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Archive pour la catégorie : Greffe capillaire

Les cheveux : une histoire de culture et de mode

Dans notre société globalisée, il n’est plus forcément évident d’associer un type de chevelure à une culture ou ethnie particulière, à l’exception de quelques populations présentant de réelles différences avec le reste du monde.

Cependant, force est de constater que la chevelure représente une part importante de notre identité visuelle, et de notre état d’esprit. Sans sombrer dans le stéréotype, d’aucuns diraient qu’une femme se coupant subitement les cheveux se trouve à un tournant de sa vie ; que ce soit un divorce, un deuil ou autre événement bouleversant.

Il en va de même pour la barbe chez l’homme ; changement physiologique des plus flagrants permettant de distinguer le garçon de l’homme – du moins, d’un point de vue purement physique.

La chevelure et la pilosité, par leurs caractères profondément intemporels, forment l’outil parfait pour l’expression de soi.

Le cheveu, marqueur culturel historique

En remontant dans le passé, on remarque effectivement que, bien loin d’une préoccupation purement esthétique, le cheveu possédait une réelle importance spirituelle pour certaines cultures.

En effet, dans la culture amérindienne nordique, les hommes et les femmes étaient reconnus par la longueur et la beauté de leurs cheveux.

 

Votre style de cheveux indique votre état de gaieté ou de deuil à un moment donné, si vous êtes célibataire ou marié(e), votre âge et votre statut tribal. C’est une représentation de vos sentiments et de votre situation de vie. Les différents styles marquent l’appartenance à une tribu et certains sont portés pour indiquer les temps de paix ou de guerre. Les cheveux ne sont tout simplement pas un accessoire de mode pour la construction esthétique, c’est littéralement l’apogée de l’expression spirituelle et une source de force, d’intuition et de puissance.

 

Plus proche de notre époque, le rasage des cheveux faisait office d’acte dominateur d’un oppresseur sur un opprimé ; la destruction d’une dignité et quelque part, d’une identité.

 

Les femmes accusées de « collaboration horizontale » avec l’occupant allemand sont tondues. Accusées à tort ou à raison d’avoir fraternisé avec l’ennemi (ce fait n’existe pas dans le code pénal français), elles sont tondues en public dans des cérémonies expiatoires que l’on retrouve à l’identique en France, en Belgique, en Italie, en Norvège, et, dans une moindre mesure, aux Pays-Bas, au Danemark. Que les relations entre ces femmes et les Allemands soient de nature sexuelle ou pas, la tonte sert souvent d’exutoire pour une population asservie durant quatre ans.

 

Temps de paix ou temps de guerre, célébrations ou évènements funestes, nos ancêtres adaptaient leurs cheveux pour exprimer leurs sentiments. Force, courage, fierté ; chagrin, colère. Une pratique millénaire, dont la forme diffère drastiquement d’une région à l’autre, mais qui finalement était largement répandue parmi les Hommes.

 

Quand la culture se retire au profit de la mode

A l’aube du 20ème siècle, l’esthétique de la chevelure s’est détachée progressivement du statut de marqueur culturel pour tendre vers un phénomène de mode.

Cette mode, influencée largement par les courants de pensée, les tendances vestimentaires ainsi que les influences audio-visuelles, servait surtout à démontrer une appartenance à l’époque dans laquelle on vivait.

L’exemple le plus frappant de l’utilisation du cheveu pour illustrer un courant de pensée inédit à cette époque est la période bien nommée des « années folles ».

Epoque de joie, de fête, et de rock, les nouvelles coiffures portées et assumées par les femmes démontraient d’une volonté de changement ; de changement de vie. A la sortie de la première guerre mondiale et face au retour progressif d’un quotidien agréable, les femmes utilisèrent l’arme de l’exubérance. En effet, les cheveux court voire très court, étaient une provocation pour l’époque. Les années folles balayèrent avec panache la règle des cheveux longs, longtemps imposée aux femmes, qui pouvaient désormais choisir de se les couper comme la plupart des hommes.

À la fin de la première guerre mondiale, un mouvement d’euphorie et de libération envahit la France. Le peuple français redécouvre le plaisir de s’amuser et toute la société retrouve un intérêt pour la culture. Les années 1920 deviennent les années folles, synonymes d’un bouillonnement et d’une effervescence.

 
 

De nos jours…

Au 21ème siècle, chaque individu est libre d’arborer le style capillaire de son choix. La chute des préjugés, interdits et tabous entamée le siècle précédent a provoqué la libération des goûts et des couleurs. Plus que jamais, la chevelure est un outil d’expression de soi et d’individualisation ; un moyen d’affirmer son style, de faire apparaître une différence ou au contraire de mieux s’intégrer aux cercles qui nous entourent.

Sources :

https://www.futura-sciences.com

https://www.espritsciencemetaphysiques.com

La ménopause et ses conséquences possibles sur la chevelure

 

Chez la femme âgée de 45 à 55 ans, la ménopause est un processus physiologique naturel. Passage obligé du vieillissement de la femme, sa première conséquence est un arrêt progressif de l’ovulation. En effet, les follicules primordiaux situés dans les ovaires, indispensables à la vie génitale, s’épuisent petit à petit. Ce bouleversement du fonctionnement des ovaires provoque donc un arrêt de la sécrétion des œstrogènes, lui-même résultant dans un arrêt du cycle menstruel. Bien que cette phase de la vie d’une femme soit entièrement naturelle, et programmée depuis toujours, elle peut entrainer des conséquences relativement gênantes, parmi lesquelles des effets sur la chevelure.

