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Archive pour la catégorie : Epilation Laser

Nos réponses à vos questions sur l’épilation laser

  1. C’est un acte médical

L’épilation laser est un acte médical. De fait, il appartient uniquement aux médecins dermatologues de la pratiquer. Evidemment, dans un cabinet de médecine esthétique comme le cabinet du docteur Bodnar, le geste peut également être réalisé par un assistant médical formé sous supervision du médecin.

En revanche, la pratique du laser pour l’épilation est totalement proscrite pour toutes les autres professions et notamment les esthéticiennes. Cette distinction commence à peine à être assimilée par le grand public et s’explique par une certaine confusion, des années durant, avec l’épilation par lumière pulsée dont le procédé et l’efficacité diffèrent fortement.

Dans tous les cas, avant d’envisager une intervention d’épilation laser ou d’épilation définitive, il importe de consulter un médecin. Seul un spécialiste pourra déterminer le nombre de séance et le type de laser adapté à votre peau et votre pilosité.

  1. Le choix du laser est primordial

Contrairement aux idées reçues, le laser émet une lumière invisible, en dehors du spectre lumineux accessible à l’œil humain. La lumière pénètre à travers l’épiderme sur quelques millimètres seulement mais cela est suffisant pour atteindre les pigments du follicule pileux. Sous son action, les follicules pileux sont endommagés ou détruits et perdent leur fonctionnalité. Il ne fabrique donc pas de nouveau poil. C’est ainsi que fonctionnent les lasers pour épilation, en visant les zones sombres des follicules pileux.

Or, il n’aura échappé à personne que tous les individus ne présentent pas les mêmes niveaux de carnation. Le travail de certains artistes illustre d’ailleurs à merveille cette variété des couleurs humaines dans des nuanciers créatifs.

Ainsi, pour les peaux claires, les médecins dermatologues ont généralement recourt à des lasers Alexandrite. Plusieurs générations de laser Alexandrite existent. Notre cabinet est équipé des derniers modèles. Pour les peaux plus foncées il sera nécessaire d’utiliser d’autres appareils et notamment le laser Yag. Encore une fois, le cabinet du docteur Bodnar met un point d’honneur à s’équiper des lasers les plus récents et performants.

  1. Quels sont les risques de l’épilation laser ?

Il faut être assez clair sur ce point, utilisés dans un cadre médical par du personnel compétent, les lasers ne présentent aucun risque majeur pour la santé des patients. Néanmoins, en fonction de la sensibilité de chacun, leur usage peut susciter une légère douleur, un étirement similaire à ce que l’on ressent lorsque la peau s’assèche. Ce picotement peut se ressentir comme une brûlure légère ou un coup de soleil.

Dans les faits, la majorité des patients supportent ce très léger désagrément sans anesthésie mais nous recourrons fréquemment à l’usage d’un anesthésique local sous la forme d’une crème.

En revanche, cela présente quelques complexités supplémentaires s’agissant des peaux très foncées. L’application du traitement d’épilation laser peut stimuler la production de mélanine sur les zones traitées (autour du poil). Cela peut avoir pour conséquence une hyperpigmentation qui dans la majorité des cas est parfaitement transitoire et s’estompe naturellement comme un bronzage au bout de plusieurs semaines. Mais il arrive que cette hyperpigmentation persiste.

A l’inverse, une mauvaise utilisation d’un laser inadapté peut également détruire ou endommager les mélanocytes et engendrer une dépigmentation. Si celle-ci s’avère parfois passagère, les effets se révèlent parfois profonds et les cas de dépigmentation définitive existent malheureusement. (voir notre article sur le sujet http://www.cabinet-esthetique-alsacelorraine.com/2017/01/03/solution-lepilation-peaux-noires-foncees/)

Aussi, notre cabinet privilégie-t-il les lasers Yag (le laser Nd YAG ou Laser Néodyme YAG dans leurs versions les plus récentes). La longueur d’onde de ces lasers est ainsi parfaitement calibrée pour générer plus d’efficacité sur les peaux noires et foncées sans risques d’hyperpigmentation ou dépigmentation.

Enfin, pour être parfaitement clair et définitif sur une hantise revenant souvent dans les questions de nos patients : non le laser utilisé pour l’épilation n’est PAS cancérigène. Si les longueurs d’ondes ultra-violets sont notoirement dangereuses et expose les individus à des risques importants de cancers – sous le soleil ou en cabinet UV – les longueurs d’ondes à l’œuvre dans l’usage du laser dans le cadre d’épilations n’ont rien à voir…

  1. Parler d’épilation laser définitive est un abus de langage

En effet, aucune technique d’épilation ne peut être définitive en une seule séance. On parle plutôt d’épilation de longue durée. En effet, tous les poils ne sont pas concomitamment dans la même phase et tous, et notamment ceux en « gestation », ne seront pas affectés au moment de l’application du traitement laser.

