d’indiquer la date de votre dernière exposition avant le début de votre séance !!

En débutant un traitement, on peut prévoir trois à quatre séances de janvier à mai, puis de reprendre les séances en automne et en hiver.

Rasage obligatoire !

La faisceau du laser se concentre sur la mélanine contenue dans le poil : plus il sera foncé et épais plus la séance sera efficace. Les bulbes des poils en phase de pousse ne contiennent pas de pigments (de mélanine) : le laser est donc inefficace sur les poils qui ont été épilés à la cire ou à l’épilateur.

Avant de commencer vos séances de laser, il conviendra d’être passé au rasage depuis au moins 6 semaines.

Le rendez-vous préalable

Avant de commencer toute intervention, un rendez-vous est à prévoir au centre d’épilation laser pour faire un diagnostic de votre phototype et de votre nature de poils. Le docteur pourra ainsi définir les paramètres du laser qui vous correspondent. Il est à noter que le centre laser est équipé de lasers pouvant traiter tous les phototypes.

L’épilation définitive nécessite une réflexion et une préparation spécifique. Il est important de bien peser les contraintes que l’épilation implique pour avoir les séances les plus efficaces et les plus sûres.