A la ménopause, quand les secrétions ovariennes s’arrêtent, les femmes perdent jusqu’à 80% de leurs œstrogènes. Cependant, le niveau de leurs androgènes (hormones mâles) ne baisse lui que de 10 à 30%. La ménopause entraine donc une hausse du ratio androgènes/œstrogènes ; autrement dit, un déséquilibre hormonal. Il est important de préciser que toutes les femmes produisent naturellement des androgènes en petite quantité. Néanmoins, les androgènes ont une action nocive sur les cuirs chevelus réceptifs à leur action ; action qui, avant la ménopause, est inhibée par la grande quantité d’œstrogènes produite par la femme. L’hyperandrogénie (un excès d’hormones mâles) est donc un problème souvent associé à la ménopause et résultant, selon certaines prédispositions génétiques, à une perte de densité de la chevelure. On parle alors d’alopécie androgénétique.  L’intensité du trouble peut varier d’une femme à l’autre, et peut s’étendre d’un léger affinement des cheveux jusqu’à une perte importante de toute une partie de la chevelure. Cette modification de l’esthétique peut apporter un stress supplémentaire à une période s’avérant parfois difficile. Certaines femmes voient en effet la perte de cheveux comme une stigmatisation supplémentaire de leur âge.

 

 

Alors, la question se pose : comment réagir face à une perte de cheveux soupçonnée hormonale ?

L’essentiel est d’abord de s’assurer, par un diagnostic approfondi des racines de vos cheveux, qu’il ne s’agit pas d’une simple chute saisonnière, ou, à défaut, d’une chute causée par une carence ou encore par un médicament. S’il s’agit effectivement d’une chute d’origine hormonale, durable, il vaut mieux réagir vite. L’alopécie androgénétique est un processus qui ne se stabilisera pas de lui-même. Il pourra sembler s’arrêter, ralentir pendant un temps, mais il reprendra toujours s’il n’est pas traité sérieusement.

Deux solutions principales :

  • Un traitement local anti-androgènes, pour inhiber l’action nocive des hormones mâles au niveau des cellules de production des cheveux.
  • Un Traitement Hormonal de Substitution, à ne considérer qu’à la suite d’un bilan médical complet par votre médecin gynécologue. L’objectif du THS sera de rétablir un ratio androgènes/œstrogènes acceptable pour préserver vos cheveux de l’action négative des hormones masculines.

Si vous soupçonnez une origine hormonale pour votre perte de cheveux, il vous est vivement recommandé de consulter un spécialiste qui apportera les réponses et conseils adaptés à votre situation.

 

rédigé par julien galland rédacteur web freelance

La calvitie chez l’homme et son impact sur le moral

rédigé par julien galland rédacteur web

 

Avec l’âge, il n’y a rien de plus normal que de perdre ses cheveux. Le corps humain est fait ainsi. C’est pour ainsi dire un processus complètement naturel. Cependant, force est de constater que la calvitie n’attend pas toujours son heure pour se manifester. Chez certaines personnes, la perte de cheveux peut être précoce, due à un déséquilibre hormonal ou à un héritage génétique favorable.

 


 

 

Outre le simple changement esthétique, perdre ses cheveux peut également avoir un impact psychologique considérable. En un sens, et pour certaines personnes, la perte des cheveux représente la perte d’une partie profonde de soi. Les cheveux représentant la jeunesse, la fougue, qu’ils soient en bataille ou soigneusement coiffés, les perdre revient à dire adieu à des facettes de soi que l’on aimerait conserver jusqu’à la toute fin.

C’est un phénomène d’autant plus grave quand l’on observe la société dans laquelle nous vivons. Un jeune atteint d’alopécie et souffrant de cela aura bien plus de mal à avoir confiance en son physique ; surtout en cet âge où les réseaux sociaux dictent de plus en plus notre manière de nous habiller, de nous exposer, et à terme, de nous comporter. La calvitie est à l’heure actuelle un marqueur universel de vieillissement. Elle peut aussi être associée à une mauvaise santé, ou de manière plus spécifique à des maladies telles que le cancer. Beaucoup d’hommes souffrant de calvitie ont eu l’impression – à tort ou à raison – que les regards portés sur eux ont changé après la perte de leurs cheveux. Nous nous trouvons donc en présence d’un problème purement physique, non dangereux, mais qui dans la société actuelle peut se muer pour devenir un fardeau psychologique considérable. En causes : le regard des autres, mais aussi certaines discriminations pouvant se produire dans des milieux professionnels ou privés.

Certaines études ont en effet démontré que les personnes chauves ont, à compétences égales, un tiers de chances en moins de décrocher un emploi. De là à considérer cette étude comme une vérité généralisable à tous les domaines, il y a un monde, mais elle démontre malgré tout que la discrimination basée sur la calvitie est bien réelle. Beaucoup de problèmes peuvent survenir dans la vie et avoir un effet sur l’apparence. Dans sa manière de blesser la psyché, la calvitie est semblable à l’acné ; une maladie de la peau touchant certains adolescents au cours de la puberté. Dans les deux cas, le regard des autres semble être affecté, entraînant des angoisses et une plus grande difficulté à s’intégrer dans l’environnement.

 

 

D’aucuns diront qu’il existe pire problème que la calvitie, ce qui n’est pas nécessairement faux. Mais il ne faut pas oublier que l’humanité est composée d’individus conçus pour être sociables. Notre vie à tous consiste en des interactions avec nos congénères, et de ces interactions résultent un désir de plaire, d’impressionner, d’être respecté, de progresser. Chez certains, la calvitie vient bousculer la poursuite de ces désirs en les accablant du poids de l’apparence changée. De là, il est aisé de tomber dans le manque de confiance, jusqu’à se sentir jugé par des regards innocents, et provoquer une spirale descendante vers des états dépressifs ou de l’isolement.

