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Archive pour la catégorie : Greffe capillaire

Transformer ses cheveux, une vraie force symbolique à travers les âges

Dans les sociétés anciennes comme contemporaines, sur tous les continents, nombre de rituels sont attachés au cheveu : le passage à l’âge adulte, les changements de statut social, sont parfois associés à des changements significatifs de la coiffure. Des moments toujours prégnants aujourd’hui, mais qui pourraient être rejoints par d’autres, plus propres au XXIe siècle.


Les cinéphiles reconnaîtront d’emblée cette scène, se déroulant à Parris Island en 1967. Avant de tomber entre les mains du sadique sergent Hartman, les jeunes recrues inaugurent leur engagement dans l’armée par un passage sous le rasoir du coiffeur militaire. Finies mèches blondes, coupes afros, coiffures hippies : avant même d’endosser l’uniforme, c’est par le cheveu que s’effectue la transition entre la vie civile et militaire. Cette scène inaugurale du film Full Metal Jacket perpétue l’image de la coupe des cheveux comme rituel de passage. En France, combien d’appelés à l’ancien service national ont-ils ainsi entendu, tout en faisant le deuil de leurs boucles, cette fameuse maxime : « en sortant d’ici vous serez devenus des hommes ». Si ce temps sont désormais révolus, les occasions de franchir un cap symbolique en « changeant » de cheveux ne manquent pas. Au sortir des études, assister à un premier entretien d’embauche impose bien souvent aux jeunes hommes de dire adieu à leur coupe d’étudiant.

Moins brutale, l’habitude de certains parents de conserver la première mèche coupée à leur enfant marque tout autant un rite de passage, celui de la sortie du premier âge pour passer dans l’enfance. Dans l’islam, c’est au septième jour après la naissance qu’il convient de raser le crâne de son bébé, afin d’en marquer d’un point de vue spirituel la venue au monde. Dans la tradition juive, c’est à leur troisième anniversaire que les petits garçons se font pour la première fois couper les cheveux : ici encore, la coiffure est présente dans le premier événement traditionnel de la vie d’un petit enfant, une notion que l’on ne trouve d’ailleurs pas que dans les sociétés occidentales. Ainsi, chez certaines populations d’Amazonie bolivienne, le rutuchikuy marque lui aussi l’entrée de l’enfant dans le monde des adultes. Cette cérémonie festive de la première coupe de cheveux– menée avec force nourriture et alcool – rassemble un grand nombre de membres de l’entourage de la famille. Préalablement à la coupe, la chevelure est tressée avec soin, et ornée de rubans multicolores de diverses significations.

Voici qui fait écho de manière lointaine au soin apporté chez nous aux coiffures des mariées, ces chevelures plus ou moins sophistiquées mais toujours confectionnées avec un soin méticuleux représentant un élément fondamental de cette journée ô combien symbolique.

 Quels rites capillaires pour demain ?

Au travers du cheveu subsistent ainsi au XXIe siècle des rituels immémoriaux. Mais notre époque peut-elle faire naître ses rites propres, marqués par les progrès technologiques constants ? Par exemple, face aux avancées considérables des traitements médicaux, les réseaux sociaux abondent de patients et de patientes photographiant leur dernière séance de traitement, arborant leur tête glabre comme trophée d’une maladie vaincue.

Moins dramatique, la perte naturelle des cheveux n’est désormais plus une fatalité. La force symbolique qui accompagne la chevelure, à la fois marqueur de la féminité et symbole de vérité, est sans nul doute l’une des raisons qui pousse hommes et femmes à corriger leur perte de cheveux et calvitie via les traitements les plus efficaces. A la pointe de ces traitements, figurent en bonne place les greffes de cheveux. 

Dr Martial Bodnar greffe cheveux

Ainsi, au XXIe siècle, procéder à une greffe de cheveu devient-il, tout autant que d’autres rites par le passé, une étape-clé dans la vie d’une personne. C’est pour beaucoup de patients une attente, une espérance, le fruit d’une volonté de changement voire de métamorphose. Pour certains, la calvitie est vécue comme une disgrâce. Alors la greffe de cheveux pourrait-elle un jour constituer un rite de passage culturel si elle continue à se démocratiser et se généraliser ?

