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La médecine esthétique au service de la qualité de votre peau

Lorsque l’on est chirurgien plasticien, une des demandes les moins fréquentes concerne la qualité de la peau du visage. Longtemps, le métier de chirurgien s’est résumé à retirer de la peau en excès avec une résultante cicatricielle la plus discrète possible. Pourtant le chirurgien a son rôle à jouer dans l’amélioration de la qualité de la peau : élasticité, hydratation, remise en tension et même redéfinition des formes. Pour cela, on peut utiliser différents protocoles de micro injections : le micro-needling (micro-aiguilles)


Le roller

Il se contente de faire des petits puits dans la peau sans injecter de produits. On applique sur la peau des produits dont une partie pénètrera partiellement. Une quantité microscopique pénètre mais suffit à améliorer là l’aspect trophique de la peau.

Chaque micro agression cutanée provoque un afflux de cellules immunocompétente et également des plaquettes chargées de cellules de croissance bénéfiques à qualité de la peau. L’effet est très modéré sauf en cas de pénétration très agressive qui engendre des phénomènes inflammatoires plus marqués.

La mésothérapie

Aussi connu sous le nom de skinbooster, sa fonction essentielle est de déposer dans la partie moyenne du derme un produit hydratant et stimulant. Il en existe d’excellents qui fonctionnent très bien avec une durée d’efficacité de plusieurs mois.

Le laser FRAXEL/EMERGE

Les micro-agressions peuvent également être réalisés avec un rayon laser, celui qui a tenu la vedette pendant des années est le Fraxel, toujours utilisé mais moins mis en avant car, comme tous les traitements laser, il a montré ses limites.

Le peeling

D’abord il y a le peeling mécanique qui de la même manière que le laser CO2 agresse la peau. Il est quant à lui complètement abandonné car les suites sont souvent lourdes : changement durable de couleur de la peau par exemple (hypochromie). Ce peeling est rejeté par les patientes qui le trouvent inacceptable.

Ensuite il y a le peeling chimique. Il existe également sous plusieurs formes. Je ne pratique que des peelings légers aux acides de fruits, TCA et acide phytique : il y a une prise de risque très faible dans ces peelings. En effet, chaque peeling a des avantages mais beaucoup d’inconvénients, dont le principal est la dyschromie, qui n’est pas toujours réversible…

Les LED

La luminothérapie existe depuis de nombreuses années et continue d’apporter des améliorations sur la qualité de la peau à condition que celle ci ne soit pas réalisée seule mais dans un contexte de protocole.

Les fillers

Les fillers sont composés d’acides hyaluroniques faiblement réticulés. Ils sont maintenant une aide dans le traitement de la peau en cas d’affinement dermique. Par ailleurs son affinité très importante avec l’eau permet d’hydrater en profondeur le tissu cutané et de donner une trophicité intéressante. Le filler d’hydratation phare est le Volite, injecté par canulation.

Comme nous le voyons, la médecine esthétique propose de nombreuses réponses à la dégradation de la qualité de la peau, cela implique une constante adaptation des protocoles de soin.

Du nouveau dans les fillers

Un filler c’est un produit de remplissage, en général il s’agit d’un acide hyaluronique. De plus en plus sophistiqués et variés, ces fillers font l’objet d’avancées scientifiques incroyables ces dernières années. Il existe un grand nombre de laboratoires qui proposent des produits diversifiés et propres à chaque besoins parmi lesquels le chirurgien fait son choix de palette.

Vous trouverez dans cet article les différents acides et techniques d’injection utilisées pour les besoins les plus précis.


La médecine esthétique est une science qui permet aujourd’hui, en un geste simple, de gommer les imperfections liées au vieillissement ou aux meurtrissures de la vie. En ce sens, les acides hyaluroniques ne font pas l’apologie du “jeunisme”, bien au contraire, mais permettent d’atténuer certains effets du vieillissement : la résorption osseuse, la dégradation de l’état dentaire, ou parfois, la modification des forces musculaires, qui contribuent à donner au visage un air sévère, préoccupé, fatigué, contrarié. Les patientes sont plus à la recherche d’un effet bonne mine que d’un rajeunissement.

Les effets que les patients cherchent le plus à atténuer sont “l’air sévère” et “l’air fatigué”. Ces deux aspects sont le fait de la synergie de deux facteurs : la rétractation péri-orificielle buccale et orbitaire et d’autre part, la fonte volumétrique. La rétractation péri-orificielle induit la chute de la pointe du nez, la contraction musculaire péri buccal (le “code-barres”), et la modification de la pointe du menton qui s’affine et se rétracte. Il faudra le traiter dans le même temps thérapeutique ainsi que les zones labiales supérieure et inférieure.

