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L’alopécie de traction : Les coiffures à risque

C’est en sortant d’une visite de routine chez son dermatologue que le médecin de Marie lui glisse un commentaire apte à susciter la réflexion, ou peut-être la panique : « Faites attention à ne pas trop tirer les cheveux avec vos coiffures. Ils risquent de tomber et d’avoir du mal à repousser. Les cheveux ont besoin d’être libre pour garder leur force et leur santé. »

Sur le chemin vers sa voiture, elle fut alors envahie d’images : des grosses touffes de cheveux à chaque passage de brosse, des poignées de boucles dans la douche dont elle ne connaissait la cause, et des douleurs persistantes au cuir chevelu.

Et oui mesdames (et messieurs au cheveux longs) si vous vous appuyez trop sur le chignon ou la queue de cheval proverbiale pour éviter les brushings matinaux, votre crinière séduisante risque de se faire rare. Ces coiffures tirent en effet sur les racines, et cela peut conduire à une calvitie que l’on appelle : l’alopécie de traction.

Mince alors ! Encore un détail à rajouter au programme de beauté déjà surchargé…


Qu’est-ce que l’alopécie de traction ?

L’alopécie de traction est provoquée par des coiffures trop lourdes ou serrées qui tirent sur le cuir chevelu et qui peu a peu éloignent la tige capillaire de sa cavité.

Le résultat ? Des pertes de cheveux qui peuvent être irréversibles.

La tension constante dans la zone affectée provoque l’inflammation des follicules. Au fil du temps, les dommages aux follicules les amènent à s’atrophier, et si vous ne mettez pas un terme définitif à la cause du problème, ils cesseront de produire des cheveux.

Il existe également une sorte d’alopécie appelée ACCC (alopécie centrifuge cicatricielle centrale.) Elle est presque exclusivement vue chez les femmes aux cheveux crépus et elle est souvent confondue avec la calvitie féminine, car elle commence à la couronne et se propage dans les zones voisines. Un mélange de trop de stress (traction) sur les cheveux avec l’utilisation de produits chimiques comme les défrisants et/ou les agents de blanchiment endommagent la structure de la kératine du follicule, ce qui provoque une perte de cheveux.

 

Les femmes aux cheveux crépus sont particulièrement sensibles car les les tresses mettent beaucoup de stress sur les racines

L’alopécie de traction peut-elle être inversée?

Oui et non.
Les dictats de la mode, de la religion et des coutumes culturelles produisent une immense variété de coiffures, chacune provoquant un stress unique sur les cheveux. Par exemple, les queues de cheval comme celles souvent portées par la chanteuse américaine Ariana Grande peuvent produire une perte de cheveux frontale ou pariétale. Un tressage serré donne une alopécie marginale ou centrale. Les hauts chignons peuvent produire une alopécie en fer à cheval au centre du cuir chevelu. Les rouleaux brosse appliqués trop étroitement produisent des zones d’alopécie de forme irrégulière. Un brossage vigoureux peut même produire une perte de cheveux diffuse.

Il est donc très important d’adopter une nouvelle approche pour coiffer vos cheveux. Si vous repérez assez tôt les signes avant-coureurs et que vous altérez vos habitudes, vos cheveux cesseront de tomber et devraient, avec le temps, la patience et beaucoup de soin, retrouver leur ancienne gloire. Mais si les follicules pileux ont été traumatisés pendant une longue période, les cheveux ne repousseront plus. Les zones atteintes du cuir chevelu auront probablement un aspect brillant un peu comme une cicatrice.

Dans des cas sévères, une restauration chirurgicale telle que la greffe de cheveux est recommandée. Si vous pensez être touché par une alopécie de traction il est impératif que vous consultiez rapidement auprès d’un spécialiste.

Quelques conseils à suivre

 

Optez pour des tresses moins serrées pour éviter de trop stresser les racines.