L’épilation laser permet de réduire drastiquement la pilosité d’une zone, en réduisant le nombre de poils et leur diamètre. Ainsi après chaque séance, on observe une raréfaction des poils, une repousse de plus en plus longue et de moins en moins visible. Néanmoins, il restera toujours des « futurs poils » non affectés.  Généralement, le résultat d’une épilation laser demeure extrêmement satisfaisant sur le plan esthétique. Ce qui peut advenir c’est, en revanche, la reformation de poils lors de périodes fortement marquées hormonalement telles que la grossesse, l’acné tardive, la ménopause, ou sous l’action de certains médicaments.

Il faut donc, auquel cas renouveler des séances. Ce qui est en revanche certain, c’est qu’au rythme actuel du progrès technologique l’épilation laser sera de moins en moins contraignante et de plus en plus efficace.

 

L’HISTOIRE DU POIL 2ème Partie: De la Renaissance à l’époque contemporaine

A travers l’histoire le poil est un grand révélateur, bien plus qu’un simple geste d’hygiène ou de mode, l’affichage ou l’ablation du poil est un révélateur de statut social mais c’est aussi un outil politique. Très souvent signe de virilité chez l’homme, de manière générale on préfère le cacher chez la femme. Comme nous avons vu dans l’article précédent  qui traite les tendances de la préhistoire au Moyen Age, l’obsession du poil ne figure pas uniquement dans les pratiques récentes.


L’ÉPOQUE MODERNE

Alors que pendant le Moyen Age, le christianisme en Europe obligeait les croyants à respecter leur état naturel et à garder la pilosité que Dieu nous a donnée, l’Islam maintient qu’il ne faut pas de poil sur le corps pour des raisons de pureté. Le poil du pubis et des aisselles doit être retirés ou rasés pour être considérés comme « Sunna », en revanche la barbe reste digne. A travers l’histoire de l’Islam, femmes et hommes fréquentent des hammams pour se purifier, s’épiler, mais aussi pour parler. Les offices de barbiers à Istanbul deviennent de vrais lieux de discus­sions politiques. La politique et le poil sont inextricablement liés.

En Europe, à l’aube de la Renaissance, les chrétiens reprennent l’épilation. La Renaissance pourrait en effet être considérée comme l’âge d’or de l’épilation. On observe une prolifération de livres de recettes ménagères, souvent intitulés « livres de secrets », dans lesquels on retrouve une myriade de recettes maison pour des crèmes dépilatoires et des méthodes d’épilation. Si on prend l’œuvre de Michel-Ange comme exemple des tendances de l’époque, les femmes sont strictement représentées sans poils. Le David porte des poils très stylisés, mais les nus mas­culins au plafond de la chapelle Sixtine ne présentent aucun poil pubien.  La barbe, en revanche, reste symbole de force et de dignité. Certaines expressions liées au poil émergent tel que « faire la barbe à quelqu’un » ce qui veut dire duper, ou même décapiter. Selon le linguiste Maurice Rat, l’expression viendrait de la pratique militaire au Moyen Age de raser la barbe des vaincus afin de les humilier, ce qui rappelle les femmes tondues à l’époque de la libération après la Deuxième Guerre mondiale. Souvent le poil représente la force d’un indivi­du. On pourrait presque imaginer qu’il a un pouvoir magique, comme suggère l’histoire bib­lique de Samson et Dalila.

LA REFORME ET LES TEMPS RÉVOLUTIONNAIRES

La réforme protestante marque la fin de l’emprise de l’Église catholique sur l’Europe occiden­tale, la monarchie absolue s’installe et le peuple a comme devoir de se faire à l’image de son souverain. De l’autre côté de la Manche, la reine Elizabeth I semblerait manquer de sourcils et s’épile la naissance des cheveux pour se donner un front plus prononcé. Rousse, son poil est quasiment imperceptible, et le look devient à la mode. Les femmes se procurent des pigments pour se tein­dre à son image, d’autres épilent leurs sourcils et se dégarnissent la chevelure.

En France, Louis XIV perd ses cheveux à 20 ans suite à une maladie et a très peu de pilosité. Il se met à porter une perruque et la cour l’imite. Très chère, la perruque devient un vrai discrim­inateur social. Louis XIV porte une perruque noire jusqu’à un âge avancé, mais quand il com­mence à se montrer avec des cheveux blancs, les aristocrates se mettent à en faire autant, une tendance qui perdure jusqu’à la Révolution.

« Les perruquiers, les coiffeurs emploient tellement de farine pour poudrer les perruques, que ça contribue à affamer le peuple. On a là quand même un révélateur des très grandes différenc­es sociales et puis de la crise économique et sociale qui va conduire à la révolution, » note Joël Cornette, auteur d’Histoire du poil, Editions Belin 2011.