Si un bon résultat passe par le traitement de toutes ces micro-zones, la demande des patientes ne concerne que deux zones : les sillons naso géniens et l’affinement de la lèvre, c’est à dire ce que la patiente “voit” avec son œil. Or, les études morphométriques montrent à quel point cela est insuffisant pour obtenir un résultat satisfaisant.

Pendant longtemps, l’utilisation des acides hyaluroniques se faisait justement sur ces zones : ce que l’on voit ! Depuis, grâce au génie biologique de quelques chercheurs on dispose de produits avec lesquels il a été possible d’aller plus loin dans la prise en charge du vieillissement facial.

Le vieillissement facial est une conjonction de plusieurs facteurs morpho psychologiques et trophiques, qui s’inscrivent dans l’histoire de la vie de la personne. Pour une prise en charge optimale des patients, il faut considérer ces éléments et s’appuyer obligatoirement sur une solide formation médicale. Les injections constituent un acte à risque très technique et minutieux, qui nécessite des connaissances anatomiques, biologiques, allergologiques.

Au-delà de la maîtrise technique du chirurgien, cet acte demande un haut degré de précision et un haut degré de précision. Un bon “feeling” avec la patiente permet de bien communiquer sur ses besoins, ses attentes, ses inquiétudes. De cela dépend la bonne prise en charge de la patiente tout au long de l’acte esthétique. L’attention portée à la patiente est décisive pour le bon déroulement et le bon résultat des injections. Un acte esthétique réussi ne doit pas être que le seul fait de la compétence.

Dans un monde esthétique qui bouge et qui contient une multitude de nouveaux produits et techniques, il est indispensable de mettre le patient au cœur de la démarche du médecin.

Les patientes craignent et refusent les cicatrices, les douleurs, l’éviction sociale post acte, les longues interventions. Elles sont demandeuses de rapidité, de diversité, de suivi et d’expertise. C’est pourquoi le chirurgien doit se tenir sans cesse informé des nouvelles techniques, avoir du recul par rapport à celles-ci et être à l’écoute de sa patientèle.

La nouveauté dans le domaines des fillers est un complexe mélange de tous ces facteurs, les demandes des patients sont plus ciblées, la proposition de soin beaucoup plus large, les produits de plus en plus performants, les prix plus abordables. On demande au médecin une écoute, une expertise avec le minimum de contrainte sociale. L’acte se veut de moins en moins douloureux, avec un résultat le plus naturel possible.

 

Perte de cheveux : Nouvelle technique et outils ultraperformants pour des résultats naturels

Dr Martial Bodnar toulouse perte de cheveux

Un individu a entre 100 000 et 150 000 cheveux et en perd 100 à 150 par jour.

Cette perte de cheveux est un processus tout à fait naturel mais devient un problème lorsque les cheveux tombés ne repoussent plus.

Véritable fléau touchant jusqu’à 50% des hommes et cauchemar absolu pour des centaines de femmes victimes elles aussi, la calvitie reste une source de complexes qu’aucune mode n’a encore réussi à gommer…


 Entre lotions, traitements hormonaux, implants avec cicatrices plus ou moins visibles, les laboratoires pharmaceutiques comme la médecine, depuis bien longtemps mobilisés autour de la question, peinaient jusqu’alors à trouver des réponses totalement convaincantes.

Avec la FUE (Follicular Unit Extraction), la chirurgie apporte aujourd’hui une nouvelle solution à tous les patients souffrant de calvitie.

Quand la micro-greffe permet de retrouver une chevelure naturelle

Dernière née dans le monde de la micro-greffe capillaire, la technique FUE est une méthode douce d’extraction folliculaire. Quasi indolore, peu invasive et avec une cicatrisation très rapide, la FUE permet de redensifier la chevelure des patients en leur greffant leurs propres cheveux.

Prélevés un à un dans les parties où les cheveux sont les plus denses et résistants, les greffons sont ensuite minutieusement intercalés entre les cheveux existants. Pratiquée sous anesthésie locale, cette opération permet une redensification considérable voire une réhabilitation très importante des calvities même évoluées.

La FUE est aujourd’hui la seule technique qui permet d’obtenir un résultat final totalement naturel sans aucune cicatrice visible.