 

La solution idéale est de permettre aux cheveux d’être complètement naturels et libres. Mais la réalité fait que ce n’est pas toujours possible pour la plupart d’entre nous. Les cheveux peuvent être ingérables et qui a le temps de se faire un brushing le matin entre le petit déjeuner des enfants et la course au bureau ?

Vous pouvez continuer à attacher vos cheveux, mais nous vous conseillons de varier vos coiffures d’une semaine à l’autre. L’alopécie de traction est généralement le résultat de la tension sur vos cheveux toujours au même endroit, jour après jour.

Optez pour des tresses plus grandes et moins serrées. Portez votre queue de cheval plus bas, pas plus haut que la hauteur de vos oreilles. Utilisez des élastiques recouverts de tissus. Évitez le défrisage, les tissages et les bigoudis trop serrés. Pour les femmes à cheveux crépus, il est conseillé de suivre la « règle des quatre » :  « Pas plus de quatre paquets, pas plus de quatre semaines, pas plus de quatre fois dans l’année ».

Après avoir tressé ou attaché vos cheveux faites lentement tourner votre tête. Avez-vous l’impression que cela tire ? Si oui, desserrez vos cheveux.

Enfin, pour maintenir vos cheveux en bonne santé, n’oubliez pas de les hydrater régulièrement et pensez à masser votre cuir chevelu avec ou sans soins. Pour rappel, un bon démêlage se fait des pointes vers les racines, sur cheveux mouillés avec démêlant.

L’application de la crème Pliaglis® avant une séance d’épilation définitive au laser

Pour rendre les séances d’épilation plus confortables. Nous prescrivons de la crème anesthésiante. Pour les phototypes 1 à 3, c’est la crème Emla® qui est prescrite. Pour les phototypes 4 à 6, c’est à dire pour les peaux mattes à noires, c’est Pliaglis® qui est recommandée.

Comment l’appliquer ?

La crème doit être appliquée 1h30 avant de venir au cabinet. Elle fonctionne sur le même principe qu’un masque sur le visage : appliquez avec une spatule ou au doigt en fine couche, 1mm ou 2 suffisent. Il est important de rester immobile pendant toute la pose de la crème. Ne bougez absolument pas ! Chronométrez et retirez la crème au après 35min, 37min de pose maximum.

Surtout ne pas dépasser le temps prescrit car la crème ne sera plus efficace passé ce délai. La crème va se solidifier et vous pourrez l’enlever d’un seul mouvement. L’anesthésie à une durée d’efficacité de 4h.

Dr Martial Bodnar laser resultat definitif

Epilation laser : quand commencer ?

Dr Martial Bodnar laser resultat definitif

L’épilation définitive au laser présente de nombreux avantages : allongement du temps de repousse entre les séances (huit semaines de tranquillité après la première séance !), et résultat définitif après plusieurs séances. Cependant, les patientes doivent se soumettre à de strictes instructions pour optimiser leurs séances.


L’hiver, la meilleure période pour commencer

Nous ne le répéterons jamais assez, le premier ennemi du laser, c’est le bronzage ! C’est pourquoi les meilleur période pour commencer vos séances de laser est l’hiver. A partir de décembre pour les peaux qui débronzent rapidement, ou même janvier pour les peaux les plus mattes.

En cas d’exposition au soleil, même un court moment, à l’automne, la mélanine que vous avez accumulée pendant l’été est stimulée et rend votre séance de laser dangereuse.
Le rayon laser cible la mélanine contenue dans les poils mais n’est pas capable de la différencier de celle contenue dans la peau.

Il est important d’indiquer la date de votre dernière exposition avant le début de votre séance !!

En débutant un traitement, on peut prévoir trois à quatre séances de janvier à mai, puis de reprendre les séances en automne et en hiver.

Rasage obligatoire !

La faisceau du laser se concentre sur la mélanine contenue dans le poil : plus il sera foncé et épais plus la séance sera efficace. Les bulbes des poils en phase de pousse ne contiennent pas de pigments (de mélanine) : le laser est donc inefficace sur les poils qui ont été épilés à la cire ou à l’épilateur.