 

Alors, si l’on souffre psychologiquement de l’alopécie, quelles solutions s’offrent à nous ?

Essayer de s’accepter peut être une solution. Pour ceux qui en souffrent, ce n’est pas facile, il faut bien l’admettre. Cependant le processus d’acceptation de soi est un travail qu’il est toujours bon de mener, quel que soit le problème qui en est à l’origine.

L’autre solution réside dans la greffe de cheveux. Ce n’est pas un acte anodin ; il s’agit d’une procédure chirurgicale et en tant que telle doit répondre à de nombreux critères de savoir-faire et de sécurité. Par ailleurs, la greffe capillaire peut représenter un budget, proportionnel au nombre de greffons requis pour l’opération. Il s’agit néanmoins d’une solution définitive, au résultat qui de nos jours est totalement naturel.

Qu’importe le chemin que vous empruntez pour ne plus souffrir de votre calvitie, sachez que vous n’êtes pas le seul. C’est un problème commun qui malheureusement ne nous affecte pas tous de la même manière, comme bien des événements de la vie.

Greffe de cheveux et Risques liés au tabagisme

Il est impératif d’arrêter de fumer avant et après une greffe capillaire

Tout le monde sait que fumer est mauvais pour la santé. Le tabagisme peut entrainer des dommages chroniques à de nombreux organes y compris les poumons, les vaisseaux sanguins, le cœur et la peau. L’inhalation des quelques 7 000 produits chimiques présents dans la fumée de cigarette entraine un risque accru de développer des cancers, une maladie cardiaque ou un accident vasculaire cérébral. En ce qui concerne la greffe de cheveux, le tabagisme peut augmenter les risques associés à l’intervention en compromettant le processus de guérison. Précisément, la nicotine provoque un rétrécissement profond des vaisseaux sanguins dans le corps entier, tel que les cellules qui doivent voyager dans le sang pour atteindre les zones de guérison ne peuvent plus remplir leur fonction.


La greffe de cheveux s’appuie sur une bonne alimentation sanguine

Si vous êtes fumeur, vous avez peut-être constaté une convalescence tout à fait normale lors d’une opération précédente, suite à une appendicectomie, par exemple. Vous pourriez donc être tentés de penser que vous n’avez pas besoin de vous inquiéter pour une greffe capillaire, pourtant, l’arrêt total du tabac est très fortement conseillé avant et après l’intervention.

Les implants capillaires impliquent le déplacement de segments de tissus d’un endroit à l’autre et les greffons ont  besoin d’oxygène pour survivre. Sans oxygène, la peau, la graisse, les muscles meurent et la réussite de la greffe est évidemment compromise. Alors que l’apport sanguin régulier est plus que suffisant dans des conditions normales, il devient nettement inférieur chez les patients usagers de produits contenant de la nicotine. Malheureusement, un débit sanguin insuffisant prive les follicules pileux d’oxygène, entraînant la destruction du tissu et/ou l’incapacité à se développer correctement.

Le tabagisme augmente les risques liés à l’intervention

La nicotine et les nombreux produits chimiques contenus dans les cigarettes impactent la viscosité du sang et la coagulation, obstruant ainsi les capillaires et les vaisseaux sanguins et diminuant le flux sanguin vers la zone opérée. De plus, le monoxyde de carbone, un autre élément nocif présent dans la fumée de cigarette, peut abaisser le niveau global d’oxygène dans le sang.

Fumer peut entraîner des complications importantes telles que le retard de cicatrisation, des saignements pendant la chirurgie ou même l’échec de la greffe. Si vous fumez et que vous prévoyez une greffe de cheveux, il est donc impératif de suivre les conseils de votre médecin et d’observer une période de sevrage avant et après la procédure. Si vous fumez des cigarettes électroniques, mâchez de la gomme à la nicotine ou portez un  patch, les risques sont similaires et concernent toute forme de nicotine, y compris la fumée secondaire (oui, envoyez vos amis fumeurs à l’extérieur). Une seule bouffée suffit pour rétrécir vos vaisseaux sanguins.

Si vous avez programmé une greffe de cheveux dans un avenir proche, et que vous avez un moment de faiblesse, signalez-le à votre médecin. Il est préférable de retarder la procédure plutôt que de risquer des complications. Des études ont montré que des interventions chirurgicales peuvent être une incitation à arrêter de fumer pour de bon. Si vous êtes fumeur et que vous envisagez une greffe de cheveux, cela pourrait être le premier pas vers une vie plus saine.

Et si cela ne suffit pas pour vous motiver d’arrêter, penchez-vous sur les études scientifiques montrant que le tabagisme favorise la perte de cheveux.

 

L’alopécie de traction : Les coiffures à risque

C’est en sortant d’une visite de routine chez son dermatologue que le médecin de Marie lui glisse un commentaire apte à susciter la réflexion, ou peut-être la panique : « Faites attention à ne pas trop tirer les cheveux avec vos coiffures. Ils risquent de tomber et d’avoir du mal à repousser. Les cheveux ont besoin d’être libre pour garder leur force et leur santé. »

Sur le chemin vers sa voiture, elle fut alors envahie d’images : des grosses touffes de cheveux à chaque passage de brosse, des poignées de boucles dans la douche dont elle ne connaissait la cause, et des douleurs persistantes au cuir chevelu.

Et oui mesdames (et messieurs au cheveux longs) si vous vous appuyez trop sur le chignon ou la queue de cheval proverbiale pour éviter les brushings matinaux, votre crinière séduisante risque de se faire rare. Ces coiffures tirent en effet sur les racines, et cela peut conduire à une calvitie que l’on appelle : l’alopécie de traction.