Il s’agit d’un véritable aboutissement de la miniaturisation des prélèvements de micro-transplants capillaires. Cette technique ne cesse d’évoluer et de s’améliorer. On entend beaucoup parler du robot ARTAS et si la démarche d’automatisation est intéressante, elle reste encore trop aléatoire, les pannes sont fréquentes et le résultat approximatif ce qui oblige souvent à repasser en manuel.

 Clonage…attention !

Il faut également à mettre en garde les patients contre la technique du “clonage” des cheveux proposée malheureusement de plus en plus fréquemment et qui reste tout simplement une arnaque. En effet, certains centres proposent un clonage qui est en réalité une simple séparation des cheveux inclus dans l’unité folliculaire ! La recherche fondamentale concernant le clonage de cheveux n’en est encore qu’à ses débuts, il faut laisser le temps au temps. L’avenir du traitement de la calvitie semble trouver des solutions tangibles dans la maitrise des cellules souches, comme en atteste les découvertes scientifiques fondamentales le plus récentes.

Un geste expert et un tout nouvel outil ultra performant

Lors du dernier congrès international de l’ISHRS à Las Vegas, une évolution considérable dans la technique du prélèvement des implants a été présentée. Baptisé WAW FUE, cet instrument de microchirurgie permet d’augmenter la précision et la rapidité du geste lors de l’extraction des greffons folliculaires. Il facilite le prélèvement et la greffe des follicules en rendant quasi inexistant les transections (c’est à dire une section partielle ou totale des follicules qui empêche toute transplantation).

Conjugué au savoir-faire du chirurgien, il permet de réduire les risques d’endommagement des greffons lors de leur transplantation, de réduire le temps d’intervention et d’améliorer les suites post-opératoires.

S’il est vrai que le nombre d’implants mis en place est très important pour une greffe, la qualité de ces implants reste fondamentale. A ce titre, le Docteur Jean Devroye qui a développé le WAW FUE avec son moteur ultraperformant détient la palme en terme de qualité de greffons prélevés.

Epilation définitive : pour une fois, vous en voudrez à vos cellules souches !

Malgré tous nos efforts…la perfection épilatoire n’existe pas tant que vous êtes jeunes…la faute à vos cellules souches.

Ce qu’on appelle stem cells dans le jargon des sciences biologiques fondamentales ne permettent pas d’atteindre le 100% dépilatoire, mais pourquoi ?!


Dans les tissus cutané profond mais également le tissu conjonctif graisseux d’innombrables cellules sont destinées à régénérer les différents tissus. Certaines cellules sont spécialisées dans le renouvellement des poils.

Si celles-ci nous embêtent en alourdissant le prix final de l’épilation laser, il y a quelques millions d’années elles ont contribuées à nous protéger du froid pendant les périodes glaciaires. Ce sont également ces cellules souches qui assurent le renouvellement du pelage de nos animaux domestiques…

Ainsi, plus vous avez de cellules souches, plus vous aurez de séances à effectuer. Cela explique que lorsque vous commencez les séances de laser avec votre maman, elle sera débarrassée de toute sa pilosité en quelques séances alors qu’il vous en faudra beaucoup plus. C’est pour cela que le médecin laseriste demande votre âge pour évaluer le nombre de séances nécessaire pour obtenir un résultat satisfaisant.

Par exemple, à 18 ans, pour une épilation du maillot il faut compter 10 séances, plus si vous êtes châtain claire. Pour les poils les plus clairs, il faut compter jusqu’à 12 séances. A 35 ans, parfois 3 à 4 séances suffisent.

Il est très difficile pour une patiente blonde de voir ses poils éliminés au laser car les poils sont pauvres en mélanine.

Un conseil si vous êtes blonde : rasez et laissez s’épaissir les poils pendant plusieurs mois avant de renouveler les séances.

Transformer ses cheveux, une vraie force symbolique à travers les âges

Dans les sociétés anciennes comme contemporaines, sur tous les continents, nombre de rituels sont attachés au cheveu : le passage à l’âge adulte, les changements de statut social, sont parfois associés à des changements significatifs de la coiffure. Des moments toujours prégnants aujourd’hui, mais qui pourraient être rejoints par d’autres, plus propres au XXIe siècle.