La Maja Desnuda de Francisco Goya. Vers 1797. Museo del Prado, Madrid.

L’ÉPOQUE CONTEMPORAINE

En 1797, le peintre espagnol Francisco Goya fait scandale avec La Maja Desnuda. Le tableau est considéré comme la première œuvre d’art occidentale qui représente les poils pubiens d’une femme nue sans connotation négative. La Maja pose un regard direct et sans honte sur le spec­tateur, ce qui donne lieu à des spéculations que le modèle fut la maitresse de l’ancien premier ministre Manuel de Godoy, le premier propriétaire enregistré du tableau. En 1815 Goya est convoqué devant l’Inquisition qui estime le tableau immoral. Ils tentent de connaître le nom de celui qui l’aurait commandé, mais le résultat de l’enquête est inconnu. 

La célèbre anecdote de la nuit de noces du critique d’art anglais John Ruskin en 1848 illustre à quel point la représentation de la femme à travers les âges peut influencer l’image que la société se fait d’elle. Ruskin aurait été tellement repoussé par la vue du corps de sa fiancée qu’il fut incapable de consommer le mariage. Son épouse Effie Gray explique dans une lettre « il avait imaginé que les femmes étaient tout à fait différentes de ce qu’il voyait. Il était dégoûté par ma personne ».

La révolution industrielle donne naissance à des moyens plus faciles de se débarrasser du poil avec l’invention en 1760 du rasoir coupe-chou par le barbier français Jean Jacques Perret. Mais c’est en 1885 que l’ingénieur américain King Camp Gillette entre en jeu quand il imagine le premier rasoir de sûreté qui ressemble davantage à celui qu’on emploie aujourd’hui. Le rasoir arrive sur le marché en 1901, une date qui correspond curieusement à la fin d’une pratique chez les femmes de porter la perruque pubienne nommée le « merkin ».

Le merkin qui remonte au 15ème siècle était surtout porté par les courtisanes et les prostituées (mais pas uniquement) qui s’enlevaient le poil du pubis pour éviter les infestations de morpions et recouvraient leur intim­ité avec un postiche parfois même de couleur fantaisie. C’était également une façon de cacher les ravages des MST. Le merkin refait surface aujourd’hui à Hollywood et dans le monde du fétichisme.

Nu couché, les bras ouverts par Modigliani. 1917.

DU 20EME SIÈCLE A NOS JOURS

Au tournant du siècle la mode expose de plus en plus les jambes et les aisselles des femmes. Les hommes affichent une pilosité faciale soignée. Le rasoir devient un outil de tous les jours.

En 1917 Modigliani expose une série de tableaux à Paris. La police vient le jour de l’ouverture pour fermer les portes. Accusé d’obscénité, l’artiste italien exposait des tableaux représen­tant des femmes nues avec les poils pubiens en vue, aujourd’hui considérés comme son œuvre phare. Le grand public n’est décidément toujours pas prêt à voir la femme dans son état naturel.

Lors de la Grande Guerre on voit renaitre l’expression le « poilu ». Cet euphémisme qui re­monte au moins à cent ans auparavant signifie quelqu’un de courageux, de viril. Le port de la barbe est interdit avec les masques à gaz, Albert Dauzat explique dans son ouvrage L’Argot de la guerre que le poilu « ce n’est pas l’homme à la barbe inculte…c’est l’homme qui a du poil au bon endroit, pas dans la main ! »

C’est un peu plus tard dans le siècle qu’une certaine moustache vient bouleverser le monde. Les chefs d’entreprise et les hommes politiques ne portent plus la barbe à partir de 1945. La mous­tache en brosse à dents heurte tellement le public que pendant plus de cinquante ans, les hom­mes gardent un aspect glabre. Le poil avait acquis une connotation politique plutôt sombre à la sortie de la seconde guerre mondiale. La moustache de Hitler, de Staline, ou encore plus récem­ment celle de Saddam Hussein ou la barbe des extrémistes vient perturber le rôle traditionnel de la pilosité masculine.

L’invention du bikini en 1946 incite les femmes à se raser de plus en plus, mais quelques décen­nies plus tard, une minorité contestataire décide de retourner à l’état naturel. Le look sauvage des hippies fut une prise de position politique contre le système, mais ça n’a pas duré long­temps.

ARTICLES DE RÉFÉRENCE :

https://www.theguardian.com/lifeandstyle/shortcuts/2014/jul/06/john-ruskin-repulsed-by-wifes-pubic-hair

https://www.franceculture.fr/emissions/les-matins/histoire-du-poil

http://www.expressio.fr/expressions/faire-la-barbe-a-quelqu-un.php

https://www.theatlantic.com/health/archive/2014/07/eyebrows-why/374479/

https://www.bustle.com/articles/48042-pubic-hair-trends-over-time-from-tweezer-happy-ancient-greece-to-your-last-painful-wax

https://www.theguardian.com/theguardian/2003/jun/26/features11.g2

L’HISTOIRE DU POIL (1ère partie) : De la Préhistoire au Moyen Âge

Pince à épiler-rasoir égyptien. Vers 1560–1479 av. J.-C., Metropolitan Museum of Art N.Y.C.