Avant de commencer vos séances de laser, il conviendra d’être passé au rasage depuis au moins 6 semaines.

Le rendez-vous préalable

Avant de commencer toute intervention, un rendez-vous est à prévoir au centre d’épilation laser pour faire un diagnostic de votre phototype et de votre nature de poils. Le docteur pourra ainsi définir les paramètres du laser qui vous correspondent. Il est à noter que le centre laser est équipé de lasers pouvant traiter tous les phototypes.

L’épilation définitive nécessite une réflexion et une préparation spécifique. Il est important de bien peser les contraintes que l’épilation implique pour avoir les séances les plus efficaces et les plus sûres.

Rhinoplastie sans chirurgie, quand la médecine esthétique prend le relai sur la prise en charge des imperfections du nez

Nombreux sont ceux qui seraient tentés par la rhinoplastie si celle-ci m’impliquait pas autant de contraintes : anesthésie, éviction sociale, risques d’infection… En plus de représenter un budget conséquent, la chirurgie plastique comporte de nombreux frein.


C’est pourquoi de plus en plus de patients se laissent tenter par la rhinoplastie médicale.

En quoi cela consiste-t-il ? Que peut-on traiter ? Pendant combien de temps voit-on les résultats ? Y a-t-il des risques ?

La rhinoplastie sans chirurgie permet de corriger les petites imperfections du nez sans passer sous le bistouri : petite bosse, creux, ou pointe tombante. En effet, beaucoup d’imperfections ne nécessitent ni greffe de cartilage, ni opération chirurgicale.

La médecine esthétique dispose de deux ressources : l’acide hyaluronique et la toxine botulique (botox).

L’acide hyaluronique réticulé permet de travailler les volumes du nez et ainsi de corriger les creux, les bosses et d’atténuer des irrégularités et asymétries.  L’acide permet aussi de monter la pointe du nez.

La rhinoplastie médicale est indiquée chez les patients jeunes qui souhaitent corriger des imperfections, ou pour traiter les premiers signes du vieillissement, le nez étant le seul organe, avec les oreilles, à grandir tout au long de la vie.

Cette approche est aussi l’occasion pour les patients intéressés par la chirurgie du nez traditionnelle de se donner une idée du résultat. En aucun cas elle ne modifiera la structure du nez : les surplus osseux ou excès de tissu ne seront pas traités.

Pour les patientes, la séance se déroule comme une séance d’injections classiques, aucune anesthésie n’est nécessaire.

« Je n’aimais pas mon profil, mon nez paraissait creux, avec une injection d’acide hyaluronique en haut du nez, il est apparut plus droit. J’ai vu les résultats pendant environ un an.

Je n’ai pas ressenti de douleur pendant l’injection, mais une sensation de bleu le lendemain, qui s’est rapidement dissipée. »

Le docteur Bodnar travaille “au miroir” avec le patient : celui-ci suit, après chaque micro-injection, l’avancée de l’intervention pour valider le résultat.

L’avantage est que l’effet de l’acide hyaluronique peut être annulé grâce à la hyaluronidase et ne présente donc pas les risques d’une intervention chirurgicale.

Comment appliquer le Minoxidil® ?

Lors du dernier congrès du centre Sabouraud de Paris en juin 2017, différents points ont été abordés dont celui du meilleur protocole d’utilisation du Minoxidil®. Depuis sa commercialisation en 2005, le Minoxidil® initialement dosé à 2% puis à 5% à vu ses protocoles d’utilisation énormément varier.  D’une application trois fois par semaine à deux applications par jour du Minoxidil® 2% puis 5%, il n’y avait aucun consensus pour définir le meilleur protocole d’utilisation. Il faut admettre que le protocole d’utilisation deux fois par jour après le shampoing laissait les cheveux gras, collants, particulièrement désagréable et à l’origine de l’abandon de nombre de patients et patientes.