Mince alors ! Encore un détail à rajouter au programme de beauté déjà surchargé…


Qu’est-ce que l’alopécie de traction ?

L’alopécie de traction est provoquée par des coiffures trop lourdes ou serrées qui tirent sur le cuir chevelu et qui peu a peu éloignent la tige capillaire de sa cavité.

Le résultat ? Des pertes de cheveux qui peuvent être irréversibles.

La tension constante dans la zone affectée provoque l’inflammation des follicules. Au fil du temps, les dommages aux follicules les amènent à s’atrophier, et si vous ne mettez pas un terme définitif à la cause du problème, ils cesseront de produire des cheveux.

Il existe également une sorte d’alopécie appelée ACCC (alopécie centrifuge cicatricielle centrale.) Elle est presque exclusivement vue chez les femmes aux cheveux crépus et elle est souvent confondue avec la calvitie féminine, car elle commence à la couronne et se propage dans les zones voisines. Un mélange de trop de stress (traction) sur les cheveux avec l’utilisation de produits chimiques comme les défrisants et/ou les agents de blanchiment endommagent la structure de la kératine du follicule, ce qui provoque une perte de cheveux.

 

Les femmes aux cheveux crépus sont particulièrement sensibles car les les tresses mettent beaucoup de stress sur les racines

L’alopécie de traction peut-elle être inversée?

Oui et non.
Les dictats de la mode, de la religion et des coutumes culturelles produisent une immense variété de coiffures, chacune provoquant un stress unique sur les cheveux. Par exemple, les queues de cheval comme celles souvent portées par la chanteuse américaine Ariana Grande peuvent produire une perte de cheveux frontale ou pariétale. Un tressage serré donne une alopécie marginale ou centrale. Les hauts chignons peuvent produire une alopécie en fer à cheval au centre du cuir chevelu. Les rouleaux brosse appliqués trop étroitement produisent des zones d’alopécie de forme irrégulière. Un brossage vigoureux peut même produire une perte de cheveux diffuse.

Il est donc très important d’adopter une nouvelle approche pour coiffer vos cheveux. Si vous repérez assez tôt les signes avant-coureurs et que vous altérez vos habitudes, vos cheveux cesseront de tomber et devraient, avec le temps, la patience et beaucoup de soin, retrouver leur ancienne gloire. Mais si les follicules pileux ont été traumatisés pendant une longue période, les cheveux ne repousseront plus. Les zones atteintes du cuir chevelu auront probablement un aspect brillant un peu comme une cicatrice.

Dans des cas sévères, une restauration chirurgicale telle que la greffe de cheveux est recommandée. Si vous pensez être touché par une alopécie de traction il est impératif que vous consultiez rapidement auprès d’un spécialiste.

Quelques conseils à suivre

 

Optez pour des tresses moins serrées pour éviter de trop stresser les racines.

 

La solution idéale est de permettre aux cheveux d’être complètement naturels et libres. Mais la réalité fait que ce n’est pas toujours possible pour la plupart d’entre nous. Les cheveux peuvent être ingérables et qui a le temps de se faire un brushing le matin entre le petit déjeuner des enfants et la course au bureau ?

Vous pouvez continuer à attacher vos cheveux, mais nous vous conseillons de varier vos coiffures d’une semaine à l’autre. L’alopécie de traction est généralement le résultat de la tension sur vos cheveux toujours au même endroit, jour après jour.

Optez pour des tresses plus grandes et moins serrées. Portez votre queue de cheval plus bas, pas plus haut que la hauteur de vos oreilles. Utilisez des élastiques recouverts de tissus. Évitez le défrisage, les tissages et les bigoudis trop serrés. Pour les femmes à cheveux crépus, il est conseillé de suivre la « règle des quatre » :  « Pas plus de quatre paquets, pas plus de quatre semaines, pas plus de quatre fois dans l’année ».

Après avoir tressé ou attaché vos cheveux faites lentement tourner votre tête. Avez-vous l’impression que cela tire ? Si oui, desserrez vos cheveux.

Enfin, pour maintenir vos cheveux en bonne santé, n’oubliez pas de les hydrater régulièrement et pensez à masser votre cuir chevelu avec ou sans soins. Pour rappel, un bon démêlage se fait des pointes vers les racines, sur cheveux mouillés avec démêlant.

Comment appliquer le Minoxidil® ?

Lors du dernier congrès du centre Sabouraud de Paris en juin 2017, différents points ont été abordés dont celui du meilleur protocole d’utilisation du Minoxidil®. Depuis sa commercialisation en 2005, le Minoxidil® initialement dosé à 2% puis à 5% à vu ses protocoles d’utilisation énormément varier.  D’une application trois fois par semaine à deux applications par jour du Minoxidil® 2% puis 5%, il n’y avait aucun consensus pour définir le meilleur protocole d’utilisation. Il faut admettre que le protocole d’utilisation deux fois par jour après le shampoing laissait les cheveux gras, collants, particulièrement désagréable et à l’origine de l’abandon de nombre de patients et patientes.


Si l’on considère que la seule partie vivante du cheveu est le follicule situé à la jonction du derme profond et de l’hypoderme, à quoi peut en effet être utile le Minoxidil® présent sur les tige capillaires ?

Il paraît logique de considérer que, si action il y a, elle doit se situer là où la 5λ réductase, chargée de la transformation hormonale en testostérone, se situe : dans le derme et l’hypoderme. En effet, la testostérone accélère le cycle capillaire, c’est à dire que le temps de vie du cheveu se miniaturise, n’ayant plus le temps nécessaire à sa « maturation ». Cette miniaturisation des tiges capillaires située sur la zone frontale antérieure et les golfs mais également sur le vertex chez l’homme et de manière diffuse chez la femme observe les mêmes étapes d’installation. C’est donc dans le derme et l’hypoderme que le Minoxidil® est actif, pas sur la tige capillaire.