Le poil et ses symboles

Le poil est la seule partie du corps qui continue à pousser durant toute la vie, et qui ne meurt pas quand on le coupe. « Le poil c’est une archive. Il est toujours révélateur. Révélateur culturel, révélateur religieux » dit Joël Cornette, co-auteur d’Histoire du poil, (Editions Belin,2011). A travers tous les âges et les civilisations on retrouve un symbolisme et des pratiques similaires. Signe de virilité, de pureté, de statut social, ou de divinité, le symbolisme du poil s’inscrit aussi dans nos expressions linguistiques. « Avoir du poil aux pattes », « reprendre du poil de la bête », « chercher le poil dans l’oeuf », ou encore « avoir un poil dans la main ». Le poil, décidément, on l’admire quand il est à sa place, mais il nous dérange profondément quand il n’y est pas.

De l’épilation intégrale au port de barbe et de moustache, toute civilisation a ses époques et ses tendances, mais un fil rouge traverse l’histoire. La barbe, signe de force et de pouvoir, connaitra de courtes périodes de rejet, mais elle gagne le premier prix de distinction. Globalement, les coutumes veulent que le poil masculin s’affiche, le collier en particulier.  Le poil féminin, c’est une autre histoire, mais contrairement à la pensée populaire, les femmes n’ont pas toujours été les seules à se les arracher.

La préhistoire et l’Egypte ancienne

Masques de Toutankhamun (g.) et Hatchepsout (d.) indiquent leurs statut divin par une prothèse de barbe.

Alors que nous connaissons peu de détails sur les habitudes de l’homme préhistorique, on retrouve des dessins de grottes d’outils d’épilation et de rasage en forme de coquilles, de dents de requin et de silex aiguisés. L’historien romain Tite-Live note que le rasoir a été introduit au 6ème siècle avant JC. Par le roi légendaire romain Tarquin l’Ancien, mais cet outil ne sera pas répandu avant un siècle plus tard.

Danseuses et musiciennes, détail d’une fresque de la tombe de Nebamun. Dynastie XVIII, British Museum, Londres.

En Egypte pré-dynastique, le port de la barbe est très courant, mais cette pratique disparait au début de la période dynastique chez les nobles qui se débarrassent entièrement de leur pilosité, y compris des cheveux en faveur de la perruque et de la fausse barbe. La barbe est considérée comme fortement liée à des qualités telles que la puissance, la virilité et la fertilité masculine, ainsi que la divinité. Comme nous verrons plus tard, à l’époque des rois en Europe, le peuple simule les mœurs de son souverain, mais attention, une barbe avec le bout qui se recourbe vers le ciel est strictement réservée aux dieux. Nous trouvons de telles protubérances sur les masques des sarcophages des pharaons. Même certaines femmes, comme la reine-pharaon Hatchepsout, portent le bouc ornemental pour indiquer leurs statuts divins.

Pourquoi alors se séparer de tous ses poils pour se parer des prothèses velues ? Les Égyptiens étaient obsédés par l’hygiène et l’ornement, deux éléments qui s’affrontent dans un climat désertique, l’épilation devint signe de pureté. Ces pratiques permettaient une bonne hygiène tout en gardant une apparence soigneusement ornée. De plus, les ennemis et les étrangers sont souvent représentés dans l’art égyptien avec des barbes. Cela expliquerait la pratique répandue du rasage, ainsi que la raison pour laquelle les fonctionnaires se laissaient pousser les poils lorsqu’ils partaient à l’étranger.

Les instruments de rasage vont du basique au très sophistiqué : pierre ponce, lames de pierre tranchantes, rasoirs fins en cuivre ou en bronze, mais aussi des recettes rudimentaires de crème dépilatoire et de cire d’épilation. On observe aussi l’émergence d’une nouvelle profession : le barbier. Et s’il reste une petite place au poil en Egypte, on ne touche pas aux sourcils. Sauf quand le chat meurt. Là tout le monde dans la demeure se les rase pour pleurer son décès.

Des traditions gréco-romaines aux superstitions du moyen-âge

Scène d’épilation à la lampe à huile. Peinture sur céramique par Apollodoros, vers 475 av. J.-C.

 

L’idéal gréco-romain semblerait exiger que les hommes montrent les poils sur leur tête, leur visage et leur corps, tandis que les femmes doivent s’épiler. Les méthodes sont particulières : Soit avec une pince à épiler poil par poil, soit avec une préparation à base de résine de pin, soit en utilisant une méthode heureusement reléguée aux couloirs du passé : le flambage. Bien qu’il y ait un débat sur la question de savoir si le corps lisse était réservé uniquement aux courtisanes, la méthode préférée semble être l’emploi d’une lampe brûlante pour snacker les poils à vif.