Si l’on considère que la seule partie vivante du cheveu est le follicule situé à la jonction du derme profond et de l’hypoderme, à quoi peut en effet être utile le Minoxidil® présent sur les tige capillaires ?

Il paraît logique de considérer que, si action il y a, elle doit se situer là où la 5λ réductase, chargée de la transformation hormonale en testostérone, se situe : dans le derme et l’hypoderme. En effet, la testostérone accélère le cycle capillaire, c’est à dire que le temps de vie du cheveu se miniaturise, n’ayant plus le temps nécessaire à sa « maturation ». Cette miniaturisation des tiges capillaires située sur la zone frontale antérieure et les golfs mais également sur le vertex chez l’homme et de manière diffuse chez la femme observe les mêmes étapes d’installation. C’est donc dans le derme et l’hypoderme que le Minoxidil® est actif, pas sur la tige capillaire.

Nous avons environ, sans rentrer dans les détails, 25 cycles capillaires pendant notre vie. Ces cycles comprennent l’ébauche depuis les cellules souches ou stemcells, l’émergence depuis la papille dermique, sa sortie hors du derme puis de l’épiderme. La durée de vie du cheveu ainsi sorti est variable, passant de plusieurs années au niveau de la zone occipitale à un temps beaucoup plus court sur les zones hormono-sensibles. Chez les patients présentant une alopécie androgénique, c’est précisément ce temps de cycle capillaire qui est raccourci. Le cheveu ayant une vie plus courte est naturellement remplacé par un autre cheveu qui aura également une durée de vie courte. C’est précisément cette croissance inachevée qui explique la miniaturisation des tiges capillaires.

Le Minoxidil®, en agissant sur la 5λ réductase diminue son activité et la quantité de testostérone localement.
Le cheveu, ayant une durée de vie augmentée, a le temps de s’épaissir et ainsi de donner un effet volumateur plus important.

C’est en massant le cuir chevelu au niveau de la perte de cheveux pendant 10 minutes que le Minoxidil® est le plus actif sur la croissance et la durée du cycle capillaire.  Passé ce délai, le Minoxidil® qui n’est pas pénétré dans le derme n’est d’aucune utilité. Il est préférable de l’enlever car il donne sur les cheveux un aspect gras de “cheveux sales”.
Pour l’éliminer, le mieux est d’utiliser un shampoing doux pour usage fréquent tel que le shampoing « usage fréquent » de Ducray ou Klorane, ou tout autre shampoing non anionique. Vous pouvez également le rincer à l’eau. C’est de cette manière que le Minoxidil® doit être utilisé soit quotidiennement, soit trois fois par semaine en fonction de l’importance de la chute des cheveux.

Attention, ne vous découragez pas si vous remarquez que vous perdez plus de cheveux pendant les premières semaines. Le fait de pratiquer un massage doux avec la pulpe des doigts fait inévitablement tomber les cheveux morts dont le bulbe est en voie de régression et qui ne tient quasiment plus. Dans les semaines qui suivent, cette chute de cheveux va se stabiliser, la durée de vie va s’allonger et les cheveux vont s’épaissir, donnant un meilleur effet coiffant et volumateur.

Retour du froid : venir à bout de la peau de croco sur les mains !

Combien de crèmes pour les mains avons-nous achetées, testées, perdues ?…

Chaque hiver, c’est la même ritournelle, on cherche notre nouvel allié contre les mains sèches. Mais la crème magique n’existe pas et il faut en appliquer plusieurs fois par jour pour soulager l’inconfort.


Pourtant, la médecine esthétique a une solution efficace pour garder un maximum d’hydratation tout au long de l’hiver : l’acide hyaluronique faiblement réticulé. C’est une véritable éponge à eau qu’on injecte en mésothérapie, c’est à dire par des centaines de micro injections dans le derme. Les aiguilles utilisées sont les plus fines au monde (34 gauges) et permettent de napper l’ensemble du dos de la main. Pour cela on utilise soit le  NTCF135HA de chez Filorga, un mélange d’acide hyaluronique, de vitamines et d’antioxydants, soit le Volite du laboratoire Allergan.