Nous avons environ, sans rentrer dans les détails, 25 cycles capillaires pendant notre vie. Ces cycles comprennent l’ébauche depuis les cellules souches ou stemcells, l’émergence depuis la papille dermique, sa sortie hors du derme puis de l’épiderme. La durée de vie du cheveu ainsi sorti est variable, passant de plusieurs années au niveau de la zone occipitale à un temps beaucoup plus court sur les zones hormono-sensibles. Chez les patients présentant une alopécie androgénique, c’est précisément ce temps de cycle capillaire qui est raccourci. Le cheveu ayant une vie plus courte est naturellement remplacé par un autre cheveu qui aura également une durée de vie courte. C’est précisément cette croissance inachevée qui explique la miniaturisation des tiges capillaires.

Le Minoxidil®, en agissant sur la 5λ réductase diminue son activité et la quantité de testostérone localement.
Le cheveu, ayant une durée de vie augmentée, a le temps de s’épaissir et ainsi de donner un effet volumateur plus important.

C’est en massant le cuir chevelu au niveau de la perte de cheveux pendant 10 minutes que le Minoxidil® est le plus actif sur la croissance et la durée du cycle capillaire.  Passé ce délai, le Minoxidil® qui n’est pas pénétré dans le derme n’est d’aucune utilité. Il est préférable de l’enlever car il donne sur les cheveux un aspect gras de “cheveux sales”.
Pour l’éliminer, le mieux est d’utiliser un shampoing doux pour usage fréquent tel que le shampoing « usage fréquent » de Ducray ou Klorane, ou tout autre shampoing non anionique. Vous pouvez également le rincer à l’eau. C’est de cette manière que le Minoxidil® doit être utilisé soit quotidiennement, soit trois fois par semaine en fonction de l’importance de la chute des cheveux.

Attention, ne vous découragez pas si vous remarquez que vous perdez plus de cheveux pendant les premières semaines. Le fait de pratiquer un massage doux avec la pulpe des doigts fait inévitablement tomber les cheveux morts dont le bulbe est en voie de régression et qui ne tient quasiment plus. Dans les semaines qui suivent, cette chute de cheveux va se stabiliser, la durée de vie va s’allonger et les cheveux vont s’épaissir, donnant un meilleur effet coiffant et volumateur.

Dr Martial Bodnar greffe cheveux

La fausse histoire du nombre d’implants capillaires

S’il est une domaine qui attise la convoitise des esprits mercantiles, c’est celui de la perte de cheveux : shampoings surfacturés, techniques “révolutionnaires” sans aucune preuve scientifique, traitements à l’efficacité douteuse… Avec, en plus, l‘invasion de “tours opérateurs” qui annoncent des arguments financiers imbattables. Difficiles pour les patients de faire le bon choix dans ces conditions.


En Turquie, il se fait 1000 greffes par jours dont un bon nombre aux résultats aléatoires. De très bons praticiens font des greffes de qualité, certes, mais il existe aussi nombre d’interventions aux résultats catastrophiques, avec des zones donneuses dévastées, des cheveux qui ne vont que très potentiellement repousser avec de surcroît des phénomènes de kystes et d’infections dermiques… Face à cette concurrence, pour les chirurgiens français qui sont tenu de respecter à la lettre les recommandations du conseil national de l’ordre des médecins (“la médecine ne doit pas être exercée comme un commerce”), il n’y a que la compétence, le bouche à oreille et la réputation pour contrebalancer ce phénomène de tourisme médical où les patients s’en vont dans l’espoir d’avoir un meilleur prix pour une greffe capillaire.

Pour faire le bon choix, le patient doit prendre en compte des arguments qui ne sont pas que tarifaires : le nombre d’implants prévus et leur qualité. Il faut noter que le nombre d’implants capillaires maximum prélevable dans une vie se situe entre 6000 et 7000. De leur qualité dépendra le résultat.

Voici des éléments qu’il faut prendre en considération avant de réaliser une greffe folliculaire.

1 – L’âge du patient

On ne greffe pas avant 25 ans… Même s’il peut être frustrant pour un jeune homme de ne pas avoir accès à la greffe avant cet âge, il s’agit là d’une mesure de protection car l’alopécie peut être parfois fulgurante.

Dans l’état actuel de nos connaissances, les seuls traitements ayant fait indiscutablement la preuve de leur efficacité sont assez peu nombreux en ce qui concerne l’alopécie androgénique masculine. Minoxidil, Finasteride et PRP constituent l’essentiel de notre arsenal thérapeutique.

Avec les traitements médicaux, il ne faut pas perdre de vue que l’on ne peut sauver que les cheveux qui existent encore. Or si un patient est très dégarni à 20 ans et que son père est chauve, il y a peu de probabilité qu’il ne soit pas chauve à 30 ans.

Quel est l’intérêt dans ce contexte de greffer si c’est pour ensuite porter un complément capillaire ou se raser ?

Il faut rappeler cependant que les implants greffés ne tomberont plus. En revanche, les cheveux d’origines risquent de continuer à tomber si l’alopécie n’est pas prise en charge.

2 – La qualité de l’implant

Il s’agit d’un aspect plus subtil car rien ne ressemble plus à un implant qu’un autre implant une fois mis en place. Ce ne sera que lors de la repousse que la différence de qualité apparaîtra.