Les cinéphiles reconnaîtront d’emblée cette scène, se déroulant à Parris Island en 1967. Avant de tomber entre les mains du sadique sergent Hartman, les jeunes recrues inaugurent leur engagement dans l’armée par un passage sous le rasoir du coiffeur militaire. Finies mèches blondes, coupes afros, coiffures hippies : avant même d’endosser l’uniforme, c’est par le cheveu que s’effectue la transition entre la vie civile et militaire. Cette scène inaugurale du film Full Metal Jacket perpétue l’image de la coupe des cheveux comme rituel de passage. En France, combien d’appelés à l’ancien service national ont-ils ainsi entendu, tout en faisant le deuil de leurs boucles, cette fameuse maxime : « en sortant d’ici vous serez devenus des hommes ». Si ce temps sont désormais révolus, les occasions de franchir un cap symbolique en « changeant » de cheveux ne manquent pas. Au sortir des études, assister à un premier entretien d’embauche impose bien souvent aux jeunes hommes de dire adieu à leur coupe d’étudiant.

Moins brutale, l’habitude de certains parents de conserver la première mèche coupée à leur enfant marque tout autant un rite de passage, celui de la sortie du premier âge pour passer dans l’enfance. Dans l’islam, c’est au septième jour après la naissance qu’il convient de raser le crâne de son bébé, afin d’en marquer d’un point de vue spirituel la venue au monde. Dans la tradition juive, c’est à leur troisième anniversaire que les petits garçons se font pour la première fois couper les cheveux : ici encore, la coiffure est présente dans le premier événement traditionnel de la vie d’un petit enfant, une notion que l’on ne trouve d’ailleurs pas que dans les sociétés occidentales. Ainsi, chez certaines populations d’Amazonie bolivienne, le rutuchikuy marque lui aussi l’entrée de l’enfant dans le monde des adultes. Cette cérémonie festive de la première coupe de cheveux– menée avec force nourriture et alcool – rassemble un grand nombre de membres de l’entourage de la famille. Préalablement à la coupe, la chevelure est tressée avec soin, et ornée de rubans multicolores de diverses significations.

Voici qui fait écho de manière lointaine au soin apporté chez nous aux coiffures des mariées, ces chevelures plus ou moins sophistiquées mais toujours confectionnées avec un soin méticuleux représentant un élément fondamental de cette journée ô combien symbolique.

 Quels rites capillaires pour demain ?

Au travers du cheveu subsistent ainsi au XXIe siècle des rituels immémoriaux. Mais notre époque peut-elle faire naître ses rites propres, marqués par les progrès technologiques constants ? Par exemple, face aux avancées considérables des traitements médicaux, les réseaux sociaux abondent de patients et de patientes photographiant leur dernière séance de traitement, arborant leur tête glabre comme trophée d’une maladie vaincue.

Moins dramatique, la perte naturelle des cheveux n’est désormais plus une fatalité. La force symbolique qui accompagne la chevelure, à la fois marqueur de la féminité et symbole de vérité, est sans nul doute l’une des raisons qui pousse hommes et femmes à corriger leur perte de cheveux et calvitie via les traitements les plus efficaces. A la pointe de ces traitements, figurent en bonne place les greffes de cheveux. 

Dr Martial Bodnar greffe cheveux

Ainsi, au XXIe siècle, procéder à une greffe de cheveu devient-il, tout autant que d’autres rites par le passé, une étape-clé dans la vie d’une personne. C’est pour beaucoup de patients une attente, une espérance, le fruit d’une volonté de changement voire de métamorphose. Pour certains, la calvitie est vécue comme une disgrâce. Alors la greffe de cheveux pourrait-elle un jour constituer un rite de passage culturel si elle continue à se démocratiser et se généraliser ?

Parions que, dans le futur, la première greffe de cheveux constituera aussi un temps symbolique dans la vie d’une personne, signe de statut social et d’entrée dans une maturité épanouie. D’où l’intérêt, pour franchir ce pas marquant, de s’adresser aux meilleurs professionnels garantissant à la fois un résultat esthétique parfait et une sécurité irréprochable.

Préparer ma première visite pour l’épilation définitive au laser

Vous allez prendre rendez-vous pour une première visite en vue de découvrir l’épilation au laser ou allez le faire ? En attendant de vous accueillir chez le docteur Bodnar, voici une petite notice pour préparer votre rendez-vous.


Votre premier rendez-vous est crucial : le docteur va examiner votre peau, sa couleur, sa texture, les qualités de vos poils : épaisseur, richesse et densité de mélanine. Ces éléments vont permettre de définir les paramètres du laser.  A l’issu de la consultation gratuite, le docteur Bodnar vous remettra un devis, un consentement éclairé et votre livret de suivi personnalisé.