La peau du dos de la main est très fine et contient moins de glandes sébacées, ce qui explique leur fragilité.

Cette zone demande donc plus de soin en hiver… comme en été. Le soleil, le froid et les produits chimiques agressent quotidiennement nos mains, c’est pourquoi celles-ci trahissent souvent notre âge…

En plus d’apporter une hydratation supplémentaire chaque hiver en utilisant un acide hyaluronique non réticulé, et donc de ralentir le vieillissement cutané, les injections d’acide faiblement réticulé permettent d’atténuer les signes visibles du vieillissement.

Elles sont avantageusement associées à une séance de photorégénération.

 

 

Blanching technique

Ce terme apparaît de plus en plus dans la presse spécialisée et dans les blogs beauté. En quoi consiste cette technique utilisée en médecine esthétique ?

La blanching technique est un principe d’injection d’acide hyaluronique faiblement réticulé à la jonction dermo-épidermique. Les injections se font de proche en proche jusqu’à obtention d’un blanchiment de la peau. Les injections confluentes permettent de traiter toute une zone sans dépasser le derme. De ce fait il n’y a pas de saignements et pas d’ecchymoses. Ce blanchiment disparaît après quelques minutes.

La blanching technique est utilisée pour traiter les ridules péri-orbitales ; autour de la bouche (plissé solaire, ourlet des lèvres et philtrum), et des yeux (pattes d’oie), mais aussi pour les sillons naso géniens, les plis d’amertume et la totalité du visage. Le blanching est idéal pour atténuer l’aspect fripé de la peau due aux rides superficielles qui s’installent.

Une quantité faible d’acide hyaluronique est nécessaire pour combler et réparer ces cassures cutanées encore superficielles. Aucun sur-volume n’est à craindre, le résultat est assurément harmonieux.

 

 

Botox : mode d’emploi

Acte esthétique le plus pratiqué au monde, le botox a été le précurseur de la médecine esthétique moderne. Longtemps décrié et accusé à tort de donner des complications extravagantes comme être à l’origine de certains cancers du cerveau, la toxine botulique a su s’imposer au fil des ans comme un élément incontournable de l’esthétique faciale. Pourtant c’est comme traitement réparateur qu’il a reçu ses lettres de noblesse. Il est en effet très utilisé comme traitement de certaines diplopies, du varus équin ou encore du torticolis spasmodique chez l’enfant, à des doses 4 à 5 fois supérieures à la dose utilisée en médecine esthétique. Chez les paraplégiques il est d’une aide précieuse pour éviter les spasmes musculaires des patients.

En esthétique, les doses utilisées sont beaucoup plus faibles, il faut pratiquer les injections avec parcimonie pour atténuer les rides sans figer le regard ni les expressions et les émotions.

Le naturel avant tout !


Comment se déroule une séance ?

En esthétique il existe trois marques de botox : Vistabel, Bocouture et Azzalure.

Certains patients sont attachés à une marque particulière mais la plupart n’ont pas de préférence. Les injections se font à l’aide des aiguilles les plus fines qui existent (34 gauges) dans différents muscles du visage.

Les muscles concernés sont les muscles corrugateurs et le procerus pour la ride du lion, le muscle frontal pour les rides du front et le muscle orbiculaire pour la patte d’oie. L’expérience du chirurgien ou du dermatologue est déterminante pour obtenir un effet lifting des sourcils et une expression du visage reposée. Après l’injection, le docteur vous donnera quelques recommandations pour que l’effet soit maximum et éviter la migration du produit.

Le botox commence à agir dans les 3 jours, mais en général, les patients ressentent les effets dès le soir ou le lendemain de l’injection.