 

(g.) La sculpture de Porta Tosa. 1185 apr. J.-C., Museo d’arte antica, Milan, © Luca Cerini. (d.) La sculpture fut enlevé au 16ème siecle. il. Edoardo Matania, © El Fondo Antiguo de la Universidad de Sevilla

A l’aube du christianisme, la chute de l’Empire romain signale de nouvelles tendances. Tout va s’inverser. S’épiler, se doter de maquillage, ou se modifier le corps que Dieu nous a donné c’est signe du diable ! Si Dieu nous a fait avec des poils, on doit rester en accord avec la nature. Par contre, pas dans l’art, où c’est obscène. Alors que la nudité est souvent représentée dans l’imagerie de l’époque, on trouve très rarement des représentation avec leur pilosité. Celles-ci restent de l’ordre pornographique ou grotesque.

Pendant quatre siècles, les visiteurs à Milan devaient passer par la Porta Tosa. Datant du 12ème siècle, l’entrée de la ville figurait un relief de femme qui expose sa crinière pubienne, une lame à la main s’apprêtant au rasage. Il existe plusieurs théories. L’histoire la plus répandue décrit les actes héroïques d’une jeune femme milanaise qui, lorsque le bien nommé Frédéric Barberousse attaqua en 1162, gravit calmement les murs de la ville, remonta sa jupe et tailla ses parties intimes au mépris des conquérants qui approchaient. En voyant cela, les troupes ennemies étaient tellement choquées qu’elles sont parties en courant. Entre autres, cela suggère un énorme oubli de l’histoire, car Milan fut massacré par les troupes de Barberousse.

Le Christ sans barbe. Mosaïque de la basilique de San Vitale, Ravenne, 547 apr. J.-C., Italie.

Mais une autre théorie constate le fait que la porte s’orientait vers Constantinople, dont l’empereur a refusé d’aider les Milanais à reconstruire leur ville dévastée. Ce fut peut-être une insulte destinée au souverain antipathique.

Dans l’apprentissage de l’iconographie chrétienne, on observe une hésitation curieuse sur le Christ. Parfois il est barbu, parfois glabre. Les auteurs d’Histoire du poil notent que l’église d’Orient a établi le poil comme révélateur de sainteté. Les moines orientaux barbus, les occidentaux glabres, c’est à l’époque du schisme que l’Orient va l’emporter sur l’Occident en imposant une iconographie qui figure un Christ barbu. A partir du 13ème siècle, c’est très difficile de trouver une image du Christ imberbe.

Puis, arrivèrent les croisades. Les chevaliers partent en mission et rencontrent des femmes lisses en Afrique et en Orient. Au retour ils ramènent des recettes à base de cire d’abeille pour que leurs femmes s’effectuent des épilations maison.

Tout rebascule. Les Temps Modernes s’annoncent. Il faut bien se distinguer de l’animal et montrer que l’homme est muni de raison….

A Suivre dans la seconde partie de « l’histoire du poil » – Bientôt en ligne

L’application de la crème Pliaglis® avant une séance d’épilation définitive au laser

Pour rendre les séances d’épilation plus confortables. Nous prescrivons de la crème anesthésiante. Pour les phototypes 1 à 3, c’est la crème Emla® qui est prescrite. Pour les phototypes 4 à 6, c’est à dire pour les peaux mattes à noires, c’est Pliaglis® qui est recommandée.

Comment l’appliquer ?

La crème doit être appliquée 1h30 avant de venir au cabinet. Elle fonctionne sur le même principe qu’un masque sur le visage : appliquez avec une spatule ou au doigt en fine couche, 1mm ou 2 suffisent. Il est important de rester immobile pendant toute la pose de la crème. Ne bougez absolument pas ! Chronométrez et retirez la crème au après 35min, 37min de pose maximum.

Surtout ne pas dépasser le temps prescrit car la crème ne sera plus efficace passé ce délai. La crème va se solidifier et vous pourrez l’enlever d’un seul mouvement. L’anesthésie à une durée d’efficacité de 4h.

Dr Martial Bodnar laser resultat definitif

Epilation laser : quand commencer ?

Dr Martial Bodnar laser resultat definitif

L’épilation définitive au laser présente de nombreux avantages : allongement du temps de repousse entre les séances (huit semaines de tranquillité après la première séance !), et résultat définitif après plusieurs séances. Cependant, les patientes doivent se soumettre à de strictes instructions pour optimiser leurs séances.