Parions que, dans le futur, la première greffe de cheveux constituera aussi un temps symbolique dans la vie d’une personne, signe de statut social et d’entrée dans une maturité épanouie. D’où l’intérêt, pour franchir ce pas marquant, de s’adresser aux meilleurs professionnels garantissant à la fois un résultat esthétique parfait et une sécurité irréprochable.

Greffe capillaire – FUE, L’award de l’innovation pour la technologie WAW et Punch Hybrid

Pour ses 25 ans, le congrès international de l’ISHRS* (Internationnal Society of Hair and Reconstructive Surgery) s’est déroulé à Prague réunissant ses 1200 membres.  Chaque année l’ISHRS attribue en marge du congrès deux récompenses : Le Follicule d’Or pour les aspects techniques et le Follicule de Platine pour les avancées conceptuelles et les innovations.

Le Docteur Jean Devroye a été récompensé par le follicule de Platine pour ses huit années de recherches sur le moteur WAW et Punch Hybrid permettant le prélèvement de greffons de très haute qualité.


Le congrès de l’ISHRS s’est déroulé à Prague du 4 au 7 octobre 2017. En général, beaucoup de nouveautés concernant les greffes de cheveux se présentent lors de ces congrès internationaux mais rares sont celles qui retiennent l’attention.

Le moteur WAW et Punch Hybrid présentés lors du congrès de Las Vegas en 2016 est un nouveau concept et une nouvelle technique de prélèvement des greffons capillaires, la plus atraumatique qui ait jamais été faite dans le domaine de la FUE avec un taux de transection particulièrement faible, de l’ordre de 2%.

Depuis de nombreuses années, la technique de greffe par punch miniature dite FUE (Follicular Unit Extraction) est la méthode la plus demandée par les patients car elle a l’énorme avantage d’avoir des cicatrices très discrètes contrairement à la technique de la bandelette dont les cicatrices peuvent être parfois assez larges et souvent gênant socialement.

Le plus grand reproche que les médecins trouvaient à la FUE est l’existence de transections car cette technique est très difficile et demande une courbe d’apprentissage très longue, souvent plusieurs années.

La transection est la section partielle ou totale des follicules présents dans l’unité folliculaire lors du prélèvement des implants, ce qui pénalise le résultat de la greffe.

Le concepteur du nouveau moteur de prélèvement, Jean Devroye, a été récompensé cette année par le “Follicule de Platine” qui est l’équivalent d’un Oscar dans le domaine de la chirurgie capillaire.

Son moteur WAW relié à une pédale de commande combiné au Punch Hybrid permet des prélèvements avec une qualité de greffon exceptionnelle. Les transections sont quasi inexistantes, de l’ordre de 1 à 2 %. Le punch oscille doucement en aller-retour pour éviter les étirements et la torsion de la tige folliculaire. Sa forme originale défie les lois de la mécanique : le Punch Hybrid n’est pas tranchant et a une forme de trompette, particulièrement accueillante et non traumatisante pour les follicules situés en profondeurs.

Lorsqu’elle est prélevée dans ces conditions, l’unité folliculaire a une rapidité de repousse bien supérieure. En plus de donner des résultats extrêmement bons, cette technique préserve la zone donneuse, ce qui est capital en vue de la possibilité d’une greffe ultérieure.

Le domaine des greffes capillaires est parmi les plus actifs en termes d’avancées technologiques, et d’autres innovations sont à l’ordre du jour : moteur autonome sans fil commandé par bluetooth, punch avec fenêtre permettant le prélèvement “long hair” ou “unshaved”, comptage automatisé des prélèvements etc…

 

Le cheveu, une histoire ancestrale

Si les techniques de pointe nous permettent aujourd’hui de contrecarrer efficacement la chute des cheveux, la préoccupation capillaire est présente dans l’Humanité depuis les âges les plus reculés. Du mythe de Samson à la micro-greffe, retour sur une histoire millénaire.