Il est possible de reprendre ses activités tout de suite après l’injection, en veillant à ne pas pencher la tête ou s’allonger pendant 5 heures. Il est aussi recommandé de ne pas faire de soins type hammam ou sauna le jour même.

Au 10e jour, les effets sont au maximum. Pour cette raison, la retouche peut être effectuée vers le 15e jour, mais jamais après trois semaines.

Certaines patientes finissent pas créer des anticorps à la toxine botulique et il est utile dans ces cas de changer de marque de botox. Rarement, il peut être nécessaire de faire une pause d’un an pour que le taux d’anticorps retrouve un seuil acceptable.

La durée d’action est généralement de 4 mois mais je préconise deux injections par an.

Dr Martial Bodnar greffe cheveux

La fausse histoire du nombre d’implants capillaires

S’il est une domaine qui attise la convoitise des esprits mercantiles, c’est celui de la perte de cheveux : shampoings surfacturés, techniques “révolutionnaires” sans aucune preuve scientifique, traitements à l’efficacité douteuse… Avec, en plus, l‘invasion de “tours opérateurs” qui annoncent des arguments financiers imbattables. Difficiles pour les patients de faire le bon choix dans ces conditions.


En Turquie, il se fait 1000 greffes par jours dont un bon nombre aux résultats aléatoires. De très bons praticiens font des greffes de qualité, certes, mais il existe aussi nombre d’interventions aux résultats catastrophiques, avec des zones donneuses dévastées, des cheveux qui ne vont que très potentiellement repousser avec de surcroît des phénomènes de kystes et d’infections dermiques… Face à cette concurrence, pour les chirurgiens français qui sont tenu de respecter à la lettre les recommandations du conseil national de l’ordre des médecins (“la médecine ne doit pas être exercée comme un commerce”), il n’y a que la compétence, le bouche à oreille et la réputation pour contrebalancer ce phénomène de tourisme médical où les patients s’en vont dans l’espoir d’avoir un meilleur prix pour une greffe capillaire.

Pour faire le bon choix, le patient doit prendre en compte des arguments qui ne sont pas que tarifaires : le nombre d’implants prévus et leur qualité. Il faut noter que le nombre d’implants capillaires maximum prélevable dans une vie se situe entre 6000 et 7000. De leur qualité dépendra le résultat.

Voici des éléments qu’il faut prendre en considération avant de réaliser une greffe folliculaire.

1 – L’âge du patient

On ne greffe pas avant 25 ans… Même s’il peut être frustrant pour un jeune homme de ne pas avoir accès à la greffe avant cet âge, il s’agit là d’une mesure de protection car l’alopécie peut être parfois fulgurante.

Dans l’état actuel de nos connaissances, les seuls traitements ayant fait indiscutablement la preuve de leur efficacité sont assez peu nombreux en ce qui concerne l’alopécie androgénique masculine. Minoxidil, Finasteride et PRP constituent l’essentiel de notre arsenal thérapeutique.

Avec les traitements médicaux, il ne faut pas perdre de vue que l’on ne peut sauver que les cheveux qui existent encore. Or si un patient est très dégarni à 20 ans et que son père est chauve, il y a peu de probabilité qu’il ne soit pas chauve à 30 ans.

Quel est l’intérêt dans ce contexte de greffer si c’est pour ensuite porter un complément capillaire ou se raser ?

Il faut rappeler cependant que les implants greffés ne tomberont plus. En revanche, les cheveux d’origines risquent de continuer à tomber si l’alopécie n’est pas prise en charge.

2 – La qualité de l’implant

Il s’agit d’un aspect plus subtil car rien ne ressemble plus à un implant qu’un autre implant une fois mis en place. Ce ne sera que lors de la repousse que la différence de qualité apparaîtra.

Pour comprendre cette différence de qualité il faut savoir que la FUE consiste en un prélèvement de l’unité folliculaire (UF). Une UF est composée de 1 à 4 cheveux qui sortent par le même orifice. Or ces cheveux n’ont pas tous la même orientation.