L’hiver, la meilleure période pour commencer

Nous ne le répéterons jamais assez, le premier ennemi du laser, c’est le bronzage ! C’est pourquoi les meilleur période pour commencer vos séances de laser est l’hiver. A partir de décembre pour les peaux qui débronzent rapidement, ou même janvier pour les peaux les plus mattes.

En cas d’exposition au soleil, même un court moment, à l’automne, la mélanine que vous avez accumulée pendant l’été est stimulée et rend votre séance de laser dangereuse.
Le rayon laser cible la mélanine contenue dans les poils mais n’est pas capable de la différencier de celle contenue dans la peau.

Il est important d’indiquer la date de votre dernière exposition avant le début de votre séance !!

En débutant un traitement, on peut prévoir trois à quatre séances de janvier à mai, puis de reprendre les séances en automne et en hiver.

Rasage obligatoire !

La faisceau du laser se concentre sur la mélanine contenue dans le poil : plus il sera foncé et épais plus la séance sera efficace. Les bulbes des poils en phase de pousse ne contiennent pas de pigments (de mélanine) : le laser est donc inefficace sur les poils qui ont été épilés à la cire ou à l’épilateur.

Avant de commencer vos séances de laser, il conviendra d’être passé au rasage depuis au moins 6 semaines.

Le rendez-vous préalable

Avant de commencer toute intervention, un rendez-vous est à prévoir au centre d’épilation laser pour faire un diagnostic de votre phototype et de votre nature de poils. Le docteur pourra ainsi définir les paramètres du laser qui vous correspondent. Il est à noter que le centre laser est équipé de lasers pouvant traiter tous les phototypes.

L’épilation définitive nécessite une réflexion et une préparation spécifique. Il est important de bien peser les contraintes que l’épilation implique pour avoir les séances les plus efficaces et les plus sûres.

Epilation définitive : pour une fois, vous en voudrez à vos cellules souches !

Malgré tous nos efforts…la perfection épilatoire n’existe pas tant que vous êtes jeunes…la faute à vos cellules souches.

Ce qu’on appelle stem cells dans le jargon des sciences biologiques fondamentales ne permettent pas d’atteindre le 100% dépilatoire, mais pourquoi ?!


Dans les tissus cutané profond mais également le tissu conjonctif graisseux d’innombrables cellules sont destinées à régénérer les différents tissus. Certaines cellules sont spécialisées dans le renouvellement des poils.

Si celles-ci nous embêtent en alourdissant le prix final de l’épilation laser, il y a quelques millions d’années elles ont contribuées à nous protéger du froid pendant les périodes glaciaires. Ce sont également ces cellules souches qui assurent le renouvellement du pelage de nos animaux domestiques…

Ainsi, plus vous avez de cellules souches, plus vous aurez de séances à effectuer. Cela explique que lorsque vous commencez les séances de laser avec votre maman, elle sera débarrassée de toute sa pilosité en quelques séances alors qu’il vous en faudra beaucoup plus. C’est pour cela que le médecin laseriste demande votre âge pour évaluer le nombre de séances nécessaire pour obtenir un résultat satisfaisant.

Par exemple, à 18 ans, pour une épilation du maillot il faut compter 10 séances, plus si vous êtes châtain claire. Pour les poils les plus clairs, il faut compter jusqu’à 12 séances. A 35 ans, parfois 3 à 4 séances suffisent.

Il est très difficile pour une patiente blonde de voir ses poils éliminés au laser car les poils sont pauvres en mélanine.

Un conseil si vous êtes blonde : rasez et laissez s’épaissir les poils pendant plusieurs mois avant de renouveler les séances.

Ma première séance d’épilation définitive au laser

Une séance d’épilation se prépare minutieusement !

D’abord, veillez à ne pas avoir la peau bronzée pour éliminer les risques de brûlures. Nous vous conseillons de vous protéger du soleil en utilisant de l’écran total (à renouveler toutes les heures). N’hésitez pas à décaler votre séance si vous le jugez nécessaire, ou mentionner à votre lasériste la date de votre dernière exposition.

 

Nous vous demandons un rasage minutieux des zones concernées par l’épilation définitive. Vous pouvez vous raser le matin du rendez-vous ou la veille au soir. Pour le visage, inutile de vous rasez.

Pour que la séance soit plus efficace, l’idéal est d’avoir arrêté l’épilation à la cire depuis au moins 6 semaines. Si vos poils sont très fins, rasez-les plusieurs fois avant votre séance. Plus le poil est épais, plus c’est efficace ! N’ayez pas peur d’être rasée de trop près, le laser Alexandrite ira chercher la mélanine presque à trois millimètre de profondeur, le YAG presque à 4mm sous l’épiderme.

 

L’ordonnance pour la crème anesthésiante

Elle est adaptée à votre peau : EMLA pour les phototypes 1 à 3, PLIAGLIS pour les phototypes 4 à 6.