Quelques milliers d’années avant notre ère, des hommes de Cro-Magnon partent en chasse. Vêtus de peaux de bêtes, armés de lances, leurs silhouettes hirsutes sortent de la caverne… hirsutes ? Eh bien pas tant que cela : contrairement au cliché de l’homme préhistorique fruste, les archéologues ont prouvé que même nos plus lointains ancêtres prenaient soin de leur chevelure. Pierres ou dents d’animaux servaient de rasoirs ou de peignes, au départ pour une raison hygiénique : entretenir sa chevelure était (et demeure) le moyen le plus efficace de lutter contre les parasites. Bien vite cependant, la chevelure s’est parée d’une signification magique, peut-être nourrie par la fascination de voir ces cheveux repousser sans cesse après avoir été coupés.

Bien vite, les croyances se sont ancrées dans un mythe qui persiste encore dans la civilisation judéo-chrétienne : Samson, dont les cheveux incarnaient aussi bien la dévotion à Dieu que la puissance physique. Perdant ses cheveux, Samson perdit aussi sa force, sa virilité pourrait-on dire.

En réalité, quelle civilisation ne s’est jamais préoccupée de ses cheveux ? Les barbares velus et négligés, en opposition aux raffinés Grec et Romains ? Clichés, une nouvelle fois : portant bien les cheveux longs, les Gaulois n’en apportaient moins un soin particulier à confectionner des tresses sophistiquées. Les Pharaons se teignaient quant à eux les cheveux au henné. Dans l’Egypte antique toujours, il est intéressant de souligner que les enfants étaient rasés jusqu’à la puberté, le cheveu pouvant pousser librement quand survenait l’âge adulte. Si absence de chevelure il y avait, elle était volontaire, par le rasage du crâne ; l’alopécie masculine, en revanche, était compensée par des perruques ou des extensions artificielles parfois d’un haut niveau de complexité.

De l’Europe à l’Asie, l’Antiquité a également vu se développer une multitude de décoctions et onguents destinés à lutter contre la chute des cheveux. En ce sens, les cliniques actuelles sont les héritières des sorciers et rebouteux d’antan… la rigueur scientifique et l’efficacité en plus !

Au cours du Moyen-Âge, le cheveu conserve son importance, non seulement esthétique mais aussi et surtout chez les puissants comme marqueur de rang militaire, social ou religieux. Qu’elle soit tressée, coupée court, tonsurée pour les moines, la chevelure garde une constante : elle n’est jamais négligée. Au contraire, tondre totalement un rival est le meilleur moyen de le disqualifier. Dans ce contexte, on comprend qu’ici encore, lutter contre la calvitie dépasse le simple enjeu esthétique.

Dans les temps modernes vient le temps des perruques poudrées, familiarisées par les reconstitutions historiques de l’époque. Si l’image de la cour emperruquée du Roi de France est si ancrée dans notre inconscient, elle le doit tout d’abord à Louis XII, pour qui cet artifice était avant tout un moyen de masquer sa calvitie. Se répandant chez les courtisans, la mode a ensuite été reprise par Louis XIV, pour les mêmes raisons. En ce sens, les chefs d’Etat actuels recourant aux implants capillaires ne font que suivre ce mouvement qui, depuis les origines, voit dans les cheveux un attribut du chef, a contrario d’un crâne dégarni assimilé dans l’opinion aux technocrates si décriés.

Qu’elles se basent sur des traitements médicamenteux ou sur des micro-greffes, les techniques actuelles de lutte contre la calvitie ne font que s’inscrire dans cette histoire aussi vieille que l’Humain. Au-delà de la seule esthétique, c’est toute une force sociale et symbolique qui, dans nos civilisations, s’attache à la chevelure : il est d’autant plus compréhensible de chercher à lui apporter le meilleur soin, en ayant recours à chaque époque aux méthodes les plus avancées qui puissent exister.

Chute de cheveux : pourquoi le PRP s’impose comme la solution la plus naturelle ?

Parmi une multitude de traitements visant à limiter, voire stopper la chute de cheveux, comment faire la différence entre arnaque, produits plus ou moins efficaces et solutions naturelles ? La médecine met à disposition des patients souffrant de chute de cheveux un traitement entièrement naturel et autologue.