Pour comprendre cette différence de qualité il faut savoir que la FUE consiste en un prélèvement de l’unité folliculaire (UF). Une UF est composée de 1 à 4 cheveux qui sortent par le même orifice. Or ces cheveux n’ont pas tous la même orientation.

Pour que tous les cheveux soient prélevés lors de l’extraction, il faut que la technique de prélèvement soit irréprochable. Techniquement cela sous entend qu’il faut procéder à un “carottage” suffisamment profond afin de détacher toute la structure. C’est à dire qu’il s’agit sectionner la majeure partie du muscle arrecteur du poil (celui qui lorsqu’il se contracte donne la chair de poule). Il faut détacher également la glande sudoripare et la glande sébacée.

La traction sur l’UF doit être douce également afin de ne pas blesser le bulbe en profondeur.

Si le punch, l’outil de prélèvement, est trop tranchant, il créera des lésions au niveau des follicules prélevés et ceux avoisinant.

Vous l’aurez compris, le but est le prélèvement de l’UF intégrale, sans aucune lésion folliculaire.

Dans les pays où les offres low cost sont répandues, le prélèvement doit être très rapide, incluant un maximum de greffons en un temps record mais bien souvent au détriment de la qualité de ceux-ci. Les follicules sont bien souvent détériorés. Lorsque les greffons sont abimés ou détruits, ils le sont définitivement, c’est une perte sèche et définitive pour le patient.

A noter, un seul chirurgien gère également deux, trois, voire quatre blocs simultanément. Le prélèvement, la préparation des sites de greffe et la mise en place sont confiés à une assistante sans présence du médecin.

Au sein de l’ISHRS (Internationnal Society of Hair and Reconstructive Surgery), dont je suis membre, l’intégralité du prélèvement et l’extraction sont médicales, ce qui explique qu’une seule greffe est possible en une journée.

3 – Le nombre d’implants

Comme évoqué, le nombre maximal d’implants sur une vie est de 6000 à 7000. Mais il ne faut implanter juste que ce qui est nécessaire car il faut penser aux éventuelles futures greffes. L’alopécie androgénique étant évolutive, une greffe pourrait être éventuellement envisagée dans les années futures. Il est important de rappeler au patient que les traitements médicaux doivent être poursuivi car la chute du cheveu non greffé peut reprendre.

En une séance il est possible de prélever 3000 greffons environ. Le nombre est limité car, par souci de cicatrisation, il convient de prélever au maximum 20% à 25% des unités folliculaires de la zone de prélèvement. Un prélèvement supérieur à 4000 greffons laisse une zone de prélèvement très appauvrie, clairsemée, ce qui est absolument à éviter.

La superficie à recouvrir est donc à prendre en considération avant de déterminer le nombre d’implants. Il faut privilégier certaines zones, en accord avec le patient, en cas de grande zone à recouvrir.

En effet la reconstruction de la zone frontale antérieure et de la ligne capillaire antérieure demande souvent plus de 2000 greffons, ce qui en laisse peu pour la tonsure.

En matière de greffe capillaire, la densité de cheveux et l’architecture d’implantation donnée par le chirurgien est plus importante que le prélèvement d’un nombre élevé d’implants. En ce qui concerne la densité capillaire et donc le pouvoir occultant de la peau du cuir chevelu, on considère qu’au dessus de 45 cheveux par cm2, le cuir chevelu est peu visible.

Les paramètres de camouflage du cuir chevelu sont : le diamètre des tiges capillaires, leur densité, leur couleur, l’orientation vectorielle et la forme du cheveu.

Les cheveux épais, bruns, frisés, de densité supérieure à 45 cheveux/cm2 ne donnent pas l’impression de manque de cheveux. En revanche les cheveux fins, blonds, raides, même à plus de 50 cheveux/cm2 laissent souvent voir la peau du crâne. Il faudra donc mettre beaucoup plus de greffons pour obtenir un résultat équivalent. On comprend donc pourquoi les résultats, en image, sont plus probants pour les chirurgiens en Turquie (cheveux épais, noirs, ondulés, avec une grande zone donneuse) qu’en Suède ou en Finlande où les patients sont blonds avec les cheveux fins.

Un autre facteur est la différence du nombre de cheveu par UF. Les UF sont composées de 1 à 4 cheveux, la moyenne est de 2,2.

Le bon résultat n’est donc pas uniquement du fait du chirurgien capillaire mais la qualité de la zone donneuse entre pour beaucoup dans le résultat final.

4 – La zone à recouvrir

 

Les zones à recouvrir ne sont pas toutes demandeuses de la même qualité d’implant pour obtenir le même résultat. La plus “gourmande” est la zone de la tonsure, ou vertex, car à ce niveau, les cheveux sont implantés quasi verticalement avec une orientation vectorielle aux formes d’une galaxie. Cela explique qu’il est naturel de voir le crâne à cet endroit. La reconstruction d’une telle zone est très particulière, car les techniques sont nombreuses mais pas satisfaisantes en dehors de la technique de colimaçon.

La zone à recouvrir doit vraiment tenir compte de l’âge du patient : l’alopécie étant évolutive, il faut veiller à prévoir sa progression pour éviter d’isoler de façon très artificielle des cheveux implantés trop bas.

La dispersion et la répartition aléatoire sont également importantes car il est fondamental de changer d’inclinaison des cheveux, plus penchés en avant qu’au dessus du crâne et intercalés au maximum pour éviter l’effet forêt de peuplier ou l’existence d’un dessin parfaitement géométrique, signe de manque d’expérience dans le domaine de la greffe.

Perte de cheveux : Nouvelle technique et outils ultraperformants pour des résultats naturels

Dr Martial Bodnar toulouse perte de cheveux

Un individu a entre 100 000 et 150 000 cheveux et en perd 100 à 150 par jour.