Voici quelques éléments que vous devez savoir avant de vous rendre au cabinet du docteur Bodnar :

  • Veillez à ne pas avoir pris le soleil dans les deux mois qui précèdent votre séance : le premier ennemi du laser, c’est le bronzage ! Risque de brûlures, de dépigmentation… Bien que les brûlures soient superficielles et ne laissent pas de trace, autant les éviter et ainsi optimiser votre programme d’épilation. Pour plus d’informations à ce sujet, lisez l’article sur les effets du bronzage sur le fonctionnement de l’épilation laser.
  • Un test laser sera effectué sur les zones que vous souhaitez épiler. Le matin du rendez-vous ou la veille au soir, rasez 2 cm2 de ces zones, si vous ne voulez pas vous raser entièrement. (Sauf visage)

A la suite de cette séance, vous pourrez prendre rendez-vous pour votre toute première épilation définitive !

La séance de découverte est gratuite.

Le cheveu, une histoire ancestrale

Si les techniques de pointe nous permettent aujourd’hui de contrecarrer efficacement la chute des cheveux, la préoccupation capillaire est présente dans l’Humanité depuis les âges les plus reculés. Du mythe de Samson à la micro-greffe, retour sur une histoire millénaire.


Quelques milliers d’années avant notre ère, des hommes de Cro-Magnon partent en chasse. Vêtus de peaux de bêtes, armés de lances, leurs silhouettes hirsutes sortent de la caverne… hirsutes ? Eh bien pas tant que cela : contrairement au cliché de l’homme préhistorique fruste, les archéologues ont prouvé que même nos plus lointains ancêtres prenaient soin de leur chevelure. Pierres ou dents d’animaux servaient de rasoirs ou de peignes, au départ pour une raison hygiénique : entretenir sa chevelure était (et demeure) le moyen le plus efficace de lutter contre les parasites. Bien vite cependant, la chevelure s’est parée d’une signification magique, peut-être nourrie par la fascination de voir ces cheveux repousser sans cesse après avoir été coupés.

Bien vite, les croyances se sont ancrées dans un mythe qui persiste encore dans la civilisation judéo-chrétienne : Samson, dont les cheveux incarnaient aussi bien la dévotion à Dieu que la puissance physique. Perdant ses cheveux, Samson perdit aussi sa force, sa virilité pourrait-on dire.

En réalité, quelle civilisation ne s’est jamais préoccupée de ses cheveux ? Les barbares velus et négligés, en opposition aux raffinés Grec et Romains ? Clichés, une nouvelle fois : portant bien les cheveux longs, les Gaulois n’en apportaient moins un soin particulier à confectionner des tresses sophistiquées. Les Pharaons se teignaient quant à eux les cheveux au henné. Dans l’Egypte antique toujours, il est intéressant de souligner que les enfants étaient rasés jusqu’à la puberté, le cheveu pouvant pousser librement quand survenait l’âge adulte. Si absence de chevelure il y avait, elle était volontaire, par le rasage du crâne ; l’alopécie masculine, en revanche, était compensée par des perruques ou des extensions artificielles parfois d’un haut niveau de complexité.

De l’Europe à l’Asie, l’Antiquité a également vu se développer une multitude de décoctions et onguents destinés à lutter contre la chute des cheveux. En ce sens, les cliniques actuelles sont les héritières des sorciers et rebouteux d’antan… la rigueur scientifique et l’efficacité en plus !

Au cours du Moyen-Âge, le cheveu conserve son importance, non seulement esthétique mais aussi et surtout chez les puissants comme marqueur de rang militaire, social ou religieux. Qu’elle soit tressée, coupée court, tonsurée pour les moines, la chevelure garde une constante : elle n’est jamais négligée. Au contraire, tondre totalement un rival est le meilleur moyen de le disqualifier. Dans ce contexte, on comprend qu’ici encore, lutter contre la calvitie dépasse le simple enjeu esthétique.

Dans les temps modernes vient le temps des perruques poudrées, familiarisées par les reconstitutions historiques de l’époque. Si l’image de la cour emperruquée du Roi de France est si ancrée dans notre inconscient, elle le doit tout d’abord à Louis XII, pour qui cet artifice était avant tout un moyen de masquer sa calvitie. Se répandant chez les courtisans, la mode a ensuite été reprise par Louis XIV, pour les mêmes raisons. En ce sens, les chefs d’Etat actuels recourant aux implants capillaires ne font que suivre ce mouvement qui, depuis les origines, voit dans les cheveux un attribut du chef, a contrario d’un crâne dégarni assimilé dans l’opinion aux technocrates si décriés.