La méthode du PRP a fait ses preuves : médecine esthétique, ostéopathie, traitement des tendinites… aujourd’hui, les bienfaits du Plasma riche en Plaquettes se mettent au service de votre cuir chevelu !  

Quel est ce procédé et que peut-on attendre de ce traitement ?

En injectant dans des zones bien précises les facteurs de croissance, les facteurs vasculaires, et facteurs insulin-like contenus naturellement dans vos plaquettes, on obtient une stimulation de vos cellules souches en favorisant la pénétration du glucose dans les cellules. En ciblant le cuir chevelu, l’action de cette régénération des cellules va permettre à la chevelure de se renforcer, au cuir chevelu d’être boosté.

En plus de rendre le cheveu plus épais et plus brillant, le PRP a pour vertu de limiter la chute des cheveux, et même de stimuler la repousse des cheveux les plus faibles. Cette solution permet une réelle densification de la chevelure.

L’acte est simple : après une prise de sang (sans avoir besoin d’être à jeun) les plaquettes sont isolées par centrifugeuse, elles sont prêtes à être réinjectées.

Une anesthésie locale est nécessaire pour plus de confort.

L’ensemble de l’intervention dure au plus une vingtaine de minutes, elle ne nécessite pas de préparation particulière et vous pouvez reprendre vos activités instantanément.

Posologie du finastéride : le dosage sans effet secondaire avec un maximum d’efficacité

S’il est médicament qui au cœur des discussions juridiques pour cause de baisse de libido voire d’impuissance chez certains hommes, c’est le finastéride.  Les effets secondaires dus à l’utilisation du finastéride pour le traitement de l’alopécie androgénique découlent de l’utilisation de ce même médicament à des doses beaucoup plus élevé dans l’adénome de la prostate.

Le Propecia, nom commercial du médicament, est toutefois efficace à des doses beaucoup plus faibles. Le consensus qui s’est développé depuis plusieurs années est d’alterner un comprimé à 1 mg tous les deux ou trois jours, mais cela posait un problème d’observance thérapeutique.

Le traitement le plus adapté proposé actuellement est de prendre un demi comprimé par jour. Cette posologie permet une baisse minime de la libido.

En tout état de cause s’il apparaît une baisse même légère de la libido, on conseille d’arrêter la prise du médicament. Cette baisse est totalement réversible.

Actuellement le finastéride est considéré chez l’homme comme le traitement le plus efficace de l’alopécie androgénique, au même titre que le Minoxidil, voir chez certains patients avec un effet thérapeutique supérieur.

Nouveauté : Minoxidil, mode d’emploi

Depuis une vingtaine d’année le Minoxidil est un traitement indispensable en matière de stabilisation de l’alopécie androgénique. Efficace aussi bien chez les hommes et que chez les femmes, son mode d’emploi a toutefois énormément été sujet à débat. Certains préfèrent l’usage matin et soir de Minoxidil à 2%, d’autres plutôt à 5%, il apparaît maintenant que la meilleure façon d’utiliser le Minoxidil est la suivante :

L’application doit se faire une seule fois par jour, mais avec un procédé très précis.

  • Il faut pulvériser sur toute la zone concernée par la chute : comptez une dizaine de pulvérisations.
  • Avec la pulpe des doigts, effectuer un massage jusqu’à pénétration complète du produit.

Attention, le temps d’application est fondamental car l’efficacité ne réside pas dans le traitement du cheveu, mais est bel et bien dû à la pénétration de la substance active dans le derme. Ce n’est qu’après un massage de 10 minutes, long mais indispensable, que le produit peut enfin franchir la barrière cutanée.

Le rôle de la substance active est de diminuer l’activité d’une enzyme, la 5-alpha réductase qui oriente préférentiellement les hormones sexuelles vers la fabrication de testostérones. Cet excès de testostérone est comme on le sait très néfaste au cycle capillaire car celui-ci est en fait considérablement raccourci, ce qui ne laisse pas assez de temps aux cheveux pour une croissance complète. Cela aboutit à une miniaturisation des tiges capillaires.