Cette perte de cheveux est un processus tout à fait naturel mais devient un problème lorsque les cheveux tombés ne repoussent plus.

Véritable fléau touchant jusqu’à 50% des hommes et cauchemar absolu pour des centaines de femmes victimes elles aussi, la calvitie reste une source de complexes qu’aucune mode n’a encore réussi à gommer…


 Entre lotions, traitements hormonaux, implants avec cicatrices plus ou moins visibles, les laboratoires pharmaceutiques comme la médecine, depuis bien longtemps mobilisés autour de la question, peinaient jusqu’alors à trouver des réponses totalement convaincantes.

Avec la FUE (Follicular Unit Extraction), la chirurgie apporte aujourd’hui une nouvelle solution à tous les patients souffrant de calvitie.

Quand la micro-greffe permet de retrouver une chevelure naturelle

Dernière née dans le monde de la micro-greffe capillaire, la technique FUE est une méthode douce d’extraction folliculaire. Quasi indolore, peu invasive et avec une cicatrisation très rapide, la FUE permet de redensifier la chevelure des patients en leur greffant leurs propres cheveux.

Prélevés un à un dans les parties où les cheveux sont les plus denses et résistants, les greffons sont ensuite minutieusement intercalés entre les cheveux existants. Pratiquée sous anesthésie locale, cette opération permet une redensification considérable voire une réhabilitation très importante des calvities même évoluées.

La FUE est aujourd’hui la seule technique qui permet d’obtenir un résultat final totalement naturel sans aucune cicatrice visible.

Il s’agit d’un véritable aboutissement de la miniaturisation des prélèvements de micro-transplants capillaires. Cette technique ne cesse d’évoluer et de s’améliorer. On entend beaucoup parler du robot ARTAS et si la démarche d’automatisation est intéressante, elle reste encore trop aléatoire, les pannes sont fréquentes et le résultat approximatif ce qui oblige souvent à repasser en manuel.

 Clonage…attention !

Il faut également à mettre en garde les patients contre la technique du “clonage” des cheveux proposée malheureusement de plus en plus fréquemment et qui reste tout simplement une arnaque. En effet, certains centres proposent un clonage qui est en réalité une simple séparation des cheveux inclus dans l’unité folliculaire ! La recherche fondamentale concernant le clonage de cheveux n’en est encore qu’à ses débuts, il faut laisser le temps au temps. L’avenir du traitement de la calvitie semble trouver des solutions tangibles dans la maitrise des cellules souches, comme en atteste les découvertes scientifiques fondamentales le plus récentes.

Un geste expert et un tout nouvel outil ultra performant

Lors du dernier congrès international de l’ISHRS à Las Vegas, une évolution considérable dans la technique du prélèvement des implants a été présentée. Baptisé WAW FUE, cet instrument de microchirurgie permet d’augmenter la précision et la rapidité du geste lors de l’extraction des greffons folliculaires. Il facilite le prélèvement et la greffe des follicules en rendant quasi inexistant les transections (c’est à dire une section partielle ou totale des follicules qui empêche toute transplantation).

Conjugué au savoir-faire du chirurgien, il permet de réduire les risques d’endommagement des greffons lors de leur transplantation, de réduire le temps d’intervention et d’améliorer les suites post-opératoires.

S’il est vrai que le nombre d’implants mis en place est très important pour une greffe, la qualité de ces implants reste fondamentale. A ce titre, le Docteur Jean Devroye qui a développé le WAW FUE avec son moteur ultraperformant détient la palme en terme de qualité de greffons prélevés.

Transformer ses cheveux, une vraie force symbolique à travers les âges

Dans les sociétés anciennes comme contemporaines, sur tous les continents, nombre de rituels sont attachés au cheveu : le passage à l’âge adulte, les changements de statut social, sont parfois associés à des changements significatifs de la coiffure. Des moments toujours prégnants aujourd’hui, mais qui pourraient être rejoints par d’autres, plus propres au XXIe siècle.


Les cinéphiles reconnaîtront d’emblée cette scène, se déroulant à Parris Island en 1967. Avant de tomber entre les mains du sadique sergent Hartman, les jeunes recrues inaugurent leur engagement dans l’armée par un passage sous le rasoir du coiffeur militaire. Finies mèches blondes, coupes afros, coiffures hippies : avant même d’endosser l’uniforme, c’est par le cheveu que s’effectue la transition entre la vie civile et militaire. Cette scène inaugurale du film Full Metal Jacket perpétue l’image de la coupe des cheveux comme rituel de passage. En France, combien d’appelés à l’ancien service national ont-ils ainsi entendu, tout en faisant le deuil de leurs boucles, cette fameuse maxime : « en sortant d’ici vous serez devenus des hommes ». Si ce temps sont désormais révolus, les occasions de franchir un cap symbolique en « changeant » de cheveux ne manquent pas. Au sortir des études, assister à un premier entretien d’embauche impose bien souvent aux jeunes hommes de dire adieu à leur coupe d’étudiant.

Moins brutale, l’habitude de certains parents de conserver la première mèche coupée à leur enfant marque tout autant un rite de passage, celui de la sortie du premier âge pour passer dans l’enfance. Dans l’islam, c’est au septième jour après la naissance qu’il convient de raser le crâne de son bébé, afin d’en marquer d’un point de vue spirituel la venue au monde. Dans la tradition juive, c’est à leur troisième anniversaire que les petits garçons se font pour la première fois couper les cheveux : ici encore, la coiffure est présente dans le premier événement traditionnel de la vie d’un petit enfant, une notion que l’on ne trouve d’ailleurs pas que dans les sociétés occidentales. Ainsi, chez certaines populations d’Amazonie bolivienne, le rutuchikuy marque lui aussi l’entrée de l’enfant dans le monde des adultes. Cette cérémonie festive de la première coupe de cheveux– menée avec force nourriture et alcool – rassemble un grand nombre de membres de l’entourage de la famille. Préalablement à la coupe, la chevelure est tressée avec soin, et ornée de rubans multicolores de diverses significations.