  • Pour la crème EMLA : un tube sous chaque aisselle, trois au niveau du maillot, après rasage minutieux le matin ou la veille au soir, 1h30 avant de venir au cabinet. Appliquez en couche épaisse sur toutes les zones sur lesquelles votre lasériste passera. Recouvrez de film alimentaire. Au niveau du maillot vous pourrez procéder en faisant un short. Commencez par entourer la cuisse gauche, remontez en enroulant la cuisse, passez sur les fesses et redescendez sur l’autre cuisse. Découpez ensuite un rectangle que vous positionnez au niveau des lèvres. Vous prendrez rapidement le coup de main, promis ! Pour les aisselles, il est difficile de faire tenir le film alimentaire, vous pouvez appliquer un pansement de la taille de l’aisselle. La crème sera en contact permanent avec la peau et l’efficacité sera maximale. Vous enlèverez la crème en cabine, juste avant votre séance.
  • Pour la crème PLIAGLIS, appliquez la crème 1h30 avant de venir au cabinet, cette crème fonctionne comme un masque sur le visage : appliquez avec une spatule ou au doigt en couche fine, 1mm ou 2 suffit. Il est important de ne surtout pas bouger pendant la pose de la crème. Restez absolument immobile ! Vous retirerez la crème au après 35min à 37min de pose maximum. Surtout ne pas dépasser le temps prescrit car la crème ne sera plus efficace passé ce délai. La crème va se solidifier et vous pourrez l’enlever d’un seul mouvement. L’anesthésie à une durée d’efficacité de 4h.

Veillez à ne pas appliquer EMLA et PLIAGLIS sur les muqueuses.

 

Après la séance, vous pouvez appliquer un peu de Biafine ou de Cicalfate pour apaiser la sensation de picotement ressentie au niveau des zones traitées.

 

Les premières repoussent apparaîtront dans environ 4 à 5 semaines, il sera alors temps de prévoir votre deuxième séance. Plus vous avez fait de séance, plus ce délai augmente.

Préparer ma première visite pour l’épilation définitive au laser

Vous allez prendre rendez-vous pour une première visite en vue de découvrir l’épilation au laser ou allez le faire ? En attendant de vous accueillir chez le docteur Bodnar, voici une petite notice pour préparer votre rendez-vous.


Votre premier rendez-vous est crucial : le docteur va examiner votre peau, sa couleur, sa texture, les qualités de vos poils : épaisseur, richesse et densité de mélanine. Ces éléments vont permettre de définir les paramètres du laser.  A l’issu de la consultation gratuite, le docteur Bodnar vous remettra un devis, un consentement éclairé et votre livret de suivi personnalisé.

Voici quelques éléments que vous devez savoir avant de vous rendre au cabinet du docteur Bodnar :

  • Veillez à ne pas avoir pris le soleil dans les deux mois qui précèdent votre séance : le premier ennemi du laser, c’est le bronzage ! Risque de brûlures, de dépigmentation… Bien que les brûlures soient superficielles et ne laissent pas de trace, autant les éviter et ainsi optimiser votre programme d’épilation. Pour plus d’informations à ce sujet, lisez l’article sur les effets du bronzage sur le fonctionnement de l’épilation laser.
  • Un test laser sera effectué sur les zones que vous souhaitez épiler. Le matin du rendez-vous ou la veille au soir, rasez 2 cm2 de ces zones, si vous ne voulez pas vous raser entièrement. (Sauf visage)

A la suite de cette séance, vous pourrez prendre rendez-vous pour votre toute première épilation définitive !

La séance de découverte est gratuite.

Bronzage et laser : attention !

Les couleurs de l’été indien… Bientôt votre prochaine séance d’épilation laser !

 

Derniers jours de soleil avant l’automne : pour la fabrique de mélatonine, de sérotonine et de tous les neurotransmetteurs de bien-être, c’est parfait ! En plus de vous gorger de vitamine D, ces derniers soleils permettent d’entretenir votre bronzage. Idéal pour avoir bonne mine…. mais par pour commencer vos séance d’épilation définitive !


 

Si vous voulez commencer les séances au plus tôt, il faudra penser à protéger les zones à épiler, car deux jours de bronzage peuvent retarder d’un mois le début des séances. Restez vigilantes même si vous ne pensez pas avoir pris de couleurs ses derniers temps. Ce qu’il faut savoir c’est que la mélanine met un certain temps avant de pigmenter la peau. Par exemple, une exposition le dimanche rend la séance de laser du lundi dangereuse car les pigments de mélanine fabriqués par les mélanocytes, cellules du bronzage, vont mettre 36h avant de remonter à la surface et donc d’être visible.

Pourquoi laser et bronzage ne font pas bon ménage ?