Or, pour obtenir un effet volumateur il est important que le cheveu puisse atteindre sa pleine maturité et donc une augmentation de son diamètre. Par ailleurs, nous savons que nous avons un nombre de cycle capillaire maximal au long d’une vie, celui-ci se situe aux environs de 25. Sur la zone située à l’arrière du crâne, le cycle est de plusieurs années contrairement au cycle de la région frontale qui est beaucoup plus court, notamment en cas d’alopécie androgénique (quelques mois parfois).

L’effet thérapeutique du Minoxidil est lié d’une part à l’augmentation du diamètre des tiges capillaires (effet volumateur) et d’autre part à l’augmentation du temps de vie du cheveu.

Dr Martial Bodnar greffe capillaire

Les clés d’un greffe de cheveux réussie (Suite de l’interview du Dr Bodnar)

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Retrouvez la première partie de l’interview ici


« On voyait par le passé des personnes dont les cheveux greffés n’avaient pas l’air « naturel ». A quoi cela est-il dû ? »

La technique de la FUE que nous pratiquons aujourd’hui ne pose plus ce problème de l’aspect naturel des cheveux en raison de la possibilité que nous avons de prélever unité folliculaire par unité folliculaire. Ces évolutions sont rendues possibles grâce aux nouvelles technologies sur lesquelles nous reviendrons.

En revanche, la technique, plus ancienne, consistant à prélever par une bandelette une quantité importante de peau et de cheveux qu’il faut ensuite “techniquer” n’offre pas le même résultat. C’est sans doute à cela que votre propos fait référence.

Cette technique obsolète impliquait en effet de pratiquer une dissection fine de toutes les unités folliculaire les unes après les autres ce qui engendrait la plupart du temps des groupes d’unités folliculaires disgracieux que nous appelons communément les « champs de poireaux ».

Du fait de la miniaturisation du prélèvement des cheveux, et des progrès constant de la médecine et des appareils, ces problématiques ne se posent plus. Encore faut-il pour cela disposer d’une formation extrêmement pointue aux techniques FUE de greffe de cheveux.
« Les nouvelles techniques solutionnent-elles ce problème ? »

La technique la plus aboutie en matière de greffe de cheveux et la FUE ce qui signifie Folliculaire Unité Extraction
Il ne s’agit pas d’enlever de grande quantité de peau avec des cheveux mais uniquement les unités folliculaire qui contiennent les bulbes et les cheveux. La technique d’extraction des unités folliculaire demande néanmoins une grande expérience. Comme vous pouvez le constater sur la vidéo du compte youtube du cabinet cette opération est également une affaire d’équipe. Il est important que toutes les assistantes soit parfaitement formées pour obtenir de très bons résultats. L’aspect final est lié également à la manière de réaliser les sites dans lesquels sont être reçus, introduit les implants capillaires car le repousse se fera exactement dans l’axe créé par le praticien. En conclusion c’est une excellente technique mais qui demande une grande formation du médecin et également de l’équipe des assistantes.

« Selon vous la greffe de cheveux deviendra-t-elle un acte chirurgical banal et démocratisé dans les prochaines années ?

Bien évidemment et notamment grâce aux nouveaux matériels d’extraction folliculaires extrêmement performants qui permettent de réaliser un travail plus précis et plus rapide. Naturellement, les tarifs, liés au temps d’intervention, sont amenés à baisser. Ainsi, demain, nous espérons que les tarifs greffes de cheveux seront enfin accessibles à tous. Mais il faut prendre garde également aux courses vers le prix. Le choix d’un chirurgien réputé, expérimenté et spécialiste en greffe de cheveux doit être vigilant et appliqué.

On voit de nos jours bien des patients se tourner vers des séjours, pensions comprises, à l’étranger au Mahgreb ou en Turquie.

Dès lors, les standards de qualité que les professionnels de la greffe de cheveux les plus sérieux en France, essaient d’imposer, dans une approche médicale (c’est-à-dire soucieuse de votre bien être et non des profits ou de la rentabilité), ne peuvent être garantis.

C’est pour cela qu’avant toute chose, avant d’encourager les gens dans une intervention qui est devenue bénigne il est vrai, nous analysons avant tout l’intérêt médical et psychologique de nos patients dans leur démarche de greffe capillaire…

Dr Martial Bodnar chirurgie capillaire

La greffe de cheveux, une solution adaptée pour l’alopécie androgénique de la femme ?