Voici qui fait écho de manière lointaine au soin apporté chez nous aux coiffures des mariées, ces chevelures plus ou moins sophistiquées mais toujours confectionnées avec un soin méticuleux représentant un élément fondamental de cette journée ô combien symbolique.

 Quels rites capillaires pour demain ?

Au travers du cheveu subsistent ainsi au XXIe siècle des rituels immémoriaux. Mais notre époque peut-elle faire naître ses rites propres, marqués par les progrès technologiques constants ? Par exemple, face aux avancées considérables des traitements médicaux, les réseaux sociaux abondent de patients et de patientes photographiant leur dernière séance de traitement, arborant leur tête glabre comme trophée d’une maladie vaincue.

Moins dramatique, la perte naturelle des cheveux n’est désormais plus une fatalité. La force symbolique qui accompagne la chevelure, à la fois marqueur de la féminité et symbole de vérité, est sans nul doute l’une des raisons qui pousse hommes et femmes à corriger leur perte de cheveux et calvitie via les traitements les plus efficaces. A la pointe de ces traitements, figurent en bonne place les greffes de cheveux. 

Dr Martial Bodnar greffe cheveux

Ainsi, au XXIe siècle, procéder à une greffe de cheveu devient-il, tout autant que d’autres rites par le passé, une étape-clé dans la vie d’une personne. C’est pour beaucoup de patients une attente, une espérance, le fruit d’une volonté de changement voire de métamorphose. Pour certains, la calvitie est vécue comme une disgrâce. Alors la greffe de cheveux pourrait-elle un jour constituer un rite de passage culturel si elle continue à se démocratiser et se généraliser ?

Parions que, dans le futur, la première greffe de cheveux constituera aussi un temps symbolique dans la vie d’une personne, signe de statut social et d’entrée dans une maturité épanouie. D’où l’intérêt, pour franchir ce pas marquant, de s’adresser aux meilleurs professionnels garantissant à la fois un résultat esthétique parfait et une sécurité irréprochable.

Greffe capillaire – FUE, L’award de l’innovation pour la technologie WAW et Punch Hybrid

Pour ses 25 ans, le congrès international de l’ISHRS* (Internationnal Society of Hair and Reconstructive Surgery) s’est déroulé à Prague réunissant ses 1200 membres.  Chaque année l’ISHRS attribue en marge du congrès deux récompenses : Le Follicule d’Or pour les aspects techniques et le Follicule de Platine pour les avancées conceptuelles et les innovations.

Le Docteur Jean Devroye a été récompensé par le follicule de Platine pour ses huit années de recherches sur le moteur WAW et Punch Hybrid permettant le prélèvement de greffons de très haute qualité.


Le congrès de l’ISHRS s’est déroulé à Prague du 4 au 7 octobre 2017. En général, beaucoup de nouveautés concernant les greffes de cheveux se présentent lors de ces congrès internationaux mais rares sont celles qui retiennent l’attention.

Le moteur WAW et Punch Hybrid présentés lors du congrès de Las Vegas en 2016 est un nouveau concept et une nouvelle technique de prélèvement des greffons capillaires, la plus atraumatique qui ait jamais été faite dans le domaine de la FUE avec un taux de transection particulièrement faible, de l’ordre de 2%.

Depuis de nombreuses années, la technique de greffe par punch miniature dite FUE (Follicular Unit Extraction) est la méthode la plus demandée par les patients car elle a l’énorme avantage d’avoir des cicatrices très discrètes contrairement à la technique de la bandelette dont les cicatrices peuvent être parfois assez larges et souvent gênant socialement.

Le plus grand reproche que les médecins trouvaient à la FUE est l’existence de transections car cette technique est très difficile et demande une courbe d’apprentissage très longue, souvent plusieurs années.

La transection est la section partielle ou totale des follicules présents dans l’unité folliculaire lors du prélèvement des implants, ce qui pénalise le résultat de la greffe.

Le concepteur du nouveau moteur de prélèvement, Jean Devroye, a été récompensé cette année par le “Follicule de Platine” qui est l’équivalent d’un Oscar dans le domaine de la chirurgie capillaire.

Son moteur WAW relié à une pédale de commande combiné au Punch Hybrid permet des prélèvements avec une qualité de greffon exceptionnelle. Les transections sont quasi inexistantes, de l’ordre de 1 à 2 %. Le punch oscille doucement en aller-retour pour éviter les étirements et la torsion de la tige folliculaire. Sa forme originale défie les lois de la mécanique : le Punch Hybrid n’est pas tranchant et a une forme de trompette, particulièrement accueillante et non traumatisante pour les follicules situés en profondeurs.

Lorsqu’elle est prélevée dans ces conditions, l’unité folliculaire a une rapidité de repousse bien supérieure. En plus de donner des résultats extrêmement bons, cette technique préserve la zone donneuse, ce qui est capital en vue de la possibilité d’une greffe ultérieure.

Le domaine des greffes capillaires est parmi les plus actifs en termes d’avancées technologiques, et d’autres innovations sont à l’ordre du jour : moteur autonome sans fil commandé par bluetooth, punch avec fenêtre permettant le prélèvement “long hair” ou “unshaved”, comptage automatisé des prélèvements etc…