Pour que tous les cheveux soient prélevés lors de l’extraction, il faut que la technique de prélèvement soit irréprochable. Techniquement cela sous entend qu’il faut procéder à un “carottage” suffisamment profond afin de détacher toute la structure. C’est à dire qu’il s’agit sectionner la majeure partie du muscle arrecteur du poil (celui qui lorsqu’il se contracte donne la chair de poule). Il faut détacher également la glande sudoripare et la glande sébacée.

La traction sur l’UF doit être douce également afin de ne pas blesser le bulbe en profondeur.

Si le punch, l’outil de prélèvement, est trop tranchant, il créera des lésions au niveau des follicules prélevés et ceux avoisinant.

Vous l’aurez compris, le but est le prélèvement de l’UF intégrale, sans aucune lésion folliculaire.

Dans les pays où les offres low cost sont répandues, le prélèvement doit être très rapide, incluant un maximum de greffons en un temps record mais bien souvent au détriment de la qualité de ceux-ci. Les follicules sont bien souvent détériorés. Lorsque les greffons sont abimés ou détruits, ils le sont définitivement, c’est une perte sèche et définitive pour le patient.

A noter, un seul chirurgien gère également deux, trois, voire quatre blocs simultanément. Le prélèvement, la préparation des sites de greffe et la mise en place sont confiés à une assistante sans présence du médecin.

Au sein de l’ISHRS (Internationnal Society of Hair and Reconstructive Surgery), dont je suis membre, l’intégralité du prélèvement et l’extraction sont médicales, ce qui explique qu’une seule greffe est possible en une journée.

3 – Le nombre d’implants

Comme évoqué, le nombre maximal d’implants sur une vie est de 6000 à 7000. Mais il ne faut implanter juste que ce qui est nécessaire car il faut penser aux éventuelles futures greffes. L’alopécie androgénique étant évolutive, une greffe pourrait être éventuellement envisagée dans les années futures. Il est important de rappeler au patient que les traitements médicaux doivent être poursuivi car la chute du cheveu non greffé peut reprendre.

En une séance il est possible de prélever 3000 greffons environ. Le nombre est limité car, par souci de cicatrisation, il convient de prélever au maximum 20% à 25% des unités folliculaires de la zone de prélèvement. Un prélèvement supérieur à 4000 greffons laisse une zone de prélèvement très appauvrie, clairsemée, ce qui est absolument à éviter.

La superficie à recouvrir est donc à prendre en considération avant de déterminer le nombre d’implants. Il faut privilégier certaines zones, en accord avec le patient, en cas de grande zone à recouvrir.

En effet la reconstruction de la zone frontale antérieure et de la ligne capillaire antérieure demande souvent plus de 2000 greffons, ce qui en laisse peu pour la tonsure.

En matière de greffe capillaire, la densité de cheveux et l’architecture d’implantation donnée par le chirurgien est plus importante que le prélèvement d’un nombre élevé d’implants. En ce qui concerne la densité capillaire et donc le pouvoir occultant de la peau du cuir chevelu, on considère qu’au dessus de 45 cheveux par cm2, le cuir chevelu est peu visible.

Les paramètres de camouflage du cuir chevelu sont : le diamètre des tiges capillaires, leur densité, leur couleur, l’orientation vectorielle et la forme du cheveu.

Les cheveux épais, bruns, frisés, de densité supérieure à 45 cheveux/cm2 ne donnent pas l’impression de manque de cheveux. En revanche les cheveux fins, blonds, raides, même à plus de 50 cheveux/cm2 laissent souvent voir la peau du crâne. Il faudra donc mettre beaucoup plus de greffons pour obtenir un résultat équivalent. On comprend donc pourquoi les résultats, en image, sont plus probants pour les chirurgiens en Turquie (cheveux épais, noirs, ondulés, avec une grande zone donneuse) qu’en Suède ou en Finlande où les patients sont blonds avec les cheveux fins.