Les lasers Alexandrite et ND Yag ne sont pas capables de faire la différence entre la mélanine contenue dans le poil et celle qui pigmente la peau. Le risque vient du niveau de pénétration du rayon laser : 2 à 3 mm par le laser alexandrite (pour peau blanche) et 4 mm pour le Nd Yag (pour les peau noires). Du fait de cette profondeur, les brûlures en Yag sont les plus dangereuses.

“Pensez à signaler à votre médecin  lasériste la date de votre dernière exposition au soleil.”

Quand puis-je commencer mes séances ?

Si vous avez profité d’un superbe été indien, vos séances seront à risque : ne commencez pas avant mi novembre voire parfois janvier, pour les peaux les plus foncées.

Il est préférable de faire moins de séances dans l’année, mais de meilleure qualité.

Nous conseillons de programmer une séance tous les deux mois, en faisant une pause de juillet à octobre. Pour celles dont le bronzage est persistant, il sera difficile de faire plus de 4 séances par an. Mais bien entendu, chaque cas est différent.

Dans tous les cas votre médecin lasériste vous conseillera de commencer les séances au moment opportun. Dans votre intérêt, indiquez au médecin le traitement que vous prenez ainsi que la date de votre dernière exposition au soleil.

Bien préparer ma peau à l’épilation au laser

 Pour venir en séance, il faut préparer sa peau !

La fleure de douche sera votre meilleure alliée pour accélérer le débronzage.

Tous les jours lors de votre douche vous insisterez sur les zones intéressées par les séances laser : environ 2 minutes de gommage !

Ne pas oublier de vous protéger du soleil !

Le visage, le menton, le cou, les avant-bras (qui sont souvent les grands oubliés de la protection…

Quelles solutions pour l’épilation des peaux noires et foncées ?

Comme vous le savez probablement si vous vous êtes renseigné sur la chose, l’épilation des peaux foncées suppose certaines difficultés liées notamment à la difficulté de différencier du point de vue colorimétrique le poil de la peau.

L’épilation pour les peaux noires nécessite ainsi l’utilisation d’un laser particulier : le laser Nd YAG ou Laser Néodyme YAG.
La longueur d’onde de ce laser et de 1064 nm ce qui lui octroie d’avantage d’efficacité pour l’épilation des peaux foncées.


Un laser spécifique pour l’épilation des peaux noires et foncées

C’est LE laser de référence pour l’épilation des peaux de phototypes cinq à six ( Noir et Noir Africain) et parfois des peaux de phototypes quatre (Peaux de types méditerranéens) qui sont également intéressées par l’épilation laser.

L’épilation au laser Nd YAG peut être assez douloureuse, bien plus que l’épilation sur peaux claires. C’est la raison pour laquelle il est préférable de pratiquer une anesthésie locale avant la séance.

Pour le laser Alexandrite la pommade de choix est la pommade EMLA mais elle ne peut pas être utilisée pour la pratique du laser Nd YAG. En Effet la particularité de cette pommade est de provoquer un léger œdème de la peau et plus exactement au niveau de l’épiderme et du derme superficiel, ce qui explique, notamment, qu’après l’application de pommade EMLA au niveau des aisselles et du maillot la peau soit un peu blanche.

En revanche cela constitue un risque pour l’épilation laser lorsque l’on utilise le Néodyme Yag car l’œdème est constitué d’eau et l’eau est justement un chromophore de cette longueur d’onde.

Le chromophore est la cible sur laquelle l’énergie lumineuse se transforme en énergie thermique. L’utilisation de la pommade EMLA peut donc augmenter les risques de brûlure.

Une crème anesthésiante qui préserve des brulures

Il est indispensable d’utiliser une pommade anesthésiante qui ne provoque pas d’œdème. Cette pommade anesthésiante est le Pliaglis. La particularité du Pliaglis est de permettre l’anesthésie locale sans œdème.

La difficulté en revanche réside dans sa mise en place. La vidéo ci-dessus vous permettra de comprendre comment mieux appliquer cette pommade.

Elle constitue un film pommade qui va sécher en 35 / 37 minutes. En dessous de 35 minutes la pommade n’est pas efficace, au-dessus de 45 minutes la pommade ne l’est pas non plus. Il est indispensable de ne pas bouger afin de ne pas décoller le film qui est en train de se produire au niveau des aisselles et du maillot.

Si vous êtes dérangé, si vous téléphonez ou si vous vous déplacer, le film se décollera et l’anesthésie ne pourra pas prendre.
Il est donc nécessaire de rester complètement immobile pendant 35 à 37 minutes, temps d’application le plus efficace. En revanche la durée de cette anesthésie est assez longue, de 2 à 4h. Il est préférable de venir au cabinet pour réaliser l’épilation laser environ 1h30 à deux heures après application. La réalisation du laser sera moins douloureuse à cette période.

Lors de la consultation médicale gratuite, après le paramétrage, une assistante vous indiquera également la procédure d’application. La vidéo qui est associée est destinée à vous faciliter celle ci.