Qu’elles se basent sur des traitements médicamenteux ou sur des micro-greffes, les techniques actuelles de lutte contre la calvitie ne font que s’inscrire dans cette histoire aussi vieille que l’Humain. Au-delà de la seule esthétique, c’est toute une force sociale et symbolique qui, dans nos civilisations, s’attache à la chevelure : il est d’autant plus compréhensible de chercher à lui apporter le meilleur soin, en ayant recours à chaque époque aux méthodes les plus avancées qui puissent exister.

Dr Martial Bodnar greffe capillaire

Les clés d’un greffe de cheveux réussie (Suite de l’interview du Dr Bodnar)

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Retrouvez la première partie de l’interview ici


« On voyait par le passé des personnes dont les cheveux greffés n’avaient pas l’air « naturel ». A quoi cela est-il dû ? »

La technique de la FUE que nous pratiquons aujourd’hui ne pose plus ce problème de l’aspect naturel des cheveux en raison de la possibilité que nous avons de prélever unité folliculaire par unité folliculaire. Ces évolutions sont rendues possibles grâce aux nouvelles technologies sur lesquelles nous reviendrons.

En revanche, la technique, plus ancienne, consistant à prélever par une bandelette une quantité importante de peau et de cheveux qu’il faut ensuite “techniquer” n’offre pas le même résultat. C’est sans doute à cela que votre propos fait référence.

Cette technique obsolète impliquait en effet de pratiquer une dissection fine de toutes les unités folliculaire les unes après les autres ce qui engendrait la plupart du temps des groupes d’unités folliculaires disgracieux que nous appelons communément les « champs de poireaux ».

Du fait de la miniaturisation du prélèvement des cheveux, et des progrès constant de la médecine et des appareils, ces problématiques ne se posent plus. Encore faut-il pour cela disposer d’une formation extrêmement pointue aux techniques FUE de greffe de cheveux.
« Les nouvelles techniques solutionnent-elles ce problème ? »

La technique la plus aboutie en matière de greffe de cheveux et la FUE ce qui signifie Folliculaire Unité Extraction
Il ne s’agit pas d’enlever de grande quantité de peau avec des cheveux mais uniquement les unités folliculaire qui contiennent les bulbes et les cheveux. La technique d’extraction des unités folliculaire demande néanmoins une grande expérience. Comme vous pouvez le constater sur la vidéo du compte youtube du cabinet cette opération est également une affaire d’équipe. Il est important que toutes les assistantes soit parfaitement formées pour obtenir de très bons résultats. L’aspect final est lié également à la manière de réaliser les sites dans lesquels sont être reçus, introduit les implants capillaires car le repousse se fera exactement dans l’axe créé par le praticien. En conclusion c’est une excellente technique mais qui demande une grande formation du médecin et également de l’équipe des assistantes.

« Selon vous la greffe de cheveux deviendra-t-elle un acte chirurgical banal et démocratisé dans les prochaines années ?

Bien évidemment et notamment grâce aux nouveaux matériels d’extraction folliculaires extrêmement performants qui permettent de réaliser un travail plus précis et plus rapide. Naturellement, les tarifs, liés au temps d’intervention, sont amenés à baisser. Ainsi, demain, nous espérons que les tarifs greffes de cheveux seront enfin accessibles à tous. Mais il faut prendre garde également aux courses vers le prix. Le choix d’un chirurgien réputé, expérimenté et spécialiste en greffe de cheveux doit être vigilant et appliqué.

On voit de nos jours bien des patients se tourner vers des séjours, pensions comprises, à l’étranger au Mahgreb ou en Turquie.

Dès lors, les standards de qualité que les professionnels de la greffe de cheveux les plus sérieux en France, essaient d’imposer, dans une approche médicale (c’est-à-dire soucieuse de votre bien être et non des profits ou de la rentabilité), ne peuvent être garantis.

C’est pour cela qu’avant toute chose, avant d’encourager les gens dans une intervention qui est devenue bénigne il est vrai, nous analysons avant tout l’intérêt médical et psychologique de nos patients dans leur démarche de greffe capillaire…

Comment botox et acide botulique se sont imposés comme traitements esthétiques de référence ?

Aux prémices de la révolution esthétique

 Le Botox et l’acide hyaluronique ont réellement révolutionné la prise en charge médicale de « l’anti aging » ou re-juvénilisation faciale et cela en à peine deux décennies.

Il y a 20 ans seulement le chirurgien esthétique avait l’exclusivité du rajeunissement du visage. Les patient(e)s consultaient le chirurgien et l’indication de lifting  était posée dans la grande majorité des cas.  Le chirurgien retendait les peaux du visage avec plus ou moins de bonheur et de réussite. On assista ainsi à la naissance des  “surgical look” – un qualificatif explicite quant aux réussites de ce type d’opération. C’était le temps du « Tout Chirurgical ».

Ensuite apparurent les « peelings » plus ou moins forts qui présentaient des risques de résultats inconstants avec très souvent des modifications durables de la couleur de la peau.

D’une façon quasi simultanée, il y a  quinze ans de cela, de la même manière que les smartphones ont révolutionné les échanges d’informations dans le monde, l’acide hyaluronique et la toxine botulique ont modifiés profondément la prise en charge du vieillissement du visage.

Pourquoi parler de Révolution Esthétique avec l’acide hyaluronique ?

Ces substances, bouleversant les pratiques, relèguent en effet la chirurgie au second plan.

La chirurgie n’est plus qu’un dernier recours, recommandé bien après, (plusieurs années après) avoir utilisé toutes les possibilités des traitements médicaux et injections d’acide hyaluronique ou botox. A ce titre, tordons le cou une fois pour toute aux préconçus, il n’est pas, ou plutôt n’est plus de chirurgie de rajeunissement du tout. La chirurgie est  d’avantage un acte de reconstruction mais pas de re-juvénilisation.

Mais de nouvelles problématiques voient le jour. Bien plus que la prise en charge du vieillissement, il s’agit maintenant de tenir compte de l’impact social qu’engendrent les effets de l’usage mal contrôlé du botox (toxine botulique) et de l’acide hyaluronique sur  l’aspect émotionnel des mimiques faciales évoquant la tristesse, la joie, l’air soucieux, les plis d’amertume ou la surprise…

Dans une société qui fait la part belle à l’image on se doit de paraitre en forme, de bonne humeur, afin de partager, auprès de l’entourage mais aussi sur les réseaux sociaux toutes les aventures du quotidiens… Les ” selfies” constitueraient presqu’un baromètre permanent du degré d’activité et du bonheur de vivre des individus.

N’oublions pas qu’il y a eu en deux ans plus de photos prises que depuis la créations de la photographie il y a plus d’un siècle. Et bien sur l’on se doit de montrer un visage ” re-pulpé” égayé des mimiques d’expression les plus cools possibles.

Tout l’art du bon médecin esthétique est dans le respect des expressions faciales

De ce point de vue il existe deux axes à prendre en charge: la perte de volume du visage et l’hypertonie progressive des muscles globalement abaisseurs des structures du visage.

Pour schématiser, l’acide hyaluronique est le traitement de choix de la volumétrie et la toxine botulique (botox) le traitement des mimiques. En réalité, et c’est là l’expression de techniques et talents acquis au fil de l’expérience, une utilisation judicieuse fait la plupart du temps  appel à leur utilisation synergique. Maîtriser l’ensemble est nécessaire pour produire le résultat optimal et naturel que les patients recherchent.

Principes de base sur l’acide hyaluronique et le botox

L’acide hyaluronique  est l’un des constituant principaux du collagène. C’est une molécule de forme assez simple qui a la particularité de pouvoir être associée à d’autres molécules d’acide hyaluronique ou bien de rester dans sa forme primitive c’est à dire libre.

Le procédé qui consiste à unir les molécules d’acide hyaluronique entres elles s’appelle la réticulation. La réticulation permet d’obtenir une forme plus ou moins élastique, c’est à dire qui peut se déformer mais qui a la capacité de retrouver sa forme originelle, ou bien une forme plus cohésive c’est à dire qui a une bonne capacité à donner du volume et à “projeter” les tissus dans lequel il est injecté. Ainsi, la substance doit-elle être manipulée en fonction des besoins.