La greffe de cheveux, une solution adaptée pour l’alopécie androgénique de la femme ?

Le témoignage de cette patiente vous éclaire…


 

Lorsque l’on parle de l’Alopécie Androgénique nous évoquons toujours l’image du crane presque chauve d’un homme ayant  perdu beaucoup de cheveux et offrant comme vision du futur proche une tonsure étendue et des golfes très marqués.

La perte de cheveux un phénomène bien plus courant qu’on ne le croit chez les femmes

Je fais toujours, lors de mes consultations, une étude statistique sommaire concernant l’existence d’une perte de cheveux chez les femmes. La plupart de mes patients hommes autant que femmes sont ainsi très étonnés de savoir qu’une partie non négligeable de la population féminine présente aussi une forme d’alopécie qui ne ressemble en rien à une calvitie masculine puisqu’elle est plus diffuse.

Elle touche également la zone donneuse et  est le plus souvent cachée avec une grande minutie et  le plus longtemps possible à l’aide d’artifices cosmétiques tels que des chignons ou des Bandanas autant esthétiques que stratégiques.

Un phénomène mortifère pour l’identité individuelle

La chute des cheveux chez une femme est vécue comme un véritable drame. Le témoignage de notre patiente est à ce titre éloquent !

L’impact est bien sur esthétique mais bien plus encore que l’aspect cosmétique il détruit le pouvoir de séduction de la femme et son sentiment de féminité, il impacte de façon durable l’image de soi avec un sentiment d’infériorité profond.

Comme le dit ma patiente  dans le film “Le vécu d’une femme” : le sentiment d’être regardé dans “les cheveux” est le signe indéniable d’être une femme moins désirable, moins sensuelle. Une femme moins en quelque sorte.

Reconquérir sa féminité et la restauration psychologique chez une femme passent par une reconstruction de la chevelure. Il s’agit donc de chirurgie reconstructrice avant tout et non pas, comme nous pouvons l’entendre, de chirurgie esthétique. Contrairement au lifting cervico facial qui vise à retendre les tissus détendus par le vieillissement, la greffe de cheveux cherche à restaurer un état antérieur.

Bien entendu la cause est invisible et difficile à identifier. C’est pour cette raison que de façon non appropriée nous parlons de chirurgie esthétique alors que le terme serait plutôt, chirurgie restauratrice.

Greffe  de cheveux : avant tout chose un diagnostic

L’Alopécie de la femme est plus complexe que chez l’homme. Les facteurs sont le plus souvent bien sur familiaux comme l’indique le mot androgénique.

Mais les pertes menstruelles peuvent induire une carence en fer, les perturbations hormonales telles que l’hypothyroïdie, le syndrome des ovaires polykystiques, les hyperplasies surrénaliennes, les carence en oligo éléments après des grossesses rapprochées (zinc sélénium), le stress familial ou professionnel sont autant de raison d’aggraver une alopécie androgénique jusque-là invisible.

A cela s’ajoute de nombreuse alopécie telles que les lupus, les alopécies de traction essentiellement chez certaines populations de femmes africaines, les lichens plan pilaires etc.

Dans un premier temps il est indispensable de stopper la chute des cheveux à l’aide de thérapies souvent très différentes avant d’envisager la greffe capillaire.

Corriger les Carences, stimuler la repousse harmoniser les fluctuations hormonales seront les éléments à traiter avant d’envisager une greffe de cheveux.

Reconstruire la chevelure nécessite obligatoirement une consultation chez votre dermatologue ou chirurgien capillaire en premier lieu. Inutile de greffer si la chute de cheveux n’est pas stoppée.

La discussion avec les patientes se placera sous le signe de la prudence quant aux possibilités de résultats. L’espoir d’une chevelure dense est inenvisageable mais pourtant même avec des résultats imparfaits le degré de satisfaction est le plus souvent extrêmement palpable.

L’intervention est vécue comme une cure de re-juvénilisation globale permettant de tourner une page psychologiquement douloureuse ou plus justement d’intégrer une image esthétique sociale plus acceptable.

Une fois tous ces facteurs analysés, nous pouvons nous pencher sur la mise en œuvre d’une greffe de cheveux pour les cas d’alopécie androgénique féminine.

Interview du Dr Bodnar : « Les greffes de cheveux ont fait des considérables progrès ces dernières années ! » 1ère Partie

 La calvitie ou perte de cheveux progresse dans la société française sur les 25 dernières années. C’est en tous cas ce que fait apparaître une étude de l’IFOP de 2015 puisque selon cette dernière, 3 français sur 4 déclarent perdre leurs cheveux. Mais ces résultats sont-ils inquiétants et qu’en est-il des progrès de la science et la médecine en la matière ?

Le docteur Martial Bodnar, spécialiste de la greffe de cheveux, se veut optimiste quant aux solutions et techniques proposées aujourd’hui pour résoudre ce vide capillaire.


 

  1. « Est-il vrai docteur que les cas de calvitie se développent en France ? »

 

Les cas de calvitie sont liés à ce que l’on appelle l’alopécie androgénique. L’alopécie a avant tout un caractère génétique. Dans ce sens, il n’y a pas Dr Martial Bodnar toulouse perte de cheveuxréellement plus de cas d’alopécie actuellement mais c’est plutôt leur sévérité et leurs précocité  qui augmentent.

Il est vrai également que les alopécies androgéniques touchent davantage les femmes. De plus en plus en plus de patientes nous sollicitent aujourd’hui pour leur problème de perte de cheveux.

Pour expliquer ces évolutions, ce qui est le plus souvent évoqué c’est avant tout la modification des facteurs nutritionnels. En effet la mise à disposition d’une alimentation très riche en sucre et en graisse augmente le taux d’hormones mâles par l’intermédiaire d’une sécrétion plus importante d’insuline.

Pour être bref cette hyper insulinémie favorise la fabrication de testostérone et d’une manière générale des androgènes. Et comme il s’agit d’une alopécie androgénétique celle-ci est aggravée.

 

  1. « A partir de quel stade doit-on ou peut-on s’inquiéter ? »

 Re-contextualisons, l’alopécie androgénique reste avant tout un problème esthétique et ne menace pas votre santé donc il n’est pas nécessaire de s’inquiéter outre mesure.

Mais il est vrai que dans une société qui donne de plus en plus d’importance à l’image, la perte des cheveux induit un retentissement psychologique.

 Il faut prendre encharge cette alopécie dès que votre image est impactée.

Lorsque le matin vous vous peignez et que vous perdez de nombreux cheveux, que la densité vous semble diminuer alors il est temps de prendre en charge rapidement cette chute de cheveux. Il ne faut pas oublier qu’une alopécie traitée rapidement est bien plus facile à traiter que lorsque le « capital cheveux » a considérablement diminué.

  1. « Dans quels cas la greffe capillaire ou greffe de cheveux est-elle indiquée ? »

 L’indication de la greffe capillaire ne se conçoit qu’après avoir mis en place un traitement médical bien conduit.

La première étape est donc toujours la prescription d’un traitement médical suite à une analyse précise de la raison pour laquelle les cheveux tombent.
Chez les hommes et les femmes le traitement est bien entendu différent.

L’homme le traitement comprend la plupart du temps du minoxidil associé à du finastéride. Chez la femme la prise en charge est différente car il existe souvent des pertes en fer  au moment des menstruations parfois associées à des problèmes de la thyroïde ou à des carences en oligo-éléments.

Une fois les traitements appliqués, on peut envisager une greffe capillaire. La greffe de cheveux est possible dès lors que la zone donneuse c’est-à-dire la zone occipitale situé à l’arrière du crâne est bien garnie

Cela permettra de redonner suffisamment de greffons pour couvrir la zone dégarnie. Il est important de bien définir ce que nous, spécialiste de la greffe capillaire pouvons proposer. Et cela ne correspond pas toujours à ce qu’un patient qui présente une perte de cheveux importante est en mesure d’espérer. Nous ne pouvons proposer en effet une grève importante que dans la mesure où la zone donneuse est très dense.greffe-cheveux-homme-avant-apres-4

 

 

Retrouvez la 2ème partie de l’interview du docteur Bodnar, ici