Un autre facteur est la différence du nombre de cheveu par UF. Les UF sont composées de 1 à 4 cheveux, la moyenne est de 2,2.

Le bon résultat n’est donc pas uniquement du fait du chirurgien capillaire mais la qualité de la zone donneuse entre pour beaucoup dans le résultat final.

4 – La zone à recouvrir

 

Les zones à recouvrir ne sont pas toutes demandeuses de la même qualité d’implant pour obtenir le même résultat. La plus “gourmande” est la zone de la tonsure, ou vertex, car à ce niveau, les cheveux sont implantés quasi verticalement avec une orientation vectorielle aux formes d’une galaxie. Cela explique qu’il est naturel de voir le crâne à cet endroit. La reconstruction d’une telle zone est très particulière, car les techniques sont nombreuses mais pas satisfaisantes en dehors de la technique de colimaçon.

La zone à recouvrir doit vraiment tenir compte de l’âge du patient : l’alopécie étant évolutive, il faut veiller à prévoir sa progression pour éviter d’isoler de façon très artificielle des cheveux implantés trop bas.

La dispersion et la répartition aléatoire sont également importantes car il est fondamental de changer d’inclinaison des cheveux, plus penchés en avant qu’au dessus du crâne et intercalés au maximum pour éviter l’effet forêt de peuplier ou l’existence d’un dessin parfaitement géométrique, signe de manque d’expérience dans le domaine de la greffe.

Définir un protocole de soin qui vous convient pour une peau lisse et hydratée

Mes protocoles de soins associent à des degrés divers tout l’arsenal thérapeutique à ma disposition. L’élément essentiel à comprendre, c’est qu’il n’y a pas de schéma préétabli et que chaque patiente est unique. Il conviendra de discuter ensemble des résultats que vous souhaiteriez obtenir.


Un protocole complet pour améliorer visiblement la qualité de la peau et atténuer ses imperfections comprendra les éléments suivants :

  • Skinbooster NTCF135HA : en blanching technique avec traitement des ridules, en mésothérapie, ou par canulation
  • Peeling doux : acide glycolique à 20/50/70% en fonction de votre peau
  • Laser EMERGE
  • LED

Le skinbooster

J’utilise le plus souvent le NTCF135HA de Filorga qui, au fil des années, s’est montré extrêmement fiable, efficace et sans complication. On peut l’utiliser de trois façons :

– la mésothérapie : avec injection point par point : 1000 au total sur un visage, 1500 si le traitement comprend le coup et le décolleté.

– la blanching technique : elle consiste à injecter dans le derme superficielle une très petite quantité de produit qui rend la peau un peu blanche en superficie, d’où son nom. Les injections sont réalisées de façon contiguës et de proche en proche de façon à ce que le tissu cutané devienne intégralement blanc (d’où le nom de blanching technique)

– par canulation : avec canule minuscule, qui ne pique pas, afin déposer dans le derme une quantité de produit importante et donc de réhydrater en profondeur. Cette technique demande plus de produit

Le peeling doux aux acides de fruits

Ce peeling convient à tout phototype et ne provoque pas de desquamation. C’est le moins agressif et pourtant il reste très efficace : il permet de traiter la surface cutanée et de diminuer les différences tinctoriales. Ce sont les acides glycoliques et pyruviques qu’il contient qui agissent sur la qualité de la peau, son éclat.

Le laser EMERGE

C’est un laser de type FRAXEL. Il est utilisé pour créer des micro-points cutanés autour de la région orbitaire et autour de la bouche. Il faut deux voies de passage. Son efficacité est signalée par la présence après le traitement de micro croûtes cutanées et d’un aspect « coup de soleil »  qui disparaissent en quelques jours.

La LED

En fin de protocole, la final touch est apportée par les LED qui activent la micro circulation, et améliorent le grain de peau.

Les protocoles varient en fonction des types de peau et de l’attente des patientes