Pour donner un exemple simple, pour une lèvre il est intéressant de chercher à donner un peu de volume mais il demeure essentiel et primordial de conserver intégralement bonne mobilité de la bouche. L’acide hyaluronique doit donc être très élastique.  En revanche pour les pommettes il est plus intéressant d’utiliser un acide hyaluronique qui projette bien les tissus avant tout, donc très cohésif.Dr Martial Bodnar chirurgie du visage toulouse mesolift

En 2017, nous sommes vraiment des héritiers bénis par  plusieurs décennies de recherche qui nous offrent un panel très large de possibilités de répondre aux multiples et diverses demandes auxquelles nous sommes confrontés. Plusieurs marques leaders se partagent les meilleurs injectables. Ces grandes marques investissent dans la recherche et développement des centaines de millions de Dollars et d’Euros tous les ans pour offrir le meilleur de la technologie aux patients et attirer et satisfaire toujours plus de personnes.

La demande est en croissance constante et les médecins que nous avons en sessions de formation sont de plus en plus nombreux. Une recherche poussée est entreprise pour mettre en place une standardisation des points d’injections. En harmonisant les pratiques et valorisant les meilleurs usages, on améliore l’efficacité des produits. L’usage de l’acide hyaluronique, tout comme de la toxine botulique, est de mieux en mieux codifié et permet d’obtenir de bons résultats très facilement reproductible.

C’est au prix de cette recherche permanent d’un bien supérieur et d’une efficacité parfaite que les médecins esthétiques peuvent proposer des injections de botox et acide hyaluronique dénuées de risques sur la santé mais aussi l’expressivité des patients.

 

Quelles solutions pour l’épilation des peaux noires et foncées ?

Comme vous le savez probablement si vous vous êtes renseigné sur la chose, l’épilation des peaux foncées suppose certaines difficultés liées notamment à la difficulté de différencier du point de vue colorimétrique le poil de la peau.

L’épilation pour les peaux noires nécessite ainsi l’utilisation d’un laser particulier : le laser Nd YAG ou Laser Néodyme YAG.
La longueur d’onde de ce laser et de 1064 nm ce qui lui octroie d’avantage d’efficacité pour l’épilation des peaux foncées.


Un laser spécifique pour l’épilation des peaux noires et foncées

C’est LE laser de référence pour l’épilation des peaux de phototypes cinq à six ( Noir et Noir Africain) et parfois des peaux de phototypes quatre (Peaux de types méditerranéens) qui sont également intéressées par l’épilation laser.

L’épilation au laser Nd YAG peut être assez douloureuse, bien plus que l’épilation sur peaux claires. C’est la raison pour laquelle il est préférable de pratiquer une anesthésie locale avant la séance.

Pour le laser Alexandrite la pommade de choix est la pommade EMLA mais elle ne peut pas être utilisée pour la pratique du laser Nd YAG. En Effet la particularité de cette pommade est de provoquer un léger œdème de la peau et plus exactement au niveau de l’épiderme et du derme superficiel, ce qui explique, notamment, qu’après l’application de pommade EMLA au niveau des aisselles et du maillot la peau soit un peu blanche.

En revanche cela constitue un risque pour l’épilation laser lorsque l’on utilise le Néodyme Yag car l’œdème est constitué d’eau et l’eau est justement un chromophore de cette longueur d’onde.

Le chromophore est la cible sur laquelle l’énergie lumineuse se transforme en énergie thermique. L’utilisation de la pommade EMLA peut donc augmenter les risques de brûlure.

Une crème anesthésiante qui préserve des brulures

Il est indispensable d’utiliser une pommade anesthésiante qui ne provoque pas d’œdème. Cette pommade anesthésiante est le Pliaglis. La particularité du Pliaglis est de permettre l’anesthésie locale sans œdème.

La difficulté en revanche réside dans sa mise en place. La vidéo ci-dessus vous permettra de comprendre comment mieux appliquer cette pommade.

Elle constitue un film pommade qui va sécher en 35 / 37 minutes. En dessous de 35 minutes la pommade n’est pas efficace, au-dessus de 45 minutes la pommade ne l’est pas non plus. Il est indispensable de ne pas bouger afin de ne pas décoller le film qui est en train de se produire au niveau des aisselles et du maillot.

Si vous êtes dérangé, si vous téléphonez ou si vous vous déplacer, le film se décollera et l’anesthésie ne pourra pas prendre.
Il est donc nécessaire de rester complètement immobile pendant 35 à 37 minutes, temps d’application le plus efficace. En revanche la durée de cette anesthésie est assez longue, de 2 à 4h. Il est préférable de venir au cabinet pour réaliser l’épilation laser environ 1h30 à deux heures après application. La réalisation du laser sera moins douloureuse à cette période.

Lors de la consultation médicale gratuite, après le paramétrage, une assistante vous indiquera également la procédure d’application. La vidéo qui est associée est destinée à vous faciliter